Le blog d'Arnaud de Brienne

Petits antidotes contre la pensée unique et pour la prévention du Sida mental

Archive for mai 2009

Cinéma-poubelle au festival de Cannes

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Charlotte Gainsbourg fait scandale. L’actrice palmée au Festival de Cannes a accepté de se mettre à nu dans le film Antichrist de Lars Von Trier qui suscite d’ores et déjà la polémique pour les scènes de sexe et de violence.

Considérée comme une actrice timide et réservée, Charlotte Gainsbourg a surpris pas mal de monde en acceptant ce rôle. “Je pensais que j’étais hyperpudique, car j’ai toujours eu d’énormes problèmes avec la nudité. Mais, pour ce film, l’impudeur était déjà tellement présente dans les sentiments que, au bout d’un moment, je ne faisais plus attention à la nudité” confie-t-elle au magazine Elle.

Son pari est d’ailleurs réussi, l’actrice a reçu une palme pour sa prestation et malgré les nombreuses critiques, l’actrice ne regrette rien.” Je me suis lâchée. C’était très agréable de ne pas se mettre de barrières. J’avais constamment peur de ne pas y arriver, mais lorsque le tournage s’est terminé, j’ai ressenti un manque”.

Charlotte Gainsbourg ne tournait pas tout, une actrice de films X s’occupait des scènes de sexe. “Durant le tournage, on alternait les scènes dramatiques, les scènes d’amour et les scènes gore. Ensuite, les acteurs de porno prenaient le relais pour faire nos doublures”.

Pour la fille de Serge Gainsbourg et de Jane Birkin, cette expérience lui aura toutefois permis de repousser ses limites. “A un moment donné, Lars m’a demandé si je voulais bien être dans un plan où l’on voyait mon visage et le sexe de l’acteur porno au premier plan. J’ai dit oui… Ensuite, il voulait que je tourne une autre séquence où j’écrase le sexe de l’acteur avec une bûche”. Il est certain qu’après avoir tourné un tel film, on ne sort pas indemne.

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Written by Arnaud de Brienne

30 mai 2009 at 8 h 26 min

Publié dans Nuisibles

Les petits oublis du film « Indigènes »

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indigenes_fichefilm_imagesfilmLe mercredi 20 mai, la chaîne FR3 proposait pour la première fois en clair le film Indigènes, de Rachid Bouchareb avec Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Sami Boujila. Ce film de propagande réalisé en 2006, le fut grâce à un financement du Maroc à hauteur de 70% qui mit aussi généreusement à disposition ses moyens militaires.

Ce film se donne pour mission de valoriser et même de glorifier les troupes coloniales et le rôle qu’elles jouèrent dans la libération de l’occupation allemande. Jusque là, rien à redire.

Dommage toutefois que le film omette totalement de mentionner les exactions et crimes de guerre commises par lesdites troupes. En effet, de nombreux témoignages font état d’innombrables viols, exactions et violences perpétrés par les soldats marocains, algériens, tunisiens et sénégalais constituant ces troupes coloniales. Dans la seule région située au nord de la ligne Gustav, un rapport estime à 3 500 le nombre de femmes et fillettes de 8 à 85 ans violées, sans compter environ 800 hommes sodomisés. Ceux qui s’opposaient au viol de leur femme ou filles étaient immédiatement égorgés. Un rapport anglais confirme tout cela et évoque même l’émasculation d’officiers allemands.

Les tristes exploits de ces « libérateurs » ont d’ailleurs donné lieu, en 1960, à un film, La Ciociara, inspiré du roman du même nom d’Alberto Moravia, avec notamment Jean-Paul Belmondo et Sophia Loren. Le film aborde la question mais d’une façon, époque oblige, qui ne peut rendre véritablement compte des scènes d’horreur vécues par les Italiens.

De plus, ces crimes de guerre ne se limiteront pas à la région du Latium nommée Ciociara mais débuteront dès juillet 1943 en Sicile, puis dans la région de Rome, en Toscane. Rien qu’à l’hôpital de Sienne, vingt-quatre fillettes de douze à quatorze ans furent admises après avoir été sauvagement violées. Partout ce fut l’horreur : à l’Elbe, Marina di Campo, Procchio, Capoliveri, Porto Longone, Portoferraio… comme le confirme un rapport du capitaine d’artillerie Francesco Castelli dont on trouve le témoignage dans le livre La Ciociara.

Pourtant, le silence de l’histoire officielle sur cette page sombre de l’histoire est exemplaire et sans faille. Selon l’historien belge, Pierre Moreau, « jamais ces tragiques évènements ne furent mentionnés dans la littérature historique de la deuxième guerre mondiale : ni dans celle de langue française, ni dans celle de langue hollandaise ou anglaise. »

Le journalise Giovanni Minoli, grâce aux témoignages de nombreuses victimes, pourra reconstituer cet épisode que l’histoire officielle n’a jamais voulu raconter.

Ajoutons que jamais non plus le général Juin qui commandait ces troupes coloniales ne condamna ces crimes de guerre pas plus que ne le fit le colonel de Gaulle qui pendant ce temps continuait à résister héroïquement… derrière le micro de la BBC à Londres.

Arnaud de Brienne

Written by Arnaud de Brienne

24 mai 2009 at 1 h 42 min

Publié dans Devoir de mémoire

On ne choisit pas sa famille

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On avait déjà les frangins condamnés pour trafic de stupéfiants et maintenant c’est au tour du beau-frère de Rachida Dati de se retrouver dans le collimateur de la justice. L’homme, âgé de 48 ans, marié à une sœur de Rachida Dati, vient d’être mis en examen le 14 mai dernier.

Ancien conducteur de bus, il a été accusé de viol par une collégienne, alors âgée de 14 ans, qu’il avait connue dans le cadre de son emploi. Les faits remonteraient à fin 2008. La jeune fille en avait finalement parlé dans son établissement scolaire. Les parents de la victime ont décidé de porter plainte.

Le beau-frère de Rachida Dati, marié et père d’au moins deux enfants, a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de résider dans l’Ain, département de ses méfaits présumés, et de rencontrer la victime ou les témoins. Pour l’instant, aucune réaction officielle de Rachida Dati. Un silence très embarrassé devant ces nouvelles frasques familiales. On ne choisit pas sa famille. En revanche les citoyens peuvent choisir leurs élus et dirigeants et on peut légitimement penser qu’un peuple a les élus qu’il mérite.

Written by Arnaud de Brienne

21 mai 2009 at 10 h 30 min

Publié dans Douce France...

France Telecom : libéralisme, privatisation et… suicides.

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En 2008, 7 employés de France Télécom se sont suicidés. Parmi eux, un technicien de l’Aube. Mis sur la touche après la restructuration de son site, Jean-Michel a fini par se jeter sous un train.

Jean-Michel avait 54 ans, il était père de trois enfants. Son domaine, c’étaient les satellites ; il était un technicien aux compétences pointues et reconnues. Depuis des décennies, il consacrait sa vie à son travail. A France Télécom. Un jour, sa hiérarchie lui a parlé de restructuration. De fermeture de son centre de Bercenay-en-Othe, dans l’Aube. Puis de maintien du site, mais avec une équipe réduite, de redéploiement du personnel au centre d’appel Orange, à Troyes. A Jean-Michel, le chef a dit :  » Il faut changer de métier.  »

Anne-Marie, déléguée syndicale SUD-Télécom, se souvient de sa bonne volonté :  » Il était très positif, il faisait preuve de ténacité. Il voulait s’adapter. Au centre d’appel, il est devenu un numéro lambda à qui on demandait de modifier jusqu’à sa façon d’être : un bon vendeur doit rapporter de l’argent, il faut entendre le sourire, le dynamisme et l’empathie dans sa voix. On exigeait de lui des pratiques commerciales qu’il ne maîtrisait pas. On l’a fait tourner dans les centres de renseignements pour qu’il apprenne.  » En vain. Alors ? Jean-Michel a posé sa candidature un peu partout : les centres techniques de France Télécom et divers secteurs de la fonction publique. Il acceptait la mobilité. Personne n’a voulu de lui. Il a perdu le moral.

 » De fil en aiguille, il a coulé  »

Anne-Marie se rappelle qu’ » il était traité comme un boulet que l’on met de côté. J’ai tiré la sonnette d’alarme, j’ai dit : +Attention, ce monsieur ne va pas bien, il faut l’aider.+ Il était possible de lui tendre la main…  » Jean-Michel s’est retrouvé au placard et  » de fil en aiguille, il a coulé « , témoigne la déléguée.  » Il a été mis en longue maladie, en attendant de passer devant une commission spécifique qui aurait pu le rediriger vers un autre métier. Mais la réunion n’a pas eu lieu et son dossier est resté ouvert pendant plus de deux ans sans jamais aboutir.  » Mercredi 2 juillet 2008, Anne-Marie était à son travail. Le téléphone a sonné. Au bout de la ligne, comme accroché à un fil menaçant de se briser, il y avait Jean-Michel et son désespoir trop lourd à porter.  » Il n’y croyait plus. Nous avons longuement parlé. Puis j’ai entendu le train, et c’était fini…  » Anne-Marie ne s’est jamais remise du choc, de l’échec :  » Il suffisait d’un geste de France Télécom… C’est un échec et c’est aussi ça qui me met en colère.  »

Dans la voiture du technicien, les secours ont trouvé des documents à l’attention d’Anne-Marie et les courriers envoyés à droite, à gauche. Tous attestaient de son désarroi.  » Il souhaitait que je passe le témoin, que je raconte son histoire. La coordination des syndicats SUD a publié la lettre qu’il m’avait adressée. C’était sa volonté.  »  » Si seulement mon geste pouvait servir à quelque chose, écrit Jean-Michel. Pardonnes-moi d’avoir baissé les bras et encore merci.  »

Isabelle Horlans
Source : France Soir

Written by Arnaud de Brienne

19 mai 2009 at 9 h 59 min

Publié dans mondialisation

Un musicien juge le rap

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Written by Arnaud de Brienne

16 mai 2009 at 17 h 51 min

Publié dans Résistances