Le blog d'Arnaud de Brienne

Petits antidotes contre la pensée unique et pour la prévention du Sida mental

Archive for juin 2010

Mark Elliot Zuckerberg, créateur de Fesse-Bouc

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En l’an de grâce 1984 naissait à New-York  un futur prodige de l’informatique, fruit de l’union d’un dentiste et d’une psychiatre : Mark Elliot Zuckerberg.

Informaticien et développeur de programmes, la légende veut que Mark Elliot Zuckerberg ait créé le fameux réseau social Facebook dans sa petite chambre d’étudiant de Harvard, en 2004. Il aurait lancé la première version du célèbre et presque incontournable site de « réseautage »  social avec l’aide de Dustin Moskovitz et quelques autres férus d’informatique. Très vite le succès du programme dépassa l’enceinte de Harvard pour conquérir de nombreux étudiants d’autres écoles. On connaît un peu la suite.

Aujourd’hui la fortune de Mark Elliot Zuckerberg, détenteur de 20% des parts de sa société, est estimée à 4 milliards de dollars et le classement Forbes 2010 l’élève au rang de plus jeune milliardaire du monde.

Véritable icône adulée en Israël, il est aussi classé au 52éme rang des personnalité les plus influentes de la planète, selon le magazine Time.

Written by Arnaud de Brienne

30 juin 2010 at 2 h 38 min

Publié dans Big Brother, mondialisation

Les dangers de Fesse-Bouc (rediffusion)

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L’article qui suit explique comment Facebook vend, en toute légalité, la vie privée de ses utilisateurs qui ont signé, pour pouvoir utiliser ce réseau, un certain nombre de conditions d’utilisation inimaginables.

J’ai déjà, sur ce même blog, publié un article sur les liens avérés entre Facebook et la CIA. Sans parler, mais c’est presque moins grave, des incidences professionnelles que peut entrainer une communication un peu trop débridée sur ce média.

On sait, en effet, qu’aujourd’hui tout DRH ou consultant en recrutement scrute les réseaux sociaux à la recherche d’informations sur les candidats à l’embauche. Un certain nombre d’indices ainsi collectés explique bien souvent, sans que le candidat n’en sache jamais rien, le refus de certaines candidatures. Ce peut être un manque de retenue ou la vulgarité, la légèreté, la manque de culture générale, des amitiés avec un salarié de la concurrence ou tout simplement le type d’amis affichés, des photos désavantageuses ou des dizaines d’autres indices jugés défavorables par le recruteur. Donc, prudence.

Comment Facebook vend votre vie privée

Facebook est sans aucun doute un formidable outil de communication : savoir avec qui sort un vieil ami, connaître les participants à tel événement, partager ses goûts musicaux ou ses opinions politiques. C’est précisément cette abondance d’information sur la vie quotidienne des utilisateurs qui fait de Facebook une mine d’or pour les annonceurs. En effet, malgré toutes les qualités qu’il faut reconnaître au site, Facebook ne se gêne pas de vendre votre vie privée !

Pour vous épargner la lecture fastidieuse des conditions d’utilisation et de la politique de confidentialité, voilà quelques extraits choisis :

“Lorsque vous vous connectez sur Facebook, nous enregistrons le type de votre navigateur et votre adresse IP. Ces informations sont collectées pour tous les visiteurs de Facebook. De plus, nous stockons certaines informations de votre navigateur en utilisant des cookies.”

Les cookies sont des informations conservées par votre navigateur qui permettent par exemple de charger une page consultée souvent plus rapidement ou d’enregistrer votre mot de passe. Facebook utilise donc les cookies pour connaître avec précision votre utilisation du site et mieux cibler les publicités.

“Facebook peut utiliser les données de votre profil sans vous identifier en tant qu’individu vis-à-vis des tiers. Ces données nous permettent notamment d’estimer le nombre de gens au sein de votre réseau qui aiment tel morceau de musique ou tel film, ou encore en vue de personnaliser les publicités et promotions que nous vous proposons sur Facebook. (…) Les publicités qui apparaissent sur Facebook sont souvent diffusées directement aux utilisateurs par des annonceurs tiers. Dans ce cas, ils reçoivent automatiquement votre adresse IP. Ces annonceurs tiers peuvent aussi télécharger des cookies vers votre ordinateur ou utiliser d’autres technologies come JavaScript et les « balises Web » (aussi connues sous le nom de 1×1 gifs) pour évaluer l’efficacité de leurs publicités et personnaliser leurs contenus”.

Toutes les informations que vous mettez sur Facebook permettent donc aux annonceurs de proposer des publicités ciblées, par exemple en fonction du sexe, de l’orientation sexuelle, de l’âge, du lieu de résidence, des opinions politiques ou religieuses, du niveau d’études, des emplois occupés, etc.

“Nous nous réservons le droit d’exploiter des informations vous concernant et provenant d’autres sources, tels que journaux, blogs, services de messagerie instantanée, développeurs de la plate-forme Facebook, utilisateurs de Facebook, pour compléter votre profil”.

Eh oui, Facebook peut vous suivre partout !

“En publiant un Contenu utilisateur sur tout ou partie du Site, vous concédez expressément à la Société (…) d’utiliser, copier, représenter, diffuser, reformater, traduire, extraire (en tout ou partie) et distribuer ce Contenu utilisateur, à des fins commerciales, publicitaires ou autres, sur le Site ou en relation avec le Site (ou dans le cadre de sa promotion), (…)  et d’en concéder des sous-licences des éléments cités.”

Cette petite phrase au langage très juridique veut simplement dire que TOUT  ce que vous publiez sur Facebook appartient à Facebook, qui peut en faire ce qu’il veut !

Beacon Ads

Last but not least, Facebook a provoqué un tollé avec son application “Beacon Ads”. Le dernier logiciel publicitaire de Facebook en date permet à des sites Internet intégrant un script de Facebook d’envoyer des informations sur les actions d’un membre de Facebook sur leur site (un achat, un jeu, etc.) aux amis Facebook de ce membre, dans leur« newsfeed », ou de mettre ces informations dans son journal sur sa page personnelle. En d’autres termes, les utilisateurs peuvent savoir ce que leurs amis ont acheté sur le web. Avec ce système les utilisateurs font eux-mêmes et malgré eux de la publicité pour toutes sortes de produits ! Fallait le faire quand même…Face à la controverse que “Beacon” a créée, il est désormais possible de désactiver cette “option” dans les paramètres de confidentialité.

Alors, toujours fan de Facebook ?

Relevé sur : facebook-danger.com

Written by Arnaud de Brienne

28 juin 2010 at 20 h 42 min

Publié dans Big Brother

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Written by Arnaud de Brienne

28 juin 2010 at 5 h 00 min

Le naufrage de l’équipe dite de France

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Nos intellectuels de l’équipe dite de France, alias « les Bleus », à défaut de briller par leurs performances sportives, font la une des journaux pour leur nullité, leurs dissensions et maintenant leur vulgarité.

Le summum de leur réflexion vient de se manifester par les insultes lancées par l’un d’entre eux à l’encontre de l’entraineur Domenech: « Va te faire enculer, sale fils de pute« . Un langage signé, fleurant bon le terroir et les traditions françaises…

Seule consolation : nous allons peut-être nous trouver (enfin) débarrassés de ces capricieux joueurs de ballon surpayés qui ont pris la mauvaise habitude de ne pas marquer le moindre but.

Written by Arnaud de Brienne

21 juin 2010 at 4 h 58 min

Publié dans Douce France...

Ma soirée cochonailles et vin rouge

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La préfecture de police a refusé aux Parisiens le droit de commémorer le soixante-dixième anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 ce vendredi à La Goutte d’Or en partageant les produits typiques de nos terroirs dans la simplicité et la convivialité.

Puisqu’il en est ainsi, je dérogerai à ma discipline d’alimentation maigre le vendredi et me ferai moi-même, ce soir, une soirée cochonailles et vin rouge (avec ou sans modération, selon l’humeur) en rêvassant à la liberté d’expression et de réunion et en essayant, le plus possible, d’oublier obscurantisme et arriération.

Written by Arnaud de Brienne

18 juin 2010 at 12 h 00 min

Publié dans Douce France...

Le grand tabou du débat sur les retraites

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Dans le débat actuel sur les retraites, non seulement on ne nous dit pas tout mais on passe à côté de l’essentiel. De généreux politiciens nous expliquent doctement qu’en raison d’un allongement de l’espérance de vie et de son corollaire, la déséquilibre financier des caisses de retraite, il va falloir travailler plus longtemps. Jusque-là, logique et certitudes arithmétiques semblent parfaitement respectées et il apparaît difficile de les contester. Mais ces braves gens omettent de nous expliquer comment et dans quelles entreprises il nous faudra rajouter ces années de cotisation puisque, en France, seuls 38 % des hommes et des femmes de plus de 50 ans sont en situation de travail (source gouvernementale). La France se situe sur ce sujet en queue de peloton de l’Europe, au 18ème rang pour être précis. Et à 58, 59 ou 60 ans, combien sont-ils encore à travailler ? Donc, on nous explique qu’il va falloir travailler au-delà de 60 ans alors que 62% des hommes et femmes ne sont déjà plus dans le circuit de l’emploi à 50 ans ! Quelle hypocrisie !

Qui travaille encore à 60 ans, hormis les hommes politiques, certains travailleurs indépendants, fonctionnaires, professions libérales et chefs d’entreprises ? Côté salariés du privé, quel pourcentage de salariés sont encore en activité à 60 ans, exceptés les représentants du personnel ? Loin des théories, chacun peut réfléchir à cette question en considérant simplement l’exemple de son proche entourage familial, relationnel et amical. Surprenant, n’est-ce pas ? C’est cela le grand absent, le grand tabou du débat sur les retraites.

Cela signifie surtout que 62 % des salariés subissent déjà aujourd’hui des retraites incomplètes, voire très incomplètes, et que reculer l’âge des retraites revient à diminuer encore, mécaniquement, le montant de ces retraites puisqu’il manquera encore davantage d’annuités aux salariés. Qui vous en parle ? Qui vous dit réellement que le recul de l’âge de la retraite ne signifie pas travailler plus longtemps dans des entreprises qui n’embauchent plus après 40 ans, mais tout simplement se retrouver avec une retraite encore plus amputée ? Car travailler plus longtemps, peut-être, mais où ? Dans quelle entreprise ?
 
C’est le grand tabou des négociations actuelles dans lesquelles chacun feint d’oublier cette donnée fondamentale pour faire semblant de croire à un rééquilibrage arithmétique des caisses de retraite par un allongement de la durée de cotisation. Rééquilibrage partiel il y aura sans doute mais ce sera par l’abaissement drastique du montant des pensions.

Written by Arnaud de Brienne

17 juin 2010 at 2 h 52 min

Publié dans économie, social

L’effondrement de l’Europe

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Les Pygmées qui gouvernent la France et ses cousines européennes depuis quelques décennies n’ont rien anticipé, rien géré, rien vu venir, uniquement préoccupés par leur cote de popularité vendue à prix d’or par de juteux organismes et leur réélection autour de l’assiette au beurre (républicaine, bien entendu).

Mais un jour ou l’autre la réalité se venge et se rappelle ainsi au bon souvenir des bonimenteurs et surtout de ceux qui les ont écoutés. Endormis par les grands média et la petite coterie qui les alimente, le citoyen lambda découvre une situation plus que difficile et un avenir bien incertain. Le système vermoulu craque de toutes parts et sa consolidation semble bien improbable mais faut-il vraiment s’en plaindre ?

Voici un article court et précis résumant assez bien une situation qui évolue rapidement vers un effondrement de l’Europe.


L’effondrement annoncé de l’Europe

Il y a vingt ans le bloc soviétique s’effondrait, non pas sous le coup d’une attaque militaire des capitalistes-impérialistes, mais sous le poids de ses propres contradictions économiques, comme eût dit Karl Marx lui-même.

Cette dislocation, inévitable au bout de deux ou trois générations, n’avait été prévue par personne, sauf par une poignée d’économistes imperturbables qui accordaient foi aux lois du marché libre.

Aujourd’hui, les mêmes lois permettent d’annoncer l’effondrement de l’Europe, la crise de l’euro en étant le signe avant-coureur.

Les marchés

On reproche souvent aux marchés leur courte vue, leur « vision short-termiste », pour employer le jargon boursier. C’est bien mal connaître ce qu’est un prix de marché, fût-il spéculatif – surtout s’il est spéculatif. Un prix, sur un marché libre, concentre en lui toutes les informations disponibles non seulement sur le présent, mais aussi sur le passé et l’avenir. En d’autres termes, moins sophistiqués, on dira que ceux qui ont de l’argent, les « riches », qu’ils soient de bons ou de mauvais riches, se soucient d’un avenir beaucoup plus lointain que ne le font des politiques, inquiets de leur prochaine réélection. Le célèbre « mur de l’argent » est un mur où s’écrit l’avenir – comme celui de Balthazar (Daniel, 5, 25) !

Or, aujourd’hui, les marchés anticipent, non pas seulement les conséquences désastreuses au jour le jour des remèdes censés hâter la fin de la crise financière démarrée aux Etats-Unis il y a déjà deux ans, mais aussi et surtout l’incapacité de l’Europe à affronter le marché mondial, handicapée qu’elle se trouve par le fardeau des dettes publiques qui ont fait un énorme bond en avant grâce aux remèdes susdits.

L’auto-destruction d’un Etat-Providence

Les « affreux spéculateurs » ont aussi mis dans leurs programmes d’ordinateurs les dettes générées par le système de retraite par répartition, dettes de plus en plus énormes et de moins en moins financées à mesure que la réforme du système est repoussée ou ratée. L’auto-destruction d’un Etat-Providence engendrant moins d’enfants et plus de chômeurs, moins d’épargne et plus d’impôts, est aussi prévisible au bout de deux ou trois générations que le fut la faillite du système soviétique, et si les politiques le nient ou le dénient, les marchés, eux, le savent fort bien et en tiennent compte.

A vrai dire, les politiques ont conscience de cette (d)échéance prochaine. Si le président de la République française se précipite au chevet de la Grèce, s’il pousse à l’instauration d’une improbable gouvernance économique européenne, si en même temps il se hâte de faire aboutir l’ultime réforme des retraites, quel qu’en soit le prix électoral, c’est pour tenter de prévenir une dégradation humiliante de la note de la France sur les marchés financiers, qui se traduirait par un alourdissement supplémentaire de la dette et une claque énorme sur le plan politique, et personnel. Combat d’arrière-garde, le dos au mur, c’est bien le cas de le dire. A moins d’un miracle sur le « front social » (retraites, marché du travail, assurance-maladie) que rien ne permet d’attendre, ou à moins qu’on ne casse le thermomètre des agences de notation, la dégradation de l’Etat français est inéluctable puisque la dette publique actuelle n’est tout simplement pas soutenable.

Ce qui vaut ici de la France peut être dit pour la plupart des Etats européens, embourbés dans les mêmes ornières.

Les grands événements historiques conjuguent le plus souvent le hasard et la nécessité : une étincelle met le feu au baril de poudre. L’étincelle, ce fut l’affaire américaine des subprime (encore un fruit de l’Etat-Providence). Le baril, ce sont des déficits publics accumulés pendant trente ans. L’explosion, nous la vivons en ce moment même, plaçant pour un long temps l’Europe aux anciens parapets hors de la compétition mondiale.

Philippe Simonnot
24/05/2010

Philippe Simonnot est directeur de l’Atelier de l’économie contemporaine et Directeur du séminaire monétaire de l’Institut Turgot.

Written by Arnaud de Brienne

3 juin 2010 at 6 h 35 min

Publié dans économie, mondialisation