Le blog d'Arnaud de Brienne

Petits antidotes contre la pensée unique et pour la prévention du Sida mental

Archive for juillet 2010

Enfin… !

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Denis est policier à la Brigade anticriminalité (BAC). Il fait partie des hommes envoyés en renfort à Grenoble où des policiers sont menacés de mort par des caïds de cité. Il a accepté de témoigner pour Le Point.fr sous couvert d’anonymat. Édifiant.

« ON SE COUCHE DEVANT LES CAÏDS »

« Nos collègues de Grenoble ont leur nom et prénom tagués sur les murs du quartier de la Villeneuve. Et la seule réponse du ministère, c’est de les mettre au repos ou de les muter. Je suis dans la BAC depuis 10 ans. Aujourd’hui, je suis écœuré. Une fois encore, on se couche devant les caïds. On nous a donné l’ordre de ne plus patrouiller en civil, de remettre nos uniformes pour ne pas être identifiés comme un flic de la BAC. C’est désastreux pour l’image. Les petits caïds se disent dans leur tête que les flics ont peur, qu’ils reculent. Parmi les policiers exfiltrés, il y a un major à deux mois de la retraite avec 15 ans de BAC derrière lui. C’est la honte. »

« DE LA CHAIR À CANON »

« On se fout de la gueule des flics, on nous prend pour de la chair à canon. Quand on pense que Sarko avait promis de karcheriser les cités ! La hiérarchie fait tout pour minimiser la gravité de la situation. Personne ne sait ce qu’est devenu l’agent de sécurité qui a failli prendre une balle. C’est l’omerta. Heureusement, l’info circule entre nous, via les portables. »

« GILETS PARE-BALLES PÉRIMÉS »

« Le 22 juillet, je me suis pointé au travail à midi. J’ai appris qu’à 16 heures je devais être à Grenoble pour une mission de neuf jours. Si tu refuses, t’es muté dans un service de merde. Alors, tu pars risquer ta peau pour 1.800 euros par mois. Mon métier, c’est de protéger les biens et les personnes. Pas de me faire tirer comme un lapin par un crevard de cité. Notre véhicule affiche plus de 100.000 kilomètres au compteur, à l’intérieur, le chauffage est bloqué. Voilà l’état de la police aujourd’hui, en tout cas de la sécurité publique, dont je fais partie. Rien ne fonctionne normalement, ni les voitures, ni les ordinateurs. Certains ont des gilets pare-balles périmés. Même nos brassards de police sont usés jusqu’à la corde, j’ai un collègue qui a été obligé de repasser au marqueur la lettre P du mot police. »

« CE N’EST PAS LES CAÏDS QUI VONT FAIRE LA LOI »

« J’entends certains dire il faut envoyer l’armée. Qu’on nous laisse agir, et ça ira très vite. Ce n’est pas une vingtaine de petits caïds qui vont faire la loi. Ces derniers jours, avec les renforts qui ont débarqué, les types se tiennent à carreau. Hormis quelques marioles qu’il faut savoir calmer. Hier, on est tombé sur un crevard de ce genre. Le type était au téléphone quand on s’est approché pour le contrôler. Je m’adresse à lui en le vouvoyant pour lui demander de mettre fin à sa conversation téléphonique, il me répond en me tutoyant : « Tu es qui toi pour me demander de m’arrêter de téléphoner. Personne ne me contrôle ici. » Il a pris direct deux pièces de cinq francs (des gifles). Après, il nous disait : « Bonjour, merci et au revoir. » Bien sûr que je me mets hors clous en agissant ainsi. Mais pourquoi devrait-on baisser la tête ? Si tous les flics agissaient ainsi, les problèmes seraient vite réglés. Pour moi, ça, ce n’est pas une bavure, c’est une démarche citoyenne. Il faut arrêter de verbaliser le citoyen lambda et s’attaquer aux caïds, aux dealers, aux braqueurs. Quand un jeune de 20 ans roule dans une X6 qui coûte 120.000 euros et qu’il ne travaille pas, c’est à lui qu’il faut confisquer la voiture sur le bord de la route. »

« SARKO NE SAIT PAS CE QUI SE PASSE »

« Il faut que la population sache que les policiers n’ont pas peur d’entrer dans les cités. Si nous n’y allons pas, c’est que nous avons ordre de ne pas y aller. Aujourd’hui, la hantise des autorités, c’est la bavure, l’émeute, l’embrasement. Mais à force de reculer, de renoncer, on arrive à des situations comme aujourd’hui. Un jour, on se réveille, c’est trop tard, c’est l’effet boomerang. Je ne crois pas que les conseillers de Sarko lui disent la vérité sur ce qui se passe. Il faudrait que tous ces délégués à la sécurité, préfets ou autres viennent tourner une nuit avec la BAC pour voir l’étendue des dégâts. On dit ici qu’un flic du Raid a eu dans la jumelle de son fusil un voyou perché sur un toit avec un lance-roquettes. Et qu’il n’aurait pas reçu l’ordre de tirer. Si j’avais été à sa place, j’aurais appuyé sur la détente. Et cela ne m’aurait pas empêché d’aller manger une pizza après. Est-ce qu’on attend qu’il pulvérise un fourgon de flic ? »

« LA PAROLE D’UN FLIC NE VAUT RIEN »

« Les flics vont se mettre à tirer. S’ils ne l’ont pas encore fait, c’est parce que la peur de perdre leur boulot est plus forte. Mais les flics en ont ras le bol. Après 15 ans de police, sans le moindre problème, je me suis retrouvé du jour au lendemain mis en garde à vue, perquisitionné à mon domicile parce qu’un crevard de cité, multirécidiviste, m’avait accusé de l’avoir agressé. Ce qui était faux. Mon service de nuit à peine terminé, je me suis retrouvé en garde à vue, puis mis en examen par le doyen des juges d’instruction. Pourtant, je suis un des flics les plus décorés de ma génération. Le doyen en question qui n’avait jamais mis les pieds dans un commissariat, ni même dans une voiture de flic m’expliquait comment il fallait que j’intervienne sur la voie publique. J’ai été suspendu durant neuf mois, privé de salaire. Je vivais avec 300 euros par mois. Si je ne suis pas mis une bastos dans la tête, c’est parce que mes proches m’ont soutenu. Au bout du compte, j’ai été relaxé par le tribunal. La parole d’un flic aujourd’hui ne vaut rien. Ni devant un jeune de cité, ni devant un juge, ni devant un élu. Le flic est un sous-citoyen. »

Source : Le Point

Written by Arnaud de Brienne

28 juillet 2010 at 15 h 45 min

Henry Ford dans le texte

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« Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin ».
« La démocratie dont je suis partisan, c’est celle qui donne à tous les mêmes chances de réussite, selon la capacité de chacun. Celle que je repousse, c’est celle qui prétend remettre au nombre l’autorité qui appartient au mérite ».
« Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise: sa réputation et ses hommes ».

Written by Arnaud de Brienne

26 juillet 2010 at 0 h 12 min

Publié dans La pensée du jour

350 Ferrari en Seine-Saint-Denis

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Allez savoir pourquoi, la Ferrari se vend très bien dans le département de la Seine-Saint-Denis, pourtant réputé pauvre et même sinistré.

Ce fait nourrit la réflexion de notre ministre de l’Intérieur :

“Quand on recense 350 Ferrari en Seine-Saint-Denis, on est en droit de se poser quelques questions.”     (Brice Hortefeux)

M. Hortefeux en est encore aux questions… espérons qu’il y apporte rapidement des réponses. S’il ne voit vraiment pas, il peut m’écrire, je lui expliquerai. Quant à son patron, il peut rapporter son Kärcher au service après-vente car, apparemment, il y à un gros problème de qualité.

Written by Arnaud de Brienne

21 juillet 2010 at 14 h 48 min

Publié dans L'énigme du jour

Le mirage des fonds de pension

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Fonds de pension : des vessies, des lanternes et des fous furieux

D’après l’agence d’infos économiques Bloomberg, la Chine, la Norvège, Singapour et le Koweït ont déjà perdu plus de quatre milliards de dollars à cause du désastre écologique en Louisiane. Mais ils ne sont pas les seuls. Le désastre fait tache d’huile chez tous les actionnaires de fonds de pension qui misaient sur la redistribution généreuse de dividendes de la BP en oubliant que cela était possible grâce aux impasses faites sur la politique de sécurité environnementale pratiquées par le pétrolier britannique une fois qu’il avait décidé de « garantir » un sixième des revenus des retraités.

Et voilà que la City, mais aussi les retraités, le gouvernement mais aussi l’opposition travailliste, se mettent à blâmer le président américain qui, par sa politique « le pollueur sera le payeur », « s’attaque aux plus démunis, aux retraités, aux petits investisseurs » qui comptaient, pour arrondir leur retraite misérable voir inexistante, aux quelques sept milliards de livres de versement de dividendes du pétrolier. Le titre du Daily Telegraph (10/6/2010) résume la situation : « Barack Obama tient sa botte à la gorge des retraités britanniques ».

Bien entendu, le journal, fervent défenseur du libéralisme sauvage, s’arrête là.

On est hélas habitués à un monde ou le marché distribue les profits et fait payer par les Etats les pertes. (Quitte à les accuser juste après d’être des dépensiers frivoles). On est hélas habitués à subir ses analystes qui exigent, avec la cadence d’un métronome à grande vitesse, la privatisation des retraites, des entreprises stratégiques (énergie entre autres), qu’elles envoient ensuite aux tartares de la faillite (Californie, Grande Bretagne, etc.). On est hélas habitués à voir, et de plus en plus, des millions de retraités dépendant des résultats des financiers, résultats qui se font en déconnexion absolue avec le monde tel qu’il est. Financiers qui exigent en même temps (et le prennent en compte pour leurs « évaluations ») une modernisation des Etats aux frais du contribuable (routes, chemins de fer, aéroports, systèmes d’assurances, éducation, etc.) et, en même temps, leur paupérisation, voir leur extinction (baisse d’impôts, privatisations dans le domaine de la sécurité, de la poste, de la défense nationale, du contrôle des aéroports, etc.).

Le marché s’offusque qu’on lui demande des comptes, il se croit le seul à pouvoir évaluer (les autres et lui-même). Juge et partie, roitelet irresponsable, enfant gâté exigeant qu’on lui rachète chacun des jouets qu’il casse, en lorgnant parallèlement sur ceux de son voisin.

Pour revenir au désastre écologique qui, très logiquement dans ce système irrationnel, devient un désastre des pensions, nos retraités à qui on a vendu une pérennité de revenus grandissants, non seulement n’auront pas leurs dividendes mais ils sont techniquement solidaires de BP. En d’autres termes, ils assument aujourd’hui une baisse d’un tiers du capital de la compagnie, et demain, sans doute, ils paieront ses pertes. Ils seront aussi les dindons de la farce au cas d’une reprise par une autre compagnie pétrolière qui exigera, pour l’achat, une minimalisation des créances. Et si la faillite de milliers d’épargnants et de retraités n’est pas suffisante, l’Etat mettra la main à la poche.

En conséquence, les travailleurs anglais (mais pas seulement) se trouvent dans une situation surréaliste : ils s’obligent solidaires non pas des victimes du raz de marée pétrolier en Louisiane mais de ceux qui l’ont provoqué. En espérant de la sorte pouvoir manger demain. C’est pourtant mal barré : chaque baril déversé sur le golfe du Mexique coûte plus qu’une pension mensuelle dorée (4 000 euros). D’autant plus que BP est entrain de perdre beaucoup plus à la bourse (un tiers de sa valeur) que ce que lui coûtent effectivement les mesures anti-pollution engagés et le dédommagement des victimes. Jusqu’où ira la logique prédatrice de l’immédiat ?

Source : Agora Vox

Written by Arnaud de Brienne

13 juillet 2010 at 10 h 31 min

Publié dans économie, Divers

Allègement du blocus de Gaza

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De l’humour, du vrai
Le site de Dominique Goubelle vaut le détour

Written by Arnaud de Brienne

13 juillet 2010 at 1 h 44 min

Publié dans Humour

On ne choisit pas sa famille…

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Le Canard enchainé a épinglé la ministre Fadela Amara pour son logement de fonction de 120 m2 qu’elle n’occupe pas et qu’elle prête (avec le personnel qui va avec) à des membres de sa famille, pour quelques jours ou quelques mois. (elle garde son HLM de 50m2 dans le 13ème, à 700 euros alors qu’elle gagne plus de 11 000 euros, mais bon ne soyons pas mesquins). Parmi ses membres, plusieurs de ses frères.

A propos de ses frères, on se souvient que l’un d’eux, Hassein Amara avait assassiné un bijoutier lors du braquage d’une bijouterie. Certes, chaque famille a ses petits problèmes mais, braqueur et meurtrier, pour un frangin de ministre, ça fait un peu désordre quand même…

Le 14 février 1984, le bijoutier André Baster et sa femme Marie-Louise rentrent chez eux, à Joze, une commune située dans le Puy-de-Dôme, et se font braquer par trois hommes cagoulés et armés. Quelques instants plus tard, le propriétaire de la maison est assassiné d’un coup de feu. Le cambrioleur qui a tiré n’est autre que Hassein Amara, 23 ans, le frère aîné de Fadela. Sept ans plus tard, le 11 octobre 1995, Hassein Amara est condamné à seize ans de prison.

Durant son incarcération, sa carte de séjour arrive à expiration et commence alors une nouvelle quête pour Fadela : réussir à lui obtenir un titre de séjour. Par ailleurs, une rumeur circule sur un éventuel stage de Hassein Amara dans un ministère mais elle reste pour le moment à vérifier.

Mais est-ce plus grave que la libération par François Mitterrand, un certain 14 juillet, du frère de Jack Lang auteur d’un meurtre dans un café de Nancy dans les années 80 ? Ah la famille !

Written by Arnaud de Brienne

7 juillet 2010 at 8 h 53 min

L’Europe vue de Chine

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Une vidéo nous apprend comment les Chinois analysent le déclin de l’Europe. C’est concis, précis, sans fioritures et cela n’a pas l’air de les peiner, c’est le moins qu’on puisse dire.

Cour d’économie du Vénérable Professeur Kuing

P.S : cette vidéo est évidemment un montage et la traduction n’a sans doute rien à voir avec ce qu’échangent ces braves ressortissants de l’Empire du Milieu… mais ce n’est pas mal trouvé et ce qu’on leur fait dire est tellement vraisemblable…

Written by Arnaud de Brienne

4 juillet 2010 at 7 h 49 min

Publié dans mondialisation