La presse et les hommes politiques s’étaient alors déchaînés contre une agression homophobe forcément commise, actualité oblige, par des proches du mouvement « La manifestation pour tous » de Frigide Barjot ou du Printemps français. Dix jours après la transmission des informations précises aux enquêteurs, le Parquet de Paris affirmait froidement ne disposer d’aucun nom de suspect, ni d’aucune image. « Nous ne comprenons pas pourquoi ces interpellations ont pris autant de temps » s’étonne l’informateur… Eh bien, répondons à ce citoyen exemplaire mais peu au fait des pratiques médiatiques que ce mensonge n’avait d’autre but que de maintenir le plus longtemps possible le mythe de l’agression menée par des opposants au mariage gay. Laisser cinq mois en liberté les agresseurs parfaitement identifiés permettait de laisser s’installer le mensonge avant que l' »opinion publique » n’oublie et n’en avale d’autres.

Les trois jeunes majeurs – qui n’ont rien, mais alors vraiment rien à voir avec le mouvement anti-mariage pour tous… – ont été mis en examen pour violences en réunion et en raison de l’orientation sexuelle. Deux d’entre eux ont été écroués vendredi dernier.  Quant au mineur il aurait été laissé en liberté.

Voici encore un bel exemple de mensonge médiatico-politique comme on peut en relever plusieurs fois par semaine.