Le blog d'Arnaud de Brienne

Petits antidotes contre la pensée unique et pour la prévention du Sida mental

Archive for octobre 2013

La préférence familiale

A la SNCF, 26 comités d’établissement gèrent les activités sociales et culturelles pour l’ensemble des salariés, chapeautés par un Comité central d’entreprise. Parmi les quatre principaux dirigeants de ce Comité central nous retrouvons une certaine madame  Muriel Thibault, épouse à la ville d’un certain Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT de 1999 à 2012.

 Elle se trouvait épaulée dans ses fonctions sensibles par les deux fils Thibault, sans doute héréditairement enclins à œuvrer pour le bien-être des salariés et fort opportunément recrutés pour cette opulente sinécure. Si ce n’est pas de la lutte pour l’emploi et le pouvoir d’achat, je n’y connais rien. Une enquête minutieuse a cependant révélé un nombre impressionnant de prestataires et fournisseurs sélectionnés sans le moindre appel d’offres et pratiquant allégrement une surfacturation d’autant plus aisée qu’elle n’était soumise à aucun contrôle de gestion, si vous voyez ce que je veux dire. Tout cela, bien entendu, au nom de la très chère paix sociale et sans doute de l’intérêt des salariés, tout au moins de quelques-uns.

Loin d’être récompensés, les courageux élus ayant évoqué ces anomalies graves, pour le dire poliment, ont subi un harcèlement moral destiné à les faire craquer et donc disparaître. Quant au contrôleur de gestion, il a purement et simplement été licencié de manière expéditive et abusive pour avoir simplement dénoncé l’opacité de comptes qu’il ne demandait qu’à vérifier, dans le cadre de sa fonction. Un témoin gênant de moins. Ces représailles radicales illustrent clairement le climat mafieux entourant la gestion d’un certain nombre comités d’entreprises dans lesquelles des élus peu scrupuleux brassent, sans le moindre contrôle sérieux, des sommes d’argent considérables. Bien sûr, il convient de ne pas généraliser mais la multiplication de ce genre d’affaires dans les grandes entreprises devrait quand même amener à au moins s’interroger…

Written by Arnaud de Brienne

23 octobre 2013 at 11 h 24 min

Publié dans Grandes âmes

Qui faisait « la chose » avec Denis Gautier-Sauvagnac ?

Jusqu’au bout, Denis Gautier-Sauvagnac qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris, le mercredi 10 octobre dernier pour abus de confiance et travail dissimulé aura tu les noms des heureux bénéficiaires des largesses de l’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie (UIMM) envers des responsables syndicaux de haut niveau. Mais hormis le juge, et encore, quelqu’un souhaitait-il réellement que le prodigue mécène se mette à table et balance les noms des syndicalistes peu scrupuleux ?

Au milieu des années 90, alors qu’il allait recevoir son titre de délégué général de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac avait appris l’existence d’une importante caisse noire destinée à « encourager certaines personnes du monde social« , encouragement se limitant dans les faits à la remise discrète d’importantes sommes d’argent en liquide dans des enveloppes ou sans doute des mallettes, selon les sommes en question. Il s’agissait notamment de « fluidifier le dialogue social » comme il a été révélé à l’époque de la révélation du scandale. Qu’en termes galants ces choses là sont dites, alors qu’il ne s’agit ni plus ni moins que de pratiques mafieuses d’extorsions de fonds en échange d’une moindre agitation sociale ou d’une annulation de grève ou l’autre. Cela s’appelle du racket ou, en français, du chantage, si journalistes et hommes politiques ne craignaient pas de nommer les choses pour ce qu’elles sont au lieu de se complaire dans un langage tiédasse à force d’être édulcoré.

Le premier des corrompus que reçut Gautier-Sauvagnac lui lança à brûle-pourpoint : « C’est donc vous, Monsieur, que l’on vient voir désormais pour la chose ».  Rassurez-vous, « la chose », ce n’est pas ce que vous pensez et le sieur Gautier-Sauvagnac ne s’adonnait apparemment point à la bagatelle avec les peu scrupuleux présumés défenseurs des salariés. Point de pieds au mur, ni levrette ou de brouette… Seule la position du Kamasutra dite « l’offrande secrète » pourrait prêter à confusion, mais rassurez-vous il n’en est rien. En fait « la chose » consistait à soulager la bourse de l’UIMM de quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros – entre 30 000 et 100 000 euros par semaine, quand même… -, en petites coupures au profit de syndicalistes faisant miroiter en échange un climat social plus serein et la perspective de quelques signatures d’accords concédées à l’issue de simulacres de débats et confrontations. Les interlocuteurs pratiquaient sans doute leurs petites cochonneries dans de discrets bureaux à moins que ce ne soit dans des endroits publics. Sur ces précisions aussi, Gautier-Sauvagnac est demeuré d’une discrétion de violette.

Bourré de scrupules, Denis Gautier-Sauvagnac a déclaré au cours de l’audience : « Je souhaiterais alléger le fardeau de ma conscience qui pèse depuis six ans sur mes épaules. Si je m’en suis abstenu et si je continue à m’en abstenir (de donner des noms.NDLA), c’est pour ne pas impliquer dans cette affaire des organisations qui participent à notre vie sociale, avec le désordre qui en découlerait. Des personnes honorables (sic) seraient ainsi désignées à la vindicte publique. Donner des noms, alors que pendant quinze ans, j’ai travaillé à la paix sociale de notre pays, noué des relations de confiance avec des interlocuteurs de tous bords, ne serait conforme ni à mes traditions, ni à mes valeurs…. « .

Les valeurs de Monsieur Gautier-Sauvagnac se seront quand même élevées à près de 18 millions d’euros retirés en espèces et sans aucun contrôle de qui que ce soit, entre l’année 2000 et 2007 – ce qui représente un fameux nombre de valises ! – au profit de ses indélicats correspondants.

Written by Arnaud de Brienne

13 octobre 2013 at 13 h 23 min

Publié dans Grandes âmes, politique, social

La réflexion du jour

« Quand on sait ce qu’on sait, quand on voit ce qu’on voit, on a raison de penser ce qu’on pense ».

Written by Arnaud de Brienne

13 octobre 2013 at 7 h 44 min

Publié dans La pensée du jour

Mais qui sont ces vaillants bricoleurs du dimanche ?

Article relevé sur Liberté politique

Qui se cache derrière les « Bricoleurs du dimanche? »

« Qui se cache derrière les images des manifestants diffusées dans les JT ? » C’est la question que Thomas Hugues s’est posé dimanche dernier 6 octobre dans Media Le Mag sur France 5. Dans la semaine, « Les Bricoleurs du dimanche », collectif des salariés de Castorama et de Leroy-Merlin, avaient manifesté pour continuer à travailler le dimanche. Banderoles, pancartes, slogans huilés.

AVANT TOUT LE MONDE, Twitter avait rapidement senti et dénoncé la manipulation. Le reportage d’à peine cinq minutes confirme la manœuvre des grandes enseignes du bricolage : qui souffle ce très ambigu « Touche pas à mon dimanche ! » (où l’on constate que le mot « travail » n’est même pas écrit…) ? Le dossier de Media Le Mag va se présenter comme une comédie en deux actes.

Acte Ier
La scène

Thèse. La journaliste commence par planter le décor, « près de Matignon », et rappelle le contexte : « Le dimanche précédent, plusieurs magasins ont ouvert le dimanche malgré l’interdiction de justice déclenchant la tempête politico-médiatique dominicale. »

Puis se succèdent  les images des réactions de personnalités du gouvernement : Hamon « Une décision de justice, ça s’applique », Cazeneuve « Moi, je crois au dialogue social », Sapin « Le dimanche, c‘est un jour de repos », Touraine « Il faut trouver le chemin d’un compromis ».

La journaliste poursuit : « Face à la cacophonie du gouvernement, les salariés ont décidé de lui imposer un bras de fer  médiatique. » Le mercredi 2 octobre, jour de la manifestation, « tous les journalistes avaient répondu présents ».

Acte IIe
Le public

Antithèse. S’avance sur le devant de la scène un soupçon. Le mouvement des Bricoleurs ne pourrait pas être tout  fait « spontané ». À preuve, depuis sa création, une agence de com’ s’active auprès de lui, « Les Ateliers Corporate ». L’Agence est – nous apprend-on  – payée par les directions de Leroy-Merlin et Castorama, s’attache aux pas du collectif « au jour le jour » comme en ce mercredi 2 octobre.

Sur place, il y a « le directeur de l’Agence et celui qui coordonne le mouvement ». La journaliste a vite repéré celui qu’elle nomme le « souffleur ». « Vous servez à quoi là aujourd’hui ? » « À rien ! »,  a-t-il le culot de répondre. Notre reporter ne désarme pas et revient à la charge : « Pourquoi vous êtes là ? » Le communiquant n’a pas envie de répondre. Mais il se ravise, et quelques pas en arrière plus tard, lâche : « On les aide pour que les médias s’en occupe. »

Distribution
Le premier rôle

Mais la tâche des communicants ne va pas s’arrêter là. Ces experts vont « orchestrer en coulisses les négociations avec le conseiller dépêché par Matignon ». Entre temps, zoom sur le premier rôle de cette pièce de boulevard, le porte-parole Gérald Fillon : « C’est lui qui est chargé de motiver les foules et de donner les mots d’ordre. »

Le spectateur entend clairement au passage de la bouche de ce porte-parole quelques contrevérités comme celle-ci : « Ça ne sert à rien qu’il y ait une commission, car il y en a déjà eu plein. » (Ah oui ? Combien de rapports à part celui de 2007 rendu par Jean-Claude Bailly ? Combien d’études d’impact, comme se tue à réclamer la CFTC ?)

On apprend surtout que Gérald Fillon a été « désigné porte-parole lors d’une réunion organisée par l’agence en décembre 2012, qu’il est en rapport constant avec les communicants ». Question de la journaliste : « Concrètement est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi ils vous aident ? » Réponse de Gérald Fillon : « En rien. Peut-être à parler, à gérer les mots qu’on peut dire devant les médias. »

Notre journaliste jubile : « Et ça marche : le collectif peut marcher jusqu’à l’entrée de Matignon ! » Le spectateur suit derechef Gérald Fillon haranguant ses troupes : « On est reçu à Matignon ! » La journaliste conclut : « Eh oui… L’image de la négociation est bonne pour tout le monde, manifestants et gouvernement. » Les médias sont « admis dans le périmètre de sécurité » et vont suivre Gérald imposant les slogans.

Mais les journalistes ne sont pas dupes et se lancent dans des questions plus dérangeantes, celles de l’instrumentalisation par la direction des magasins de bricolage. Réponse de notre porte-parole : « Ça remonte tout le temps à la surface et ça ennuie toute le monde ! » « On est en phase avec la direction, aujourd’hui, le monde a changé, on peut travailler en harmonie avec son employeur. » « L’argument phare du collectif » est lancé. « Alignés avec la direction mais pas manipulés ! »

Interrogeant celui qu’elle désigne patron de l’agence de com’, la journaliste se voit renvoyée par un « Pas du tout » sec. L’homme répond qu’il n’est « personne » ! Il parlera quand il sera temps de parler. Ses reproches fusent : « Vous déportez le sujet, vous savez les gens qui sont contre et je n’y tiens pas. »

Épilogue 

Le sujet n’est pas loin d’être bouclé. Conclusion ? « Dans les médias, la visibilité est bonne. Peu de reprises presse mais des radios et des télés. Le message est passé : « On ne fait pas la manche. On veut le dimanche » !

Que retenir de tout cela ? Que ce soit sous un gouvernement dit de droite, que ce soit sous un gouvernement dit de gauche, le repos hebdomadaire donné à tous, le dimanche est en péril. Les coups de boutoir se font de plus en plus sévères. Les stratégies deviennent de plus en plus retorses. 

Contrairement à 2009, où elle était dans l’opposition, la gauche a l’air de capituler et n’est pas loin de laisser la digue céder. La synchronie d’un même jour de repos procurant des bienfaits sociaux patents a du plomb dans l’aile. Nos postmodernes passionnés de liberté individuelle ne voient pourtant pas qu’ils sont en l’espèce les alliés de leurs propres fossoyeurs ! Si le dimanche devient un jour comme un autre comme ils veulent l’imposer, il n’y aura alors à terme ni volontariat ni compensation. Une logique où il ne restera que les yeux pour pleurer ! H.B.

Ici le lien pour visionner l’émission en pluzz jusqu’à dimanche 13 octobre. Curseur 41’11.

http://www.france5.fr/emissions/medias-le-magazine/videos/89926993

et

sur le site du Collectif des Amis du dimanche, rubrique Carabistouilles.

Article relevé sur Liberté politique

Written by Arnaud de Brienne

12 octobre 2013 at 19 h 27 min

Publié dans Désinformation

L’abject hommage de Laurent Fabius au général Giapp

L’ignominie c’est encore et toujours maintenant. Les propos de Laurent Fabius pour saluer la mort du général Giapp, ancien dirigeant de l’armée viet-minh et à ce titre ennemi de la France en son temps, et de leurs alliés vietnamiens ont de quoi révolter. Je n’entends pour l’instant aucun officier, supérieur ou non pour clamer son indignation. Rien n’obligeait en effet l’actuel ministre des Affaires étrangères à « saluer avec émotion le décès du général Giap… Un grand patriote vietnamien, aimé et respecté par tout son peuple… ». Ce qui est évidemment totalement faux.

Giap fut un bourreau pour son peuple, responsable de la mort, dans des conditions épouvantables de centaines de milliers de Vietnamiens, notamment catholiques ou membres d’ethnies minoritaires. Le vainqueur de Dien Bien Phu fut aussi un responsable du sort de dizaines de milliers de soldats français, qui sont restés prisonniers des années dans les camps de la mort communistes viet,, dans des conditions abominables et avec un taux de mortalité proche de cent pour cent.

Beaucoup de ces camps, tel le camp 113 du traître Boudarel, étaient simplement des camps d’extermination où les détenus mouraient dans les mêmes proportions que dans ceux d’Auschwitz. Avec de surcroît la torture supplémentaire de devoir sans cesse louanger leurs bourreaux, comme en témoigna le colonel Weinberger, de confession juive, successivement et incroyablement rescapé des deux enfers : celui, national-socialiste, d’Auschwitz et celui, communiste, d’un camp « Giap ».

Est-cela qu’admire Laurent Fabius ? Alors qu’il le dise franchement. Grand donneur de leçons, Laurent Fabius oublie d’évoquer les ravages du communisme au Vietnam, pays d’ailleurs toujours fort peu démocratique et aujourd’hui encore étouffé par un carcan militaro-policier. Décidément, la question du respect des droits de l’homme dans le monde demeure vraiment à géométrie très variable.

La mort du sinistre Giap aura offert à Laurent Fabius une occasion de plus de cracher son petit glaviot sur la mémoire des combattants de toutes origines de l’armée française. Pauvre type.

Written by Arnaud de Brienne

11 octobre 2013 at 9 h 44 min

Mieux connaître Bilderberg pour mieux comprendre l’actualité

Vous ne connaissez pas Bilderberg ? Vous avez tort !

Pierre_HillardQui connaît en France le Bilderberg, dont la réunion a lieu du 6 au 9 juin 2013 en Grande-Bretagne à Hertfordshire ? Ce n’est pas la presse française qui risque de s’y intéresser, même si un site officiel existe. Bien entendu, des esprits chagrins vont tout de suite sortir l’arsenal des formules habituelles comme « théorie du complot », « conspirationnistes », « fanatiques », etc., à l’égard de ceux qui s’intéressent aux réunions de ses membres. Il est légitime de s’interroger sur le rôle du Bilderberg où se presse chaque année le gratin financier, journalistique et politique. Une telle concentration de puissance a obligatoirement des répercussions sur la vie du citoyen.

Comme le rappelle David Rockefeller dans ses Mémoires, le Bilderberg fut fondé en 1954 sous son égide en relation avec le très influent Joseph Retinger, très lié aux cercles mondialistes de son époque. C’est ce dernier qui joua un rôle primordial dans l’organisation du Congrès de la Haye (1948) qui permis de poser les jalons de la construction européenne. Tout en connaissant les types de sujets abordés (politique, économique, militaire…), il n’est pas possible de connaître la teneur des débats et des échanges qui animent ces réunions. Les mesures régissant ces interventions obéissent au principe de la « règle de Chatham House ». Ce think tank, équivalent anglais du Council on Foreign Relations (CFR) américain, fut fondé en 1919 par Lionel Curtis, bras droit de personnages éminents comme Cecil Rhodes et Alfred Milner, figures de proue du mondialisme anglo-saxon au tournant des XIXe et XXe siècles. C’est ce même Lionel Curtis qui prônait une organisation planétaire unifiée dans le cadre d’un « Commonwealth fédératif ». Le Bilderberg a donc repris les traditions de discrétion de Chatham House concernant les débats entre les intervenants et les décisions prises. Le peuple dit souverain peut « aller se faire voir ».

C’est le prince Bernhard des Pays-Bas (grand-père du roi Willem-Alexander) qui fut le premier dirigeant du Bilderberg. Cet homme avait un curriculum vitae qui ne semblait pas déranger outre mesure Retinger, Rockefeller et consorts. En effet, Bernhard fut un des membres actifs de l’empire IG Farben (complexe pétro-chimique) qui, dans les années 1920, comptait dans son comité de surveillance le grand banquier Max Warburg (financier de la Paneurope). Son frère, Paul Warburg, a été le fondateur de la FED (Banque fédérale américaine), le premier président du CFR, mais aussi membre de la branche américaine d’IG Farben. C’est cet empire industriel qui joua un rôle décisif dans l’arrivée d’Hitler au pouvoir puis, par la suite, dans la guerre. Comme l’a dit le sénateur américain Homer Truett Bone, le 4 juin 1943 : « Farben était Hitler et Hitler était Farben. » C’est donc dans ce milieu glauque que le prince Bernhard pataugeait. Précisons qu’il fut aussi pendant 18 mois membre de la SS (Schutzstaffel), comme l’a expliqué l’extraordinaire historien Antony Sutton 1. Complétons le CV du personnage en rappelant qu’il fut le premier président du World Wildlife Fund (WWF, institut promouvant dans sa finalité le panthéisme), fondé par Julian Huxley (premier président de l’UNESCO et eugéniste), frère de sang et en esprit d’Aldous Huxley, auteur du « Meilleur des mondes » (1931), véritable évangile du mondialisme largement mis en pratique depuis la chute du mur de Berlin.

L’action du Bilderberg est immense. Outre l’action de ses membres occupant des postes politico-financiers et journalistiques, il faut rappeler l’action décisive de l’ancien président du Bilderberg et ancien vice-président de la Commission européenne, Étienne Davignon, à l’origine du choix, en liaison avec Henry Kissinger, d’Hermann Van Rompuy comme président permanent du Conseil européen. Ce sont ces réunions qui influent sur notre quotidien et qui sont très rarement relatées par la presse officielle, à l’exception notable du journal télévisé de RTL Belgique en 2000 (voir video ci-dessous). Par conséquent, il est capital de connaître l’action de ce groupe dirigé par Henri de Castries (patron du groupe AXA) qui, pour l’année 2013, accueille des « huiles » comme Thomas Enders (patron d’EADS), Jean-Claude Trichet (patron de la Trilatérale Europe [PDF] et du Groupe des Trente), José Barroso (président de la Commission européenne), François Fillon (ancien Premier ministre), Mario Monti (ancien Premier ministre italien et ancien président de la Trilatérale Europe) ou encore Valérie Pécresse (député UMP) (Liste complète). Soyons conscients que ce sont ces instituts discrets qui agissent et martyrisent les peuples qui sont à des années-lumière de l’existence de tels groupes d’influence.

Pierre Hillard (sur Boulevard Voltaire)

Pour visionner la vidéo, cliquer ici

Written by Arnaud de Brienne

8 octobre 2013 at 7 h 57 min

Publié dans mondialisation