The Great Narrative, une guerre contre les peuples : épuisement ou repli stratégique ?

The Great Narrative, une guerre contre les peuples : épuisement ou repli stratégique ?

Analyse d’Alliance pour la France :

Le narratif imposé depuis deux ans, le « Great Narrative » lancé en 2021 par Klaus Schwab, le président du FEM de Davos, semble arriver à épuisement.

L’OMS, en décembre 2021, a déclaré qu’ « aucun pays ne pourra sortir de la pandémie à coups de dose de rappel ». Elle précise même que cette stratégie a peu de chance d’ « être appropriée ou viable ». L’organisation s’empresse de rappeler néanmoins la nécessité de vaccins qui ont un « impact élevé en matière de transmission et de prévention de l’infection, en plus de prévenir les formes graves de la maladie et la mort ». Le narratif de la mystique vaccinale demeure mais il se brouille face à l’évidence d’une contamination par Omicron qui ne distingue plus vraiment vaccinés et non vaccinés. Le professeur Raoult invité par André Bercoff à Sud Radio a observé que c’est dans les pays où l’on a le plus vacciné que l’on recense le plus de cas. Avec une couverture vaccinale de 77,6%, les masques sont toujours de sortie, les lieux de loisirs et les transports sont toujours accessibles sur présentation d’un pass sanitaire, les contaminations explosent littéralement. Le narratif conditionnant à la vaccination le retour au monde d’avant n’a plus une once de crédibilité ni médicalement ni politiquement. Des médecins vont jusqu’à dire – avec beaucoup de vraisemblance – que la vaccination fait l’épidémie actuelle. On a ainsi assisté à des retournements assez spectaculaires comme celui du Dr Martin Blachier qui évoque la fin possible de la pandémie et parle du Pass Vaccinal comme la dernière « cartouche » du gouvernement reconnaissant ainsi implicitement le caractère exclusivement politique de cette stratégie improprement appelée « sanitaire ». Au Royaume-Uni, Clive Dix, l’ancien chef de la task force sanitaire du gouvernement britannique, a préconisé un changement drastique de stratégie face à l’épidémie pour privilégier une campagne de vaccination ciblée. En Espagne, les autorités commencent à développer un nouveau protocole de surveillance et à considérer le Covid comme une maladie endémique à l’égal de la grippe. L’Autriche, pourtant fer de lance du covidisme forcéné sous la brève parenthèse du sinistre Schallenberg, a repoussé l’obligation vaccinale prévue initialement en février 2022, arguant de difficultés techniques. Les médias français, pourtant promoteurs de la politique inepte de la clique macroniste, ont opéré des reniements assez surprenants comme le coup de gueule de Laurent Ruquier peu suspect d’appartenir à la fachosphère complotiste. Les paroles outrancières d’Emmanuel Macron sur la très forte « envie » d’ « emmerder les non-vaccinés » ont certes accentué les tensions mais ont provoqué un soupçon perceptible dans la population sur le caractère sanitaire de la politique menée. On le voit : le narratif coordonné au niveau mondial commence à s’effriter.

Pourtant, deux solutions s’offrent encore à l’élite mondialisée, aux parties prenantes du capitalisme prôné par Klaus Schwab dans Covid-19, la Grande réinitialisation.

La première option est de poursuivre cette escalade covidienne selon la stratégie de Macbeth, dans une spirale incontrôlée de violence sociale, d’absurdité médicale et de déraison assumée. Dans ce cas, il s’agira d’un quadruple reniement : reniement de la nature puisque le variant Omicron est en train de donner une immunité naturelle beaucoup plus efficace qu’une « couverture vaccinale » effectuée par thérapie génique. Reniement de la science et de la médecine : un seul exemple récent, la vitamine D présentée dans un projet d’arrêté comme une substance ayant des « propriétés de perturbation endocrinienne » alors que la déficience en vitamine D favorise vraisemblablement les formes graves de Covid ! Reniement de la citoyenneté puisque la citoyenneté désormais se télécharge par QR code et se « désactive » selon un calendrier illisible puisqu’elle dépend du « schéma vaccinal » de chacun. Reniement de la cohésion nationale surtout car, comme le dit plaisamment le sénateur Alain Houpert, on passerait « du contrat social de Rousseau au crédit social » de Xi Jin Ping. Le sordide Macron est le personnage qui a cette fonction de télécharger le modèle chinois en France, manu militari.

La deuxième option est le repli stratégique. Davos abandonnerait la tactique éclair dans sa guerre contre les peuples. Dans ce cas, il s’agirait de trouver pour la France un personnage plus consensuel qui ferait passer les mêmes choses : Pass sanitaire ou vaccinal, Pass écologique, monnaie numérique. On abandonnerait ainsi l’adrénaline de l’urgence, l’activisme forcené et la précipitation de la « Start up nation » en fournissant les garanties du parti de l’ordre : tranquillité publique, morale bourgeoise, méthode progressive, logiciel idéologique progressiste. On aura reconnu Valérie Pécresse qui a toutes les faveurs du « Cercle de la Raison » comme l’a reconnu Alain Minc récemment et comme l’a anticipé Jacques Attali qui verrait bien une femme à l’Elysée. Malheureusement pour les peuples, Valérie Pécresse a de nombreux alliés objectifs dans le paysage politique français. Toutes les institutions, – Assemblée Nationale, Sénat, Conseil d’Etat, Conseil Constitutionnel – spectaculairement mises à mal par la cavalcade macroniste pourraient retrouver du lustre pour réaliser le plan mondialiste de la Grande Réinitialisation, dans le calme et le consensus. Des résistants potentiels à cette folie sanitaire se sont rangés dans le droit chemin choisissant l’option vaccinale comme Robert Ménard ou Eric Ciotti, décevant grandement au passage leurs électeurs et élargissant dangereusement le périmètre de l’extrême-centre. D’autres ne semblent pas voir le caractère politiquement structurant de cette folie covidiste et leur silence est aussi assourdissant qu’inquiétant pour la suite. Le narratif changerait certes mais la fin de l’histoire serait identique.

Dans cette séquence covidienne, Davos a en outre recueilli des renseignements précieux : en deux ans seulement, les Français, peuple historiquement amoureux de sa liberté, ont accepté de la troquer contre une place au restaurant. Ce peuple fier accepte de revêtir un masque contre toute vraisemblance sanitaire, contre tout bon sens médical. Le peuple de Descartes a réussi à croire que si deux doses de « vaccins » ne marchent pas, il en fallait une troisième. La fille aînée de l’Église a pu entendre sans vraiment broncher que la vaccination était un « acte d’amour ».

La guerre contre les peuples est évidente comme l’a montré Michel Geoffroy dans ses deux derniers livres et les élites mondialisées ne lâcheront pas le plan. Le modus operandi de cette guerre peut varier. Qu’ils persistent ou qu’ils opèrent un recul stratégique, la logique de guerre reste la même. C’est l’essence du Great Narrative. Notre rôle sera de rester politiquement vigilants car l’ennemi avance sans masque comme Macron ou masqué comme d’autres, peut-être plus dangereux encore.

Le Salon beige