Non, le passe « vaccinal » ne servira pas à rien !

Je viens de boucler un article sur le sujet sous le titre « Du passe vaccinal au crédit social » à paraitre dans le prochain numéro de la revue Synthèse nationale. Il semblerait que quelques pourcents de nos concitoyens commencent à comprendre une partie des enjeux cachés, ce qui explique la légère et provisoire inflexion observée dans plusieurs pays et, en France, uniquement dans les discours pour le moment.

Nous lisons et entendons, ici ou là, que le passe « vaccinal » serait d’ores et déjà obsolète, ne serait-ce que parce qu’il ne servirait à rien.

Cette idée, fausse, est extrêmement dangereuse. Elle entretient des illusions funestes et risque de démobiliser les personnes qui ne veulent pas de cet engin.

Bien sûr que le passe servira à quelque chose !

Les malfrats qui l’ont mis en place, ne sont pas des demeurés qui font n’importe quoi, comme cela, histoire de se distraire; ils servent des intérêts énormes et poursuivent des buts bien précis.

D’ailleurs, il n’y a qu’à s’informer auprès des promoteurs du passe, qui avouent de plus en plus impudemment leurs intentions, à commencer par le Sénat, dont des membres ont commis un rapport qui montre un bout de l’oreille.

La connexion de toutes les données

Le passe ne sera plus seulement « vaccinal » : il va devenir un instrument multifonctions, une espèce de tout-en-un du flicage totalitaire.

Il tiendra à la fois de la carte bancaire, de la carte de crédit, de la carte de sécurité sociale et de mutuelle, du titre de transport, du sésame informatique sans lequel il sera impossible d’accéder à quelque lieu que ce soit.

Il comportera notamment les données suivantes : santé (vaccinations, médicaments consommés, dépenses de soins et remboursements par la Sécu ou la mutuelle, hospitalisations, opérations chirurgicales, maladies chroniques, mutuelles privées etc); impôts (revenus déclarés; montant de l’impôt sur le revenu; déductions fiscales, avec y compris la mention des organisations, partis politiques, syndicats ou associations auxquels l’individu aura fait des dons ouvrant droit à ces déductions; taxe foncière etc); patrimoine (propriétés immobilières et mobilières, assurance-vie, actions en Bourse …); consommation (produits achetés en magasin ou sur internet; dépenses journalières, mensuelles, annuelles, par type de denrée, par saison etc); déplacements (par transports collectifs ou individuels); voyages (temps passé dans tel ou tel pays, hôtels ou campings réservés, sites visités, montant total de l’argent déboursé sur le lieu de villégiature …); crédits (par exemple, crédits immobiliers).

Une carte pour paiement numérique obligatoire

Le passe va servir aussi comme module de paiement numérique.

Ce procédé sera obligatoire. En effet, l’oligarchie cache de moins en moins sa volonté de supprimer le liquide, et ce, entre autres, pour la raison suivante : actuellement, maintes petites transactions ne permettent pas aux banques de percevoir une commission : par exemple, quand on achète une baguette de 1 euro au boulanger avec une pièce de monnaie, ni le client ni le commerçant ne versent à la banque un pourcentage sur cet euro.

Les organismes bancaires ne veulent donc plus de ce système. Aussi, le moindre règlement, même pour de très faibles sommes, sera acquitté par opération informatique, à l’occasion de laquelle et l’acheteur et le vendeur verseront des royalties à la banque. Dans le cas de notre boulangerie, le client et le boulanger seront prélevés chacun d’un certain pourcentage sur la somme de 1 euro.

Inutile de préciser que, l’argent liquide ayant disparu, les personnes qui ne possèderont pas de passe, ne pourront rien acheter.

A notre avis, le système risque de se mettre en place très rapidement.

Très bientôt (si les projets de l’oligarchie ne sont pas arrêtés net), les individus qui détiennent un passe « vaccinal » seront contraints de l’utiliser comme moyen de paiement numérique. La personne qui aura été injectée mais qui désirera obstinément régler son expresso au cafetier en espèces, ne le pourra pas. La personne n’aura alors d’autre choix que de renoncer à sa terrasse de café, tout comme elle devra renoncer à sa séance de cinéma, à la visite du musée … ou aux courses en supermarché, car le paiement numérique sera obligatoire partout, y compris dans les magasins d’alimentation.

Une société de con-sommation

Parallèlement, des programmes informatiques calculeront ce que l’individu peut ou doit acheter et consommer.

Le passe/carte bancaire empêchera certaines dépenses. Et pas seulement pour de prétendus motifs environnementaux.

Si la personne n’a plus que X euros sur son compte, la machine bloquera tout achat, autoritairement.

Si, selon l’intelligence artificielle, l’individu a déjà consommé trop de ceci ou de cela, elle empêchera toute nouvelle acquisition de ce produit pendant une certaine durée.

Toutes les données étant interconnectées (frais de santé, maladies, hospitalisations, remboursements par la Sécu ou une mutuelle, abonnement ou absence d’abonnement à un club de sport …), le programme informatique pourra décréter que la personne ne doit pas acheter de sucre, ou de produits gras, ou de viande etc.

Mais, l’intelligence artificielle ne se contentera pas d’interdire telles ou telles dépenses; elle imposera celles qu’elle calculera comme étant nécessaires.

Puisque les paiements et prélèvements s’effectueront automatiquement, c’est le programme informatique qui, d’office, effectuera tels ou tels achats pour l’individu, sans que l’avis de celui-ci soit sollicité. C’est la machine qui commandera tel produit ou tel médicament en ligne, et c’est la machine qui paiera, et l’individu n’aura qu’à se plier à cette décision.

Deux exemples, qui ne sont pas les pires :

D’elle-même, l’intelligence artificielle prendra un abonnement à une salle de fitness, sous prétexte que monsieur X en a besoin. Ce dernier sera informé postérieurement et ne pourra pas s’opposer à cette « décision » . S’il ne fréquente pas la salle, il sera tenu pour responsable des problèmes de santé qui pourraient survenir; le programme informatique refusera alors tout remboursement de soins par la Sécu et la mutuelle.

Le programme informatique décidera également si la personne doit aller ou non en cure thermale. Si oui, elle déterminera quand, où, combien de temps, dans quelle station et dans quel hôtel, quels sites touristiques doivent par ailleurs être visités etc. La machine effectuera les réservations et paiera sans même demander l’avis du curiste, qui sera juste sommé de partir à tel endroit à telle date, et prévenu que ses billets (de train, ou d’autocar) sont disponibles sur son appareil numérique.

Là encore, si monsieur X ne va pas où on lui commande d’aller, ou si, sur place, il ne se rend pas aux soins assez assidûment, l’intelligence artificielle interdira tout remboursement des frais de santé par la Sécu ou la mutuelle.

Péages à tous les étages

Le passe va également devenir indispensable pour circuler n’importe où.

Il faudra le scanner pour prendre les transports en commun et même simplement entrer dans l’enceinte du métro, du RER, des gares etc.

Ce système gangrènera une liste toujours plus étendue d’endroits : universités, écoles en général, bibliothèques, hôpitaux, routes et autoroutes, lieux de travail etc etc.

D’ailleurs, les autorités vont fortement inciter – pour ne pas dire obliger – les entreprises à installer des espèces de bornes informatiques qu’il faudra scanner avec son passe pour pouvoir entrer.

A terme, ce sont de véritables barrières qui fractionneront l’espace public, entravant la circulation des individus, d’autant que ces barrières deviendront des péages payants : à chaque passage, un certaine somme sera prélevée sur le compte de la personne.

Sous n’importe quel prétexte, le passe sera désactivé, bloqué. La reconnaissance faciale s’ajoutant aux bornes numériques absolument partout et au traçage informatique généralisé, l’individu ne pourra plus accéder au RER, par exemple, s’il n’a pas payé ses impôts ou une amende (dans le cas où son compte, déficitaire, n’aurait pas pu être prélevé automatiquement), ou s’il a été filmé dehors à 21 heures en violation d’un couvre-feu, ou s’il est allé à plus de 10 kilomètres de chez lui malgré une interdiction, ou s’il a posté un commentaire contestataire sur un réseau social, ou s’il a dépassé son quota de CO2, ou s’il n’a pas reçu une nouvelle dose de tel prétendu vaccin ou de tel prétendu médicament.

Du reste, en cas de confinement ou de couvre-feu, les passes seront programmés pour que personne ne puisse violer les interdictions de circuler; dans notre exemple, il sera impossible de pénétrer dans le métro si la station est à plus de 10 kilomètres de chez soi.

De la même manière, le compte bancaire sera bloqué, ou vidé, au moindre prétexte.

Ceux qui en douteraient, n’auraient qu’à prendre connaissance d’un [rapport récent pondu par des sénateurs et qui lève un tout petit peu le voile sur ce que l’oligarchie a prévu]url:Crises sanitaires et outils numériques : répondre avec efficacité pour retrouver nos libertés (senat.fr) .

Du passe au pace en passant par la puce

Enfin, le passe « vaccinal » n’est qu’une étape vers le puçage obligatoire. Il ne fait aucun doute qu’à peine habituées à ce passe, on contraindra les populations à se faire pucer; ceux qui refuseront, seront « désactivés » (1).

Déjà, une société suédoise a annoncé avoir mis au point un passe « sanitaire » sous forme de puce sous-cutanée.

A terme, le puçage permettra d’inoculer aux individus des substances sans même qu’ils en soient informés ou qu’ils s’en aperçoivent.

Le passe sera ainsi devenu un pace, terme hybride que nous proposons pour nommer ce passe sous forme de puce (2).

En conclusion, il serait suicidaire de croire que le passe « vaccinal » serait inutile et donc voué à disparaître rapidement. C’est exactement le contraire : les fonctions du passe seront toujours davantage étendues.

Il serait tout aussi suicidaire de penser que le covidisme est en train de se retirer au profit d’un retour aux libertés. C’est encore une idée dangereuse qui est véhiculée ici ou là : on évoque l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Autriche, l’Espagne, ou d’autres contrées, oubliant qu’elles comptent parmi les pires en matière de violations des libertés et des droits de l’Homme sous prétexte de prétendue pandémie. Sérieusement, il y a des gens assez naïfs pour s’imaginer que l’oligarchie jetterait l’éponge, tout à coup, comme cela, après avoir fait tout ce qu’elle a fait depuis plus de deux ans ? Certes, il ne faut ni décourager les résistants, ni contester que leur action ait pu, ou puisse à l’avenir, freiner la dictature. Mais, craignons la démobilisation. Il est plus que jamais nécessaire de se battre parce que l’oligarchie, qui ne renonce jamais à faire le mal, a déjà programmé les attaques suivantes.

(1) Quel mot horrible ! Mais, ô combien révélateur ! Dans ce mot, il y a l’idée que l’être humain n’est qu’une machine, et qu’on peut le mettre hors service (le tuer) aussi facilement.

(2) Nous suggérons le mot pacé pour qualifier l’individu qui détiendra un passe sous la forme d’une puce. En somme, en quelques années, nous serons donc passés des pacsés aux pacés.

SELLAMI

Les Moutons enragés