Le blog d'Arnaud de Brienne

Petits antidotes contre la pensée unique et pour la prévention du Sida mental

Archive for the ‘Big Brother’ Category

Après le scandale Cambridge Analytica, des utilisateurs de Facebook se désinscrivent en masse

La révélation de l’utilisation frauduleuse des données personnelles à l’insu d’environ 50 millions d’abonnés à Facebook par la société anglaise Cambridge Analytica et son éventuelle influence sur le résultat de l’élection américaine remportée par Donald Trump en 2016 met à mal la valeur de l’entreprise de Mark Zuckerberg.

À la perte de quelque 10 points de son action à la Bourse de New York, s’ajoute désormais la fureur des abonnés. Depuis ce mercredi, la fronde s’organise, principalement via Twitter, pour appeler à déserter Facebook. Et c’est sous la bannière #DeleteFacebook (“quitter Facebook” en Français) qu’une campagne d’incitation au désabonnement se répand comme une traînée de poudre sur le Web.

Mark Zuckerberg a présenté ses excuses à ses utilisateurs sans réussir à enrayer la crise de confiance.

 

Un grand moment : les gogos découvrent l’eau tiède

Novopress.Info

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Written by Arnaud de Brienne

24 mars 2018 at 9 h 53 min

Internet, une colonie sous administration américaine ?

La National Security Agency a installé son principal centre de stockage de données à Camp Williams dans l’Utah. Sur 100 000 m2, elle pourrait conserver entre 3 et 12 milliards de gigaoctets.

 

Initialement présenté comme un nouvel espace transfrontalier et affranchi de toute tutelle, où la liberté d’expression, d’opinion, de communication, de contestation devait trouver une caisse de résonance sans précédent à l’échelle planétaire, Internet est devenu depuis lors un enjeu stratégique.

Lu pour vous dans Conflits.

Au-delà d’un espace conflictuel de type cyberguerre, Internet est un monde beaucoup plus régulé qu’on ne le pense, où les États-Unis cherchent à régner sans partage, au bénéfice de leurs fleurons désignés par les acronymes GAFA[1] ou encore NATU[2]

Les instruments de connexion sous contrôle
« L’Internet est une extension virtuelle des États-Unis sous leur domination absolue : la loi régit le comportement dans le monde physique ; le code, dans le monde virtuel, détermine l’existence même. » Pierre Bellanger, président fondateur de Skyrock[3]

Depuis le premier réseau (né avec Arpa-net en 1969 pour relier les universités américaines entre les deux côtes ouest-est, puis préempté par l’armée américaine), dissocié de l’usage militaire en 1980, Internet a évolué au cours de ces quatre dernières décennies vers des activités civiles par la création de la toile ou world wide web (1989), avec une accélération exponentielle conduisant à la création du cyberespace.

Il convient d’ailleurs de bien dissocier le web (ou world wide web ou www), qui est un protocole de connexion (TCP et IP créés en 1974), d’Internet, qui est un réseau de connexion au web (de type infrastructure). Raison pour laquelle il existe nombre de « web », parmi lesquels ceux qui ne sont pas indexés sur le protocole www, à l’instar du deep web ou du darkweb.

L’administration d’Internet dépend de l’ICANN (ou Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) qui gère les attributions de protocoles Internet (IP), assemblages de chiffres formant une adresse informatique. Chaque ordinateur dispose d’une adresse IP qui est sa propre signature. L’ICANN enregistre également les noms de domaines des sites internet (ou DNS). Internet ayant été conçu à l’université de Californie de Los Angeles (UCLA), la gestion en a été dévolue à une société privée de droit californien dont le siège est à Marina del Rey, dans le district de Los Angeles. En tant que société commerciale, l’ICANN a été placée sous la tutelle du Département du commerce fédéral.

Pour les parlementaires Jacques Myard et Jean-Michel Boucheron: «Il est symptomatique que les États- Unis soient très ferme-ment attachés à la localisation de l’ICANN et des ordinateurs […] sur le sol américain. Le ficher mondial des abonnés et des sites internet se trouve ainsi sur leur territoire, avec de larges possibilités d’accès, soit par voie de justice, soit de manière plus discrète[4]».

Cette tutelle officielle ainsi institutionnalisée est de nos jours contestée, notamment par les BRICS qui y voient une mainmise sur laquelle ils n’ont pas d’emprise. En 2016, les États-Unis ont renoncé à la tutelle du Département du Commerce. Reste à savoir par quoi la remplacer, un organisme dépendant de l’ONU (ce que refuse Washington) ou un organisme international où figureraient les grandes entreprises du Net ?

Internet participe également du soft power américain, étant un vecteur alternatif du monde libéral, par le biais notamment des réseaux sociaux Facebook, Twitter, Linkedin… C’est pourquoi «Internet doit être considéré en conséquence non comme un outil d’influence, mais comme un outil qui démultiplie l’influence[5]».

Big data et open data
«Les Français et les Européens transfèrent massivement leurs données personnelles sur le continent nord-américain. La France fait partie certainement des premiers exportateurs mondiaux de vie privée [ . . Nous avons cédé les droits et la propriété de souvenirs, d’images, de notre passé, de nos pensées à des sociétés de services informatiques sur un autre continent régi par un autre droit, une autre langue et sur lequel la moindre procédure judiciaire est d’un coût dissuasif. » (Pierre Bellanger)

L’accès aux informations pertinentes est effectivement devenu une préoccupation majeure et, dans un monde toujours plus ouvert, les données constituent incontestablement le pétrole de notre siècle d’hyper-communication peu ou prou consentie des renseignements personnels.

Un rapport officiel américain[6] permet de comprendre comment les États-Unis cherchent à mettre en place un système qui leur permettra de préserver leur domination dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Leur objectif est d’inviter à favoriser le partage de l’information scientifique entre les chercheurs. Ce qui sous-tend que les données et les informations soient normalisées pour pouvoir être tracées, contrôlées, agrégées et utilisées à leur profit.

Il est par ailleurs intéressant de voir de quelle manière les nouveaux géants de l’économie numérique (Airbnb, Uber, Tripadvisor) fondent leur puissance sur la seule collecte de données, leur compilation puis la revente sous forme de contacts commerciaux, sans investissement en biens corporels, seulement en publicité. S’agirait-il d’une économie développée hors sol, s’interrogent certains ? Probablement pas, mais un nouveau business model où le profit va à celui qui dispose de l’information pertinente.

Ce faisant, dans ce nouveau schéma d’analyse stratégique, les compétiteurs économiques se dépossèdent — au moins partiellement — de leurs propres données commerciales au profit de multinationales du Big Data, ce qui n’est certainement pas sans risque, notamment en matière de confidentialité des secrets d’affaires des entreprises. Dans divers milieux économiques, en off, certains s’en émeuvent et réfléchissent aux dangers émergents qui en découlent.

En tout état de cause, entre Big Data et Open Data, les deux philosophies s’affrontent désormais plus que jamais, fournissant aux données collectées, analysées et restituées une valeur exceptionnelle.

Une tentative d’indépendance numérique ?
Sur ce terrain, la réplique est également venue des juges européens. Témoignant en effet d’un regain de souveraineté inespéré, la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE)[7], a rendu un arrêt infligeant un camouflet aux autorités américaines. Se livrant à l’analyse des normes en vigueur s’agissant de la protection des données personnelles, la CJUE devait trancher en regard de la Directive 95/46 aux termes de laquelle il est énoncé que chaque pays membre de l’UE doit instituer une autorité de protection des données personnelles.

De même, aux termes de l’arrêt du 6 octobre 2015, la CJUE a estimé que les États-Unis n’offraient précisément pas de garanties suffisantes quant à la sécurité des données à caractère personnel des citoyens de l’UE. Par conséquent, le « Safe Harbor » adopté outre-Atlantique en juillet 2000 est déclaré inopérant en regard des règles de confidentialité européennes érigées par la Directive 95/46. Depuis, un nouvel accord «EU-US Privacy Shield» a été rendu public le 4 février 2016. Plusieurs exceptions demeurent, et notamment celles qui renforcent les obligations de coopération en matière de corruption internationale (FCPA) et de fiscalité personnelle (FATCA).

Cette velléité d’indépendance numérique suffira-t-elle si l’on se souvient des mots du président américain Obama, prononcés en février 2015, en réponse aux accusations d’espionnage numérique après les révélations de l’affaire Snowden, énonçant avec un ascendant affirmé que les États-Unis ont créé et diffusé Internet et que par conséquent ils sont propriétaires des données qui empruntent ce réseau. En termes de domination, on ne saurait être plus clair…

Olivier de MAISON ROUGE

Lectures Françaises

Written by Arnaud de Brienne

11 mars 2018 at 9 h 45 min

Gros fou-rire à la CIA et à la NSA

Written by Arnaud de Brienne

5 novembre 2017 at 22 h 22 min

Publié dans Big Brother, Humour

WikiLeaks révèle un programme de la CIA de contrôle des webcams

WikiLeaks a publié de nouveaux documents dans le cadre de son projet Vault 7, qui contiennent des informations sur le piratage des webcams par les services secrets américains.

Le site WikiLeaks a publié le 3 août 2017 un nouveau lot de documents secrets de l’Agence centrale de renseignement (CIA) consacrée aux outils de contrôle à distance des caméras Web et de microphones.

«Aujourd’hui, le 3 août 2017, WikiLeaks publie les documents sur le projet Dumbo de la CIA. Dumbo est un outil permettant de suspendre les processus en utilisant les webcams et de corrompre tous les enregistrements vidéo qui pourraient compromettre le fonctionnement du Groupe d’accès physique (PAG, Physical Access Group)», a indiqué WikiLeaks dans un communiqué.

Le PAG est une branche spéciale du Centre de renseignement électronique (CCI, Centre for Cyber Intelligence) dont la mission consiste à gagner et exploiter l’accès physique aux ordinateurs cibles dans les opérations sur le terrain de la CIA.

Dumbo peut identifier, contrôler et manipuler les systèmes de contrôle et d’identification des ordinateurs fonctionnant sous Windows. Ce logiciel identifie les périphériques tels que les webcams ou les microphones connectés par câble ou sans fil (Bluetooth, wifi). L’opérateur peut suspendre les opérations d’enregistrement, de suivi et de détection des données vidéo ou audio.

Mark Zuckerberg protège lui meme son ordinateur avec du scotch

«L’opérateur peut supprimer et manipuler les enregistrements en créant de fausses preuves ou en détruisant des preuves réelles d’ingérence dans une opération», lit-on dans le communiqué.

WikiLeaks a publié un premier lot de documents piratés de la CIA le 7 mars dernier, promettant qu’il s’agirait de la plus grande campagne de révélation sur l’agence de renseignement. Elle comprend plus de 8.700 documents et fichiers qui étaient conservés sur un réseau interne isolé du Centre de cyberespionnage basé au quartier général de la CIA à Langley, en Virginie.

On sait ce qu’on veut qu’on sache

Written by Arnaud de Brienne

14 septembre 2017 at 20 h 29 min

Publié dans Big Brother

Voici comment consulter ce que Google sait sur vous

Google vous espionne en permanence. Voici comment consulter, supprimer et limiter cette collecte obsessionnelle de vos données personnelles.

La pieuvre américaine vous en remercie en collectant vos données personnelles via les tentacules de ses services.

Vous recherchez une vidéo YouTube: Google archive.

La puce GPS de votre smartphone Android vous localise à Paris : Google archive.

Vous vous baladez sur Facebook grâce au navigateur Chrome : Google archive.

 Ces milliers de données sont soigneusement rangées dans le tiroir à archives de votre compte Google.

Au profit de qui ?

Le cœur sur la main, l’ogre de Mountain View (États-Unis) jure ses grands dieux que cette collecte compulsive sert avant tout l’Internaute.

Le discours officiel: «Votre activité contribue à rendre votre expérience Google plus rapide, plus intelligente et plus utile.»

Oui, vous avez le droit de ricaner.

La publicité pour un expert de l’électroménager qui vous suit partout depuis que vous avez recherché sur Google des infos sur les lave-vaisselle n’est pas le fruit du hasard.

Google voit tout, entend tout. Et utilise tout, à votre profit (un peu), au sien (beaucoup).

Effort de transparence

Petite éclaircie dans la grisaille, le colosse tente de vous amadouer en consentant un effort de transparence.

Vous souhaitez découvrir tout ce que Google sait de vous ? Et éventuellement supprimer certaines données, voire limiter la collecte ?

Le géant de la recherche vient d’inaugurer une nouvelle page, limpide et fonctionnelle, pour vous faciliter la vie.

Accéder à la page Google « Mon activité »

La nouvelle page Google Mon activité est désormais le point de rendez-vous par excellence à l’heure de décortiquer tout ce que Google archive à votre sujet.

+ Cliquer ici pour accéder à la page Google Mon activité

Les yeux ébahis, vous découvrez minute par minute, heure par heure, jour par jour, l’enregistrement détaillé de vos activités au cœur des services Google.

Sont encodées vos activités et vos recherches sur: Android, Chrome, Google Maps, Recherche, Recherche d’images, Recherche de vidéos, Trajets Google Maps, YouTube.

Consulter l’historique de vos trajets

En marge de cet archivage obsessionnel, Google se fait fort d’enregistrer vos déplacements via la puce GPS de votre smartphone et/ou de votre tablette.

«Redécouvrez les lieux que vous avez visités et les itinéraires que vous avez empruntés dans l’historique de vos trajets», positive le moteur de recherche.

+ Cliquer ici pour consulter l’historique de vos trajets associé à votre compte Google

La plate-forme pousse le vice jusqu’à présenter le classement des «lieux que vous fréquentez le plus souvent».

Effacer des données archivées

Vous souhaitez éclaircir, voire supprimer, cet archivage effréné de vos données personnelles?

Soulagement, la page Google Mon activité vous en laisse la possibilité, sans vous mettre des bâtons dans les roues.

À partir de la page Google Mon activité, cliquez sur Supprimer des activités par

Limiter la collecte des données

Une fois le nettoyage de printemps bouclé, libre à vous de limiter partiellement ou autant que possible la collecte des données personnelles.

Prenez à nouveau la direction de la page Google Mon activité.

Cliquez sur Commandes relatives à l’activité

6 interrupteurs vous autorisent à activer / désactiver 6 collectes : Activité sur le Web et les applications, Historique des positions, Informations provenant des appareils, Activité vocale et audio, Historique des recherches YouTube, Historique des vidéos regardées sur YouTube.

Les moutons rebelles.com

Written by Arnaud de Brienne

13 septembre 2017 at 22 h 55 min

Il sera difficile d’être « Charlie » après avoir écouté cette émission…

Monsieur K

(Cliquer sur l’image)

Written by Arnaud de Brienne

7 janvier 2016 at 23 h 28 min

Méridien Zéro ce soir : 1984, actualité d’un roman d’anticipation

Meridien Zero 1984

Written by Arnaud de Brienne

20 septembre 2015 at 14 h 57 min