« La BCE demande aux banques de se préparer à une crise majeure » L’édito de Charles SANNAT

On y vient…. On y vient….

C’est une dépêche de la l’agence Reuters qui revient sur les dernières déclarations d’Andrea Enria, président de l’Autorité bancaire européenne. Rien de moins.

C’est dire si c’est une source aussi officielle qu’autorisée.

Voici ses principales déclarations lors d’un colloque à Bruxelles qui s’est tenu hier lundi.

« Le secteur bancaire de la zone euro est solide mais, alors qu’une récession se profile, la Banque centrale européenne (BCE)tient à ce que les établissements de crédit vérifient leurs prévisions en matière de fonds propres avant un hiver sans doute difficile ».

Vous remarquerez la formule d’usage et pour la figure de style imposée mais qui n’a strictement aucun intérêt « le secteur bancaire est solide »… bien sûr. Tout est solide tant que tout reste dans des normes et des moyennes standards. Nos systèmes gèrent uniquement les moyennes avec des écarts types relativement faibles. Tout ce qui est évènement extrême est évidemment hors moyenne et donc hors cadre et pose potentiellement de gros problèmes.

« Nous incitons les banques à mettre vraiment l’accent sur la concentration d’expositions aux secteurs qui sont particulièrement dépendants de l’énergie et vulnérables aux chocs énergétiques ».

Et oui… et des secteurs vulnérables aux chocs énergétiques il y en a un paquet. Un paquet donc d’entreprises qui risquent de faire faillite puisque les gouvernements européens ne protègent pas les sociétés avec un bouclier tarifaire. Toutes les industries, tous les métiers qui consomment beaucoup d’énergie pour produire des biens à faible valeur ajoutée vont faire faillite et cesser de travailler. C’est déjà le cas en Allemagne avec le plus gros fabricant européen de papier toilette qui a déposé son bilan. Et oui, le papier toilette cela ne se vend pas très cher mais nécessite beaucoup d’énergie, de même que toute l’industrie du verre qui va de la bouteille en verre pour le vin ou le jus d’orange jusqu’au pot de yaourt. Cela va en faire des dépôts de bilan en 2023.

« Nous demandons donc aux banques de revoir leurs prévisions de fonds propres dans des scénarios sombres, défavorables, et nous allons entamer le dialogue avec elles. »

Ici le dialogue va consister à faire passer des tests de résistance aux banques, mais aussi à augmenter leurs provisions pour « coût du risque » comme on appelle le taux de défaut dans les banques.

Mais ce n’est pas tout.

Andrea Enria a aussi parlé et évoqué les sociétés présentes dans le domaine du « financement d’immobilier commercial ou résidentiel comme dans le crédit à la consommation étaient particulièrement exposées à la remontée du coût du crédit, ce qui justifie selon lui une attention particulière ».

Et là, si vous m’avez suivi jusqu’ici, vous comprenez mieux pourquoi la Banque de France ne relèvera pas plus que ce que la formule de calcul prévoit le taux d’usure. La Banque de France sait qu’il va y avoir une crise immobilière monumentale. Elle le sait parce que c’est la BCE qui va la provoquer volontairement. Il faut donc forcer les banques à réduire massivement les crédits accordés pour éviter trop de casse.

C’est la première fois que la Banque de France agit de cette manière-là. Je pense que la crise immobilière qui arrive peut être potentiellement un véritable krach. Mais nous en reparlerons.

Enfin, Enria évoque le problème des produits dérivés. « Et puis il y a aussi le problème de l’exposition à la compensation de dérivés d’énergie, que nous avons identifié récemment ».

Je ne pense pas que ces problèmes soient majeurs, car au niveau européen il devrait être décidé une suspension de ces produits pour éviter une explosion du système financier.

N’oubliez pas que ce sont toujours les banques centrales qui créent les crises en augmentant de manière significative les taux d’intérêt. Quand ces hausses de taux se conjuguent avec une hausse des prix de l’énergie alors, la récession qui frappe les économies est toujours très forte, démultipliée même.

Une récession n’est jamais la fin du monde. Loin de là. C’est même une période bénie pour acheter des actifs pas chers et gagner beaucoup d’argent. Et à chaque crise, ce sont toujours les mêmes, les grosses banques, les gros fonds qui en profitent. Vous aussi vous devez voir cette période de crise et de récession comme une possibilité d’acquisition d’actifs. C’est pourquoi, le meilleur placement aujourd’hui est d’être en cash et d’attendre les soldes. Patiemment. Ce sera une des grandes thématiques des lettres stratégies des prochains mois !

Les Moutons enragés

La BCE l’affirme : l’argent liquide et la vie privée doivent disparaitre !

La monnaie numérique contrôlée par les banques centrales arrive

Dans l’économie numérique, l’argent liquide n’est plus un outil utile, et une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) est la « seule solution » pour maintenir le système monétaire existant, selon un nouveau document de la Banque centrale européenne (BCE).

La banque centrale de la zone euro a récemment publié un article intitulé « L’économie de la monnaie numérique de la banque centrale ». Les auteurs ont évalué les implications pour le système financier et ont examiné la confidentialité des données et les paiements numériques.

Les chercheurs ont conclu qu’une CBDC, comme un euro numérique, serait la « seule solution » pour faciliter une « continuation en douceur » du système monétaire actuel. Malgré les craintes généralisées que les CBDC limiteraient l’offre de crédit et fonctionneraient comme une force perturbatrice sur les marchés financiers, le document a rejeté ces préoccupations comme étant infondées.

La monnaie numérique est essentielle dans une économie numérique, a noté la BCE. Puisque « l’argent liquide perd de son attrait en tant que moyen de paiement efficace », une CBDC est un outil nécessaire à installer. Bien que la recherche ait identifié les inconvénients de l’instauration d’un système monétaire numérique uniforme, tels que le rythme lent des règlements, l’évolution du marché et l’adoption, le document a noté qu’une « mise à jour numérique de l’argent liquide » est cruciale pour faire progresser « le système à deux couches de monnaie publique et privée ».

En fin de compte, l’argent liquide possède « des coûts économiques importants sans avantages évidents », de sorte que « ce n’est pas structurellement « adapté » à l’ère numérique ».

L’argent numérique pourrait générer des préoccupations en matière de confidentialité, ont averti les auteurs.

Cependant, les chercheurs disent qu’il y a un « paradoxe de la vie privée »: les consommateurs souligneront l’importance de la vie privée dans les enquêtes, mais ils donneront leurs données personnelles gratuitement ou en échange de petites récompenses.

« Du point de vue de la politique publique, ces observations justifient un scepticisme accru quant à la capacité des forces du marché à atteindre des niveaux efficaces de protection de la vie privée », note le rapport.

Le journal a également rejeté les cryptomonnaies et les stablecoins, les qualifiant de « menace pour la souveraineté monétaire ». Il a accueilli le groupe de travail sur les actifs numériques du président Joe Biden pour mettre en place un cadre réglementaire pour le secteur de la cryptographie, ainsi que la myriade d’autres réglementations envisagées dans le monde entier.

« Ces propositions apporteraient de nouvelles formes de monnaie numérique dans le périmètre réglementaire et aideraient à répondre à certaines des principales préoccupations liées à la souveraineté monétaire et à la stabilité financière », indique le document.

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Une liste de 33 choses que nous savons sur les pénuries alimentaires à venir

La situation est bien pire que ce que l’on vous dit. Au cours des derniers mois, j’ai soigneusement documenté les faits qui montrent que la production alimentaire mondiale va baisser considérablement en 2022. Malheureusement, la plupart des gens ne semblent pas comprendre que les aliments qui ne seront pas cultivés en 2022 ne seront pas sur les rayons de nos magasins en 2023. Nous sommes potentiellement confrontés à une crise alimentaire mondiale sans précédent l’année prochaine, mais la grande majorité de la population ne semble pas très alarmée par cette situation. Je vous encourage donc à m’aider à diffuser cet avertissement en partageant cette liste avec autant de personnes que possible. Comme vous le verrez ci-dessous, nous disposons désormais de tellement de données qu’il est impossible de nier ce qui se profile à l’horizon.

Voici une liste de 33 choses que nous savons sur les pénuries alimentaires à venir…

#1 La récolte de blé rouge d’hiver aux États-Unis cette année « était la plus petite depuis 1963« . Mais en 1963, il n’y avait que 182 millions de personnes vivant dans cette nation. Aujourd’hui, notre population est passée à 329 millions

#2 On prévoit que la récolte de riz en Californie sera « la moitié de ce qu’elle serait au cours d’une année normale »

#3 La récolte de tomates aux États-Unis ne sera que de 10,5 millions de tonnes en 2022. C’est plus d’un million de tonnes de moins qu’une année normale

#4 Ce sera la pire récolte de maïs aux États-Unis depuis au moins une décennie

#5 Les expéditions de carottes depuis le début de l’année aux États-Unis sont en baisse de 45 %

#6 Les expéditions de maïs doux depuis le début de l’année aux États-Unis sont en baisse de 20 %

#7 Les expéditions de patates douces depuis le début de l’année aux États-Unis sont en baisse de 13 %

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Politique & Eco n°354 avec Charles Gave – La BCE impuissante contre l’inflation qu’elle a créée (vidéo 58:02)

A écouter absolument et à faire circuler le plus largement possible. L’analyste économique Charles Gave résume les défis actuels et annonce clairement les grands évènements politiques et économiques que nous ne pourrons éviter dans un proche avenir. Passionnant et inquiétant tout à la fois. (NDLA)

L’inflation avance et nous savons déjà ce qui nous attend…

Inflation : une pièce en trois actes

La baisse actuelle de l’inflation ouvre potentiellement la voie à un resserrement moindre – voire à un assouplissement – à moyen terme, ce qui entraînera une résurgence de l’inflation plus tard dans le cycle, nécessitant éventuellement un resserrement important des conditions monétaires.

Même si la baisse actuelle de l’inflation des prix à la consommation signifie que nous avons dépassé le sommet et qu’elle continue de ralentir, nous n’en sommes probablement encore qu’au premier acte d’une pièce en trois actes.

Les années 1970 sont une analogie imparfaite, mais elles ont un aspect crucial en commun avec aujourd’hui : la monétisation d’importants déficits budgétaires.

L’inflation galopante est presque toujours précédée par d’importants emprunts publics financés par la banque centrale.

Tant à la fin des années 1960 qu’au cours des dernières années, les déficits budgétaires se sont creusés sous l’effet d’une banque centrale qui pensait disposer d’une plus grande marge de manœuvre qu’en réalité, comme ce fut le cas à la fin des années 1960 et au début des années 1970.

Une fois que les conditions d’une inflation élevée sont réunies, l’économie est à la merci des « événements », qu’il s’agisse de l’embargo pétrolier arabe au début des années 1970 ou de la pandémie et de la guerre en Ukraine dans la période actuelle.

Nous sommes maintenant dans l’acte I, où l’inflation est élevée et en hausse.

Nous entrerons bientôt dans l’acte II, où un répit dans l’inflation trompe la Fed en lui faisant croire qu’elle peut lever le pied de la pédale de resserrement prématurément.

Cela ouvre la voie à l’acte III, où la croissance des prix cessera de baisser et décollera à nouveau, cette fois en atteignant de nouveaux sommets.

CPI = ICP = Indice des prix à la consommation

Mais que se passe-t-il peut-être sous la surface ? Une façon d’y réfléchir est de décomposer quantitativement l’inflation en composantes cycliques et structurelles.

Les pressions cycliques sur les prix devraient bientôt commencer à s’atténuer, faisant baisser le chiffre global. Mais, comme le montre le graphique ci-dessous, l’estimation de l’inflation structurelle est très élevée, représentant presque la moitié du chiffre global.

Si près de la moitié de l’inflation actuelle s’avère difficile à éliminer, la baisse de l’indice global due à la conjoncture ne serait positive qu’en apparence. Une fois que les composantes cycliques recommenceront à contribuer positivement, elles renforceront l’inflation structurelle plus solide, ce qui pourrait conduire l’IPC à de nouveaux sommets.

Ce serait l’acte III, et nous savons depuis l’ère Volcker comment cela doit se terminer.

Géopolitique-profonde

Comment l’Europe est poussée au suicide économique

Paru sur Moon of Alabama sous le titre How Europe Was Pushed Towards Economic Suicide

Avec l’aide active des « dirigeants » de l’Europe, les États-Unis parviennent à ruiner l’Europe.

Comme l’écrivait Michael Hudson, professeur d’économie à l’université du Missouri à Kansas City, début février, avant l’intervention de la Russie en Ukraine :

L’Amérique n’a plus la puissance monétaire et l’excédent commercial et de balance des paiements apparemment chronique qui lui avaient permis d’élaborer les règles du commerce et de l’investissement dans le monde en 1944-45. La menace qui pèse sur la domination américaine est que la Chine, la Russie et le cœur de l’île-monde eurasienne de Mackinder offrent de meilleures opportunités de commerce et d’investissement que celles offertes par les États-Unis, avec leurs demandes de plus en plus désespérées de sacrifices à leurs alliés de l’OTAN et autres.

L’exemple le plus flagrant est la volonté des États-Unis d’empêcher l’Allemagne d’autoriser le gazoduc Nord Stream 2 afin d’obtenir du gaz russe pour les prochains grands froids. Angela Merkel s’était mise d’accord avec Donald Trump pour dépenser un milliard de dollars dans la construction d’un nouveau port GNL afin de devenir plus dépendante du GNL américain, dont le prix est élevé. (Le plan a été annulé après que les élections américaines et allemandes aient changé les deux dirigeants). Mais l’Allemagne n’a pas d’autre moyen de chauffer un grand nombre de ses maisons et immeubles de bureaux (ou d’approvisionner ses entreprises d’engrais) que le gaz russe.

Le seul moyen qui reste aux diplomates américains pour bloquer les achats européens est d’inciter la Russie à une réponse militaire, puis de prétendre que la réaction à cette réponse doit l’emporter sur tout intérêt économique purement national. Comme l’a expliqué la sous-secrétaire d’État aux affaires politiques, Victoria Nuland, lors d’un point de presse du département d’État le 27 janvier : « Si la Russie envahit l’Ukraine d’une manière ou d’une autre, le Nord Stream 2 n’avancera pas ». Le problème est de créer un incident suffisamment offensif et de dépeindre la Russie comme l’agresseur.

À la mi-février, un observateur de l’OSCE avait noté que les bombardements d’artillerie des Ukrainiens contre le Donbass étaient passés d’une poignée à plus de 2 000 explosions par jour. La Russie a réagi à ces préparatifs d’attaque en reconnaissant les républiques du Donbass, en signant des accords de défense avec elles et en leur venant finalement en aide.

Peu après le lancement de l’opération militaire russe, le professeur Hudson a approfondi ses réflexions :

Les récentes pressions sur la Russie exercées à travers l’expansion de la violence ethnique anti-russe par le régime néo-nazi ukrainien du Maïdan post-2014 vise à provoquer une épreuve de force. Elle répond à la crainte des intérêts américains de perdre leur emprise économique et politique sur leurs alliés de l’OTAN et d’autres satellites de la zone dollar, car ces pays ont vu leurs principales opportunités de gain dans l’augmentation du commerce et des investissements avec la Chine et la Russie.

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La FED n’est qu’à une réunion de créer un effondrement apocalyptique du marché

Par Brandon Smith

Le taux effectif des fonds de la Réserve fédérale (EFFR) est pratiquement nul depuis longtemps. Il est un peu étrange de penser au fait qu’il y a 14 ans, la banque centrale a contribué à déclencher le krach de 2008 et que nous en subissons encore les conséquences aujourd’hui. Je n’avais commencé à écrire pour le mouvement pour la liberté que deux ans auparavant. Le temps qu’il faut pour que les catastrophes économiques se développent est bien au-delà de la capacité d’attention de la personne moyenne. En fait, de nombreuses personnes adultes aujourd’hui n’ont aucune idée de ce qui s’est passé en 2008 parce qu’elles étaient à l’école primaire quand cela s’est produit.

C’est ainsi que l’establishment est capable de s’en tirer avec les changements négatifs de notre niveau de vie national – parce que ces changements se produisent généralement au cours de décennies et presque personne ne le remarque.

Cela dit, il arrive un moment dans tout effondrement financier où le plancher est plus mince que jamais. Lorsque le prochain éboulement surviendra, il se brisera en même temps que tous les meubles. A ce stade, il n’y a pas d’effondrement lent, tout tombe d’un coup. Nous avons déjà vu ce scénario à l’oeuvre, et encore une fois, je ne pense pas que beaucoup de gens se souviennent de cet événement.

Voici ce que la plupart des gens ont oublié

En 2018, la Fed a commencé à faire allusion à l’institution non seulement de hausses de taux, mais aussi de réductions des achats d’actifs et de son bilan simultanément. Il est important de comprendre que les taux effectifs étaient proches de zéro depuis près d’une décennie et que les prêts au jour le jour bon marché de la banque centrale alimentaient l’un des plus longs bonanzas de rachat d’actions d’entreprises de l’histoire. Les rachats d’actions et l’argent facile de la Fed ont facilité un marché haussier presque sans fin pour les actions. L’absence de réelle découverte des prix et la frénésie perpétuelle étaient telles que le mantra pour les actions est devenu « Achetez le putain de creux ! ».

L’hypothèse était que la Fed allait toujours intervenir pour protéger les marchés de la chute. Pourquoi ? Parce qu’elle l’avait fait pendant plusieurs années, créant l’une des plus fortes hausses du Dow et du Nasdaq de tous les temps. Pourquoi feraient-ils quelque chose de différent ? Mais, en 2018, pendant une courte période, nous avons été témoins de ce qui se passerait si la banque centrale retirait le bol de punch et ça na pas été joli joli.

À l’approche de la mi-2018, la Fed a commencé à relever les taux et à réduire son bilan de manière plus agressive. Nous avions assisté à de petites hausses de taux intermittentes depuis 2015, mais celles-ci n’avaient pas coïncidé avec des réductions d’actifs ou des changements dans les prêts au jour le jour accordés aux grandes banques et aux entreprises. Les marchés ont immédiatement commencé à se retourner plus que nous ne l’avions vu depuis un certain temps, les prix de l’essence ont bondi et la courbe des taux s’est aplatie après une hausse des taux d’à peine 50 points de base. Il n’en fallait pas plus pour provoquer une panique chez les investisseurs.

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Nous nous rapprochons de la phase 2 du plan – Egon Von Greyerz : « L’année 2022 sera la première d’une longue série d’années au cours desquelles le monde connaîtra la plus grande crise financière et économique de l’histoire. »

Il semble que 2022 sera l’année pendant laquelle l’empire américain se désagrègera plus rapidement que quiconque aurait pu l’imaginer. Les empires ont besoin d’un leadership fort mais élire un président octogénaire faible correspond à l’image d’un empire qui s’effondre.

Alors que le monde est au bord d’un conflit géopolitique majeur qui a de fortes chances de se transformer en guerre, les États-Unis n’ont certainement pas l’homme d’État qui pourrait les faire sortir victorieux.

Poutine a mis les États-Unis dans une situation délicate avec l’Ukraine et il est peu probable que Biden obtienne le soutien de Scholz, le chancelier allemand, ou du président Macron.

Les États-Unis ont une peur constante de la Russie et cherchent désespérément à conclure des accords de défense avec de nombreux pays limitrophes de la Russie. La relation de l’Europe et de l’Union Européenne avec la Russie est plus complexe, notamment en raison de la forte dépendance européenne à l’énergie russe et en particulier du gaz. L’Allemagne, par exemple, dépend de la Russie pour 60 % de son gaz naturel. Alors que l’Allemagne est en train de fermer sa dernière centrale nucléaire, elle devient totalement dépendante du gaz russe et il est donc très peu probable qu’elle se mette Poutine à dos.

Ainsi, l’Allemagne ne se rangera pas du côté des États-Unis contre l’Ukraine et Macron comme d’habitude, prend des airs de ne pas savoir quoi faire.

Poutine ne peut s’empêcher de penser à ce qu’il s’est passé pendant la révolution de Maïdan en 2014, lorsqu’il y a eu un coup d’État, prétendument soutenu par les États-Unis, pour chasser le président ukrainien de l’époque, Ianoukovitch, et installer un régime favorable aux américains.

TROIS TENTATIVES RATÉES D’INVASION POUR CONQUÉRIR LA RUSSIE

Il y a eu trois grandes invasions de la Russie / Union soviétique dans l’histoire. La Suède au début des années 1700, Napoléon au début des années 1800 et l’Allemagne dans les années 1940. À chaque fois, la Russie a bénéficié d’hivers très rudes, et d’une tactique consistant à faire battre en retraite les troupes et à brûler les villes derrière elles. Ainsi, les ennemis n’avaient plus de provisions et de nombreux soldats mouraient de faim ou de froid. Durant les combats finaux, les Russes faisaient face à des soldats faibles et considérablement affaiblis. Par conséquent, ils sont sortis vainqueurs de chacune de ces grandes invasions.

Depuis que le rois suédois Karl XII a perdu la bataille de Poltava en 1709 contre le Tsar Pierre le Grand, l’empire suédois, qui dominait alors le nord de l’Europe, a progressivement décliné. Depuis ce temps, la Suède a toujours craint les Russes. La carte de l’Europe et de la Russie aurait pu être très différente si le jeune roi Karl avait été victorieux.

LES CONFLITS RUSSO–UKRAINIEN OU SINO–TAÏWANAIS VONT-ILS DÉCLENCHER L’EFFONDREMENT ÉCONOMIQUE ?

L’avenir dira si la Russie envahira ou non l’Ukraine, mais les signes sont de mauvais augure. La Russie n’a jamais sérieusement envahi l’Europe occidentale (excepté pendant la Seconde Guerre mondiale pour stopper les Allemands) mais elle a surtout tourné son attention vers l’Est et le Sud-Est. Les ambitions de Poutine sont clairement de recréer progressivement l’ancien empire russe.

L’invasion potentielle de l’Ukraine, même sans violence, est susceptible d’avoir un impact majeur sur le monde. Ce qui rend une telle invasion plus probable, est que la Russie considère historiquement l’Ukraine comme faisant partie de son empire.

La situation entre la Chine et Taïwan est très similaire. La Chine considère que Taïwan lui appartient et une invasion chinoise ne serait pas une grande surprise.

C’est la réaction des États-Unis et du reste du monde à l’une ou l’autre de ces invasions potentielles qui déterminera s’il y a un risque de guerre mondiale. Mais le jugement de Poutine sur les États-Unis semble correct, à savoir que les États-Unis sont un pays aux dirigeants faibles, à l’armée affaiblie et en faillite économique. Certes, les États-Unis disposent d’un arsenal nucléaire massif, mais il est aujourd’hui peu probable qu’il soit efficace contre un système de missiles russe largement supérieur.

Une guerre est toujours dangereuse pour l’économie mondiale et la situation géopolitique. Dans un monde financièrement et moralement en faillite, même une invasion russe ou chinoise sans violence majeure pourrait suffire à faire imploser les bulles mondiales de la dette et des actifs.

UNE ÉCONOMIE MONDIALE FRAGILE SUR LE POINT D’ÉCLATER

La fragilité de l’économie mondiale devrait être évidente pour tout observateur qui prend la peine de regarder.

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Une prophétie auto-réalisatrice : Effondrement systémique et simulation de pandémie

Un an et demi après l’arrivée du virus, certains ont pu commencer à se demander pourquoi les élites dirigeantes, habituellement sans scrupules, ont décidé de geler la machine à profit mondiale face à un pathogène qui cible presque exclusivement les improductifs (plus de 80 ans). Pourquoi tant de zèle humanitaire ? Cui bono [à qui profite le crime] ? Seuls ceux qui ne sont pas familiers avec les merveilleuses aventures de GloboCap peuvent se bercer d’illusions en pensant que le système a choisi de s’arrêter par compassion. Soyons clairs dès le départ : les grands prédateurs du pétrole, des armes et des vaccins se moquent éperdument de l’humanité.

Suivez l’argent

À l’époque pré-Covid, l’économie mondiale était au bord d’un nouvel effondrement colossal. Voici une brève chronique de la façon dont la pression s’est accumulée :

Juin 2019 : dans son rapport économique annuel, la Banque des règlements internationaux (BRI), basée en Suisse, la “banque centrale de toutes les banques centrales“, tire la sonnette d‘alarme internationale. Le document met en évidence une “surchauffe […] sur le marché des prêts à effet de levier”, où “les normes de crédit se sont détériorées” et où “les obligations de prêts collatéralisés (CLO) ont bondi – rappelant la forte hausse des obligations de dettes collatéralisées [CDO] qui a amplifié la crise des subprimes [en 2008]”. “En d’autres termes, le ventre de l’industrie financière est à nouveau plein de déchets.

9 août 2019 : la BRI publie un document de travail appelant à des “mesures de politique monétaire non conventionnelles” pour “isoler l’économie réelle d’une nouvelle détérioration des conditions financières”. Le document indique qu’en offrant un ” crédit direct à l’économie ” pendant une crise, les prêts de la banque centrale ” peuvent remplacer les banques commerciales dans l’octroi de prêts aux entreprises. ”

15 août 2019 : Blackrock Inc, le fonds d’investissement le plus puissant du monde (gérant environ 7 000 milliards de dollars de fonds d’actions et d’obligations), publie un livre blanc intitulé Dealing with the next downturn. Essentiellement, le document demande à la Réserve fédérale américaine d’injecter des liquidités directement dans le système financier afin d’éviter ” un ralentissement spectaculaire “. Là encore, le message est sans équivoque : “Une réponse sans précédent est nécessaire lorsque la politique monétaire est épuisée et que la politique fiscale seule ne suffit pas. Cette réponse impliquera probablement d’agir directement” : ” trouver des moyens de mettre l’argent de la banque centrale directement dans les mains des dépensiers des secteurs public et privé ” tout en évitant ” l’hyperinflation “. Parmi les exemples, citons la République de Weimar dans les années 1920 ainsi que l’Argentine et le Zimbabwe plus récemment.

22-24 août 2019 : les banquiers centraux du G7 se réunissent à Jackson Hole, dans le Wyoming, pour discuter du document de BlackRock ainsi que des mesures urgentes à prendre pour prévenir l’effondrement imminent. Selon les mots prémonitoires de James Bullard, président de la Réserve fédérale de St Louis : “Nous devons juste arrêter de penser que l’année prochaine les choses seront normales. ”

15-16 septembre 2019 : le ralentissement est officiellement inauguré par un pic soudain des taux repo (de 2 % à 10,5 %). “Repo” est l’abréviation de “repurchase agreement“, un contrat par lequel des fonds d’investissement prêtent de l’argent contre des actifs collatéraux (normalement des titres du Trésor). Au moment de l’échange, les opérateurs financiers (banques) s’engagent à racheter les actifs à un prix plus élevé, généralement au jour le jour. En bref, les pensions sont des prêts garantis à court terme. Ils constituent la principale source de financement des opérateurs sur la plupart des marchés, notamment la galaxie des produits dérivés. Un manque de liquidité sur le marché des titres de pensions peut avoir un effet domino dévastateur sur tous les grands secteurs financiers.

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Cartel des fraudes (tome 2), de Charles Prats

«Des dizaines de milliards annuels de fraude fiscale et sociale». Tel est le sous-titre du deuxième volet d’un ahurissant constat précédemment révélé dans un premier volume, paru l’année dernière, qui faisait état d’un préjudice annuel de la fraude d’un montant de 50 milliards. Cette année, le « catalogue est apocalyptique », puisqu’il est multiplié par deux ! L’auteur connaît parfaitement le sujet qu’il aborde, puisque, en tant que magistrat, il a participé à la création de la « Délégation nationale à la lutte contre les fraudes ». Aujourd’hui, il est délégué de l’Association professionnelle des magistrats et vice-président du Tribunal de Paris. Entre 2008 et 2012, il fut chargé de la lutte contre les fraudes fiscales au ministère des Finances.

Les dérives apparaissent comme inimaginables, tant elles sont vertigineuses, tandis qu’elles sont bien réelles et exactes. Nous en donnons un rapide résumé. 21,1 millions de Sécurité Sociale sont attribués à des ressortissants nés à l’étranger, dont 12,4 millions bénéficient chaque mois de prestations sociales de toutes natures (alors que selon les chiffres de l’Insee ces résidents français nés à l’étranger ne sont que 8,2 millions !). Un tiers de ces personnes seraient inscrites grâce à de faux documents, en utilisant de fausses cartes d’identité de pays de l’Union européenne. Il en est de même pour les pensions de retraite, dont une bonne proportion est versée à d’anciens résidents français repartis dans leurs pays d’origine. Et parmi eux, il en est un très grand nombre qui sont répertoriés comme âgés de cent ans et plus !

À ces exemples, il faut ajouter les fraudes sur les évasions fiscales, les fraudes à la TVA (25 milliards), les fraudes, conséquences des indemnisations liées au Covid (23 000 probables et 300 000 potentiellement frauduleuses), les fraudes du fait des Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft), dont certains n’ont payé presque aucun impôt pendant plus de vingt ans. Cette accumulation d’ « irrégularités » a permis à Charles Prats d’en évaluer l’ensemble à 100 milliards (annuels, il faut bien le préciser) qui ruinent aujourd’hui la France. Et ceci, bien entendu, dans notre « beau » pays de « Liberté, égalité, fraternité », au détriment des millions de bons et honnêtes contribuables dont plusieurs sont poursuivis et sanctionnés sans pitié, pour une petite erreur dans la rédaction d’une déclaration de revenus ou qui règlent avec le moindre retard les impôts, les conduisant à des situations financières des plus précaires.

À quoi bon demander ce que pensent les candidats à la prochaine élection de ce qu’il faut bien appeler un scandale d’État. Ils savent tous que cela existe, puisqu’il y a des années que cela dure et aucun d’entre les « heureux » élus n’a pris la moindre mesure pour qu’il cesse ! Il y en a même qui ont été d’une intransigeance sans pitié pour écraser les appels au secours lancés par des délaissés, des démunis, des abandonnés qui ont mille peines à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires et à ceux de leurs familles… C’était, il y a trois ans, il nous semble…

Lectures Françaises

Les investisseurs se débarrassent massivement de leurs actions. Il semblerait que l’on se rapproche de la phase 2 du plan

Pourquoi les PDG et les initiés des entreprises vendent-ils leurs actions à un rythme bien plus rapide que ce que nous avons jamais vu auparavant ? Savent-ils quelque chose que le reste d’entre nous ne sait pas ? Si les cours des actions continuent de grimper en flèche comme le suggèrent de nombreux médias grand public, ces initiés qui se débarrassent de leurs actions comme s’il n’y avait pas de lendemain vont manquer des bénéfices absolument énormes. D’un autre côté, si un effondrement colossal du marché est prévu en 2022, alors 2021 était le moment idéal pour sortir du marché. Comme je l’ai déjà dit à maintes reprises, on ne gagne de l’argent en bourse que si l’on sort à temps. Se pourrait-il que nombre des personnes les plus riches du monde aient choisi le moment absolument parfait pour appuyer sur la gâchette ?

Selon CNBC, les PDG et les initiés des entreprises ont vendu pour 69 milliards de dollars d’actions depuis le début de l’année. Il s’agit d’un nouveau record absolu, et d’une augmentation considérable de 30 % par rapport à l’année dernière…

Les PDG et les initiés des entreprises ont vendu pour 69 milliards de dollars d’actions depuis le début de l’année 2021, alors que les hausses d’impôts imminentes et les prix élevés des actions encouragent beaucoup de personnes à prendre des bénéfices.

De Satya Nadella chez Microsoft à Jeff Bezos et Elon Musk, les PDG, les fondateurs et les initiés ont encaissé leurs actions à un rythme record.

En date de lundi, les ventes par les initiés ont augmenté de 30 % par rapport à 2020 pour atteindre 69 milliards de dollars, et de 79 % par rapport à la moyenne sur 10 ans, selon InsiderScore/Verity, qui exclut les ventes des grands détenteurs institutionnels.

[Note : Ashish Singal de Jixa Analytics a regroupé toutes les ventes d’initiés, calculant qu’elles atteindront 385 milliards de dollars en 2021 – dépassant déjà largement le précédent record établi en 2013].

[Note : Sur une base mensuelle, pour le mois de novembre, nous avons franchi pour la première fois la barre des 50 milliards de dollars de ventes globales].

Il est intéressant de noter que cette vente de feu est allée crescendo au moment où l’économie américaine a atteint un tournant critique. Nous sommes au milieu de la pire crise de la chaîne d’approvisionnement de notre histoire, l’inflation a atteint des niveaux que nous n’avions pas vus depuis les années 1970, et la violence croissante dans nos rues déprime l’activité économique dans beaucoup de nos plus grandes zones urbaines.

Au cours des deux dernières années, le gouvernement fédéral a emprunté et dépensé des milliers de milliards de dollars que nous n’avions pas les moyens de dépenser. Au cours de cette même période, la Réserve fédérale a injecté des milliers de milliards de dollars frais dans le système financier. Ils ont pris ces mesures dans une tentative désespérée de ressusciter l’économie, et nous avons certainement connu un « euphorie » pendant un petit moment.

Mais aujourd’hui, toutes sortes de signes indiquent que l’économie commence à ralentir à nouveau. Par exemple, les ventes du Black Friday ont diminué de 28,3 % par rapport aux niveaux de 2019…

Le trafic dans les magasins de détail lors du Black Friday a chuté de 28,3 % par rapport aux niveaux de 2019, car les Américains ont transféré une plus grande partie de leurs dépenses en ligne et ont donné le coup d’envoi de leurs achats plus tôt dans l’année, selon les données préliminaires de Sensormatic Solutions.

Les apologistes des médias grand public voudraient nous faire croire que les ventes au détail sont en baisse parce que les ventes en ligne sont en plein essor.

Mais ce n’est pas vrai.

En fait, les ventes du Cyber Monday ont baissé pour la première fois de l’histoire

Les consommateurs se sont connectés en ligne lundi et ont dépensé 10,7 milliards de dollars, soit une baisse de 1,4 % par rapport à l’année précédente, selon les données publiées mardi par Adobe Analytics.

Cette année, c’est la première fois qu’Adobe constate un ralentissement des dépenses lors des principales journées d’achats. La société a commencé à faire des rapports sur le commerce électronique en 2012 et analyse plus de 1 000 milliards de visites sur les sites web des détaillants.

Cela m’étonne.

Le Black Friday et le Cyber Monday étaient tous deux en baisse malgré le fait que nos dirigeants ont déversé des billions et des billions de dollars sur le feu.

Entre-temps, les derniers chiffres de l’industrie manufacturière ont été décevants, et les analystes en attribuent la responsabilité à la crise actuelle de la chaîne d’approvisionnement

De larges pans de l’industrie manufacturière américaine restent paralysés par les goulets d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement et les difficultés à pourvoir les postes vacants. Bien que les problèmes de la chaîne d’approvisionnement se soient légèrement atténués en novembre pour atteindre le niveau le plus bas enregistré depuis six mois, les pénuries généralisées d’intrants ont à nouveau fortement limité la croissance de la production, à tel point que l’enquête indique jusqu’à présent que l’industrie manufacturière a freiné l’économie au cours du quatrième trimestre.

Bien sûr, les grands médias continuent d’essayer de donner une tournure positive à nos difficultés économiques.

Par exemple, CNN vient de publier un article intitulé « Pourquoi l’inflation peut en fait être bonne pour les Américains ordinaires et mauvaise pour les riches ».

Si ce qu’ils disent est vrai, pourquoi ne pas pousser l’inflation au maximum ?

Faisons en sorte que chaque maison coûte au moins un million de dollars, qu’une miche de pain coûte 20 dollars, et que l’essence soit si chère que vous en saigniez des yeux en voyant les prix à la station-service locale.

Ne serait-ce pas formidable pour tous les Américains qui travaillent dur ?

Inutile de dire que je suis juste ironique.

L’inflation détruit notre niveau de vie et chaque jour, de plus en plus d’Américains sont exclus de la classe moyenne.

Comme si nous n’avions pas déjà assez de problèmes, Omicron est arrivé aux États-Unis

Le premier cas confirmé du variant du coronavirus Omicron aux États-Unis a été identifié en Californie.

Lors d’un point presse à la Maison Blanche, le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, a déclaré que le cas concernait une personne ayant voyagé depuis l’Afrique du Sud le 22 novembre et ayant été testée positive au Covid-19 le 29 novembre.

Comme je l’ai dit l’autre jour, il n’y a absolument aucune raison pour toute l’hystérie à laquelle nous assistons actuellement. À ce stade, il ne semble pas qu’Omicron soit plus dangereux que les autres variants qui circulent actuellement.

Mais cela ne va pas empêcher les dirigeants mondiaux de faire encore plus de dégâts sur l’économie mondiale.

Nous voyons déjà plus de restrictions de voyage et plus d’obligations, mais il n’y a même pas encore un seul cas confirmé de décès dû à Omicron.

Si les politiciens deviennent aussi irrationnels à cause d’Omicron, comment vont-ils réagir lorsque les choses deviendront vraiment folles dans les années à venir ?

Vous devriez commencer à y réfléchir.

Une grande partie des dommages économiques de ces deux dernières années ont été auto-infligés, et la douleur auto-infligée va s’amplifier.

Pendant ce temps, les PDG et les initiés vendent leurs actions à un rythme qui fait froncer les sourcils.

Tout comme vous et moi, peuvent-ils sentir ce qui se trame ?

Il y a tellement de nuages à l’horizon, et personnellement j’ai un mauvais pressentiment pour 2022.

Traduction de The Economic Collapse par Aube Digitale

Le plan avance : inflation des prix alimentaires de 32.9 % sur un an… (vidéos)

« L’inflation sera peu durable, momentanée… » (…) « D’ailleurs elle ne sera pas si élevée que cela ». Voilà pour le discours officiel des banques centrales.

Le 2 juillet dernier j’ai longuement discuté de l’inflation avec David Jacquot pour l’émission Ecorama. Vous pouvez la visionner ci-dessous. L’idée était de défendre le scénario d’une inflation qui serait beaucoup plus forte et beaucoup plus durable avec une inflation tendancielle plutôt proche des 10 % que des 2 %.

A la sortie de l’été, l’Allemagne est déjà confrontée à une inflation de plus de 5 % !

Du côté des prix alimentaires, ce sera la valse des étiquettes comme nous prévient la FOA qui est l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Les prix alimentaires mondiaux sont repartis à la hausse en août

« L’indice FAO des prix alimentaires a augmenté de 3,1 % par rapport à juillet, à 127,4 points et de 32,9 % sur un an. L’indicateur, qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base, se rapproche à nouveau de son niveau record (137,6 points), enregistré en février 2011. Le prix du sucre a bondi de 9,6 % sur un mois «en raison de craintes sur les dégâts occasionnés par le gel sur les cultures au Brésil», premier exportateur mondial de ce produit, explique la FAO dans un communiqué. Cette hausse a été atténuée par «de bonnes perspectives de production en Inde et dans l’Union européenne» notamment.

Huiles, céréales, viandes
Le prix des huiles végétales a augmenté de 6,7 % en août sur un mois. Les cours de l’huile de palme ont ainsi « retrouvé leurs plus hauts niveaux historiques sous l’effet de craintes persistantes sur une production en deçà de son potentiel et des prélèvements sur les stocks qui découlent de cette situation en Malaisie », explique la FAO. Les cours de l’huile de colza et de l’huile de tournesol ont eux aussi monté.

Le prix des céréales a globalement progressé de 3,4 % sur un mois. Les cours mondiaux du blé ont notamment bondi de 8,8 %, en raison de la baisse des perspectives de récolte dans plusieurs des principaux pays exportateurs. En revanche, les prix du maïs ont baissé de 0,9 %, l’amélioration des perspectives de production en Argentine, dans l’Union européenne et en Ukraine ayant tempéré la révision à la baisse des prévisions de production au Brésil et aux États-Unis.

Globalement, l’indice des prix de la viande a légèrement augmenté en août. Les prix de la viande d’ovins et de bovins ont été soutenus par d’importants achats chinois. Ceux de la volaille l’ont été par une hausse de la demande d’importations de la part de l’Asie de l’Est et du Moyen-Orient. En revanche, ceux de la viande porcine ont diminué, avec la poursuite de la baisse des achats chinois et une demande peu dynamique en Europe ».

Ces presque 33 % de hausse sur les prix alimentaires vont se répercuter sur les produits finis.

Nous rentrons dans une ère de pénuries structurelles. Ce sera fortement et durablement inflationniste pour l’économie mondiale.

Big Covid s’attaque aux enfants : un marché qui vaut des milliards !

Pour les six premiers mois de 2021 Pfizer, BioNtech et Moderna ont tiré 85 % de bénéfices des vaccins anti-covid. Pour vous donner une idée : un vaccin vendu 19,50€ rapporte 16,50 € au laboratoire. Au cours de l’année 2021, Pfizer a carrément doublé son chiffre d’affaires lié aux vaccins (de 15 milliards de dollars en février, il est passé à 33,5 milliards de dollars pour l’année entière). Moderna est passé d’un profit de 69 millions en 2020 à 7,35 milliards en 2021. L’Investisseur sans costume nous explique comment les laboratoires se goinfrent.

Les laboratoires ne courent aucun risque ! 

– Aucun risque commercial (les fonds sont publics, les vaccins vendus avant même que les usines pour les produire soient construites).
– Aucun risque juridique (dans les contrats avec l’Union européenne les laboratoires n’ont aucune responsabilité en cas d’effets secondaires ou de retard de livraison). BigPharma dépense au miniumm 36 millions d’euros en lobbying à Bruxelles par an. Ceci explique cela.
– Aucun risque de concurrence (les brevets en font un monopole). L’OMS voulait faire tomber les brevets, mais les laboratoires s’y sont opposés et ce n’est pas l’OMS de Bill Gates qui peut leur résister.

Et pourquoi pas vacciner les moins de 12 ans !

Quand on ne court aucun risque, tout est permis, y compris vacciner la tranche d’âge qui n’a quasiment rien à craindre du covid. Les essais de Pfizer ont enrôlé 4 500 enfants de 6 mois à 12 ans, en prenant un peu de retard car Pfizer avait « oublié » de mentionner les risques d’effets secondaires dans les contrats. Il a donc fallu les refaire. Des millions de populations vaccinées n’ont pas eu la possibilité de porter plainte, mais les quelques  participants aux essais officiels y ont droit. Mais comment arriver à des résultats statistiques significatifs avec seulement 4 500 enfants, suivis pendant deux ou trois mois ? Le vaccin n’est injecté que sur 3 000 (le reste sera un groupe placebo). 

Rien ne justifie ces essais

Lors du dernier pic en France, sur 7 à 8 millions d’enfants, les moins de 19 ans n’ont été que 160 à avoir été hospitalisés pour le covid, les moins de 12 ans moins de 100. Des chiffres minimes. Avec ou sans comorbidité (obésité) ? Ce n’est pas précisé. Il n’y a eu que 10 décès (toujours sur 7 à 8 millions d’enfants !). Avec le covid ou du covid ? Là non plus ce n’est pas précisé. Rien ne justifie des études sur le covid des enfants, puisqu’ils en sont exempts. Pfizer va devoir créer de faux cas symptomatiques. Quant aux effets secondaires, ils viendront noircir un peu plus la réputation de Pfizer, qui n’est pas à ça près

Pourquoi cette obsession du covid ?

Les bronchiolites en France (la première cause d’hospitalisation) ne causent jamais plus 2 000 hospitalisations par semaine pour les moins de deux ans. Cela représente pourtant vingt fois plus d’hospitalisations que le covid. En 2020 les bronchiolites ont chuté. Est-ce dû au confinement ? Pourquoi les laboratoires ne font-ils aucune étude là-dessus ? La réponse est : pour ne prendre aucun risque. 

Encouragé par son impunité, Pfizer nous menace de :

– la thérapie génique avec l’ARNm pour soigner des maladies rares (une illusion selon Jacques Testart),
– la vaccination des moins de 12 ans qui ne courent aucun risque avec le covid,
 la vaccination des vaccinés qui devront faire une troisième dose puisque les deux premières se révèlent inefficaces…,
– la vaccination contre la grippe aux États-Unis (en France ce serait plutôt Sanofi cette année).

 Planètes 360

Decathlon : à fond la soumission…

Photo : https://actumaritime.com

Soumis à la pensée unique, comme la plupart des groupes multinationaux, le groupe Decathlon vient d’annoncer la suppression de ses messages publicitaires sur la chaîne CNews, coupable d’accueillir Eric Zemmour dont les propos libres et généralement pleins de bon sens déplaisent à l’establishment.

La direction du groupe confirme donc son retrait de toute publicité sur la chaîne pour cette fin d’année et sans doute pour 2021. Cette décision en dit long sur la conception de la liberté d’expression de la direction de cette entreprise qui se la joue volontiers « à fond la forme » et « entreprise libérée ». Libérée de pas grand chose si ce n’est de quelques scrupules essentiels. Comme celui de rétribuer à sa juste valeur les producteurs, par exemple. Grande adepte de la délocalisation Decathlon confie une part toujours plus importante de sa production au Bengladesh, le salaire moyen chinois n’en finissant plus de progresser jusqu’à atteindre les 800 à 900 dollars mensuels. où va-t-on ? Les ouvriers textiles du Bengladesh doivent pour leur part se contenter de l’équivalent de 90 euros pas mois pour un labeur harassant, le plus souvent dans un environnement insalubre et une protection sociale qui ferait passer les romans de Zola pour des contes de fée.

L’héritier de l’empire Decathlon, Thomas Leclercq, richissime coqueluche de la jet-set et amateur de berlines luxueuses a de qui tenir. Son yacht, l’Idol, de 59 mètres de long est aujourd’hui immobilisé dans le port d’Ajaccio, au titre d’une saisie conservatoire, depuis le conflit opposant les six membres d’équipage philippins au milliardaire. Ces esclaves des temps modernes travaillaient jusqu’à 105 heures par semaine pour un salaire horaire moyen de 3,40 euros de l’heure et de plus, un nombre fantaisiste de jours de repos.

Que ces gens gardent donc pour eux leurs leçons de morale et les petits glaviots dont ils sont prodigues dès que l’on en vient à déroger à une pensée unique férocement défendue à leur strict avantage.

Déconfinement et… troisième reconfinement…

Livrons-nous, sans filet, à un rapide numéro de divination. Le confinement actuel pourrait être levé le 18 décembre, à un ou deux jours près, afin de permettre aux dociles citoyens de réaliser quelques emplettes pour fêter Noël et le Nouvel An mais, attention, avec pondération et de nombreuses restrictions.

Puis, quels que soient les chiffres de l’épidémie, même en cas d’amélioration sensible des indicateurs – les éveillés ont bien compris que ce n’est pas le sujet principal -, un troisième confinement devrait reprendre dès le début de l’année. Ce pourrait être, dans l’hypothèse la plus sévère, dès le 4 janvier par exemple, à quelques jours près mais bien plus vraisemblablement autour du 20 janvier ou les jours suivants et ceci pour un mois et demi ou deux. Retour à la niche donc, ausweis et PQ bleu ciel sur le nez pour aller au boulot et effectuer les courses de première nécessité.

Insistons sur un point essentiel : ce troisième confinement est planifié de longue date et n’a donc rien à voir avec les chiffres annoncés de l’épidémie. Ces confinements sont décorrélés de l’épidémie comme l’ont depuis longtemps compris les « éveillés ».

Nous verrons bien si notre boule de cristal mérite toute l’attention que nous lui portons…

La vente d’Alstom à General Electric était bien la connerie du siècle (REPORTAGE)

Merci à tous nos contributeurs de nous permettre d’explorer une nouvelle voie dans le journalisme, celle des reportages de terrain totalement indépendants et connectés au peuple Français. Ce reportage n’a pas de version exclusive aux contributeurs, le prochain en aura une ! Merci pour votre soutien. Et pour les autres, n’hésitez pas à franchir le pas et à devenir contributeurs du Média pour Tous, nous bossons pieds à pieds pour bâtir ce média honnête. Seuls unis, nous y parviendront. Merci encore !

En 2014, la branche énergie du groupe Alstom est rachetée par l’américain General Electric. Cinq ans plus tard, cette vente continue de faire parler d’elle tant le secteur vendue aux États-Unis est stratégique : les fameuses turbines à gaz, dont Alstom avait le secret, et qui était la clé de voûte de l’indépendance nucléaire de la France. De plus, lors de la vente menée par Macron alors ministre de l’économie, le conglomérat américain avait promis de créer de l’emploi : c’est le contraire qui s’est produit avec des centaines d’emplois supprimés en cinq ans. C’est la raison de la mobilisation constante et massive de la part des employés d’Alstom. Vincent Lapierre et l’équipe du Média pour Tous se sont rendus sur place, à Belfort, pour rendre compte de ce qui s’y passe.

Le Média pour tous

Vers une crise financière et économique sans précédent

Taux négatifs : jusqu’où peut-ont aller ? Un peu d’économie-fiction

« Les taux négatifs ne figurent pas dans les manuels d’économie, les grands économistes n’ayant pas envisagé ce scénario qui paraissait complètement aberrant. Pourtant, ils existent bien, depuis des années maintenant, et ils s’étendent. L’Allemagne emprunte désormais jusqu’à 30 ans à taux négatif (-0,5% à 10 ans, -0,004% à 30 ans) et 60% de la dette souveraine de la zone euro, soit 4.800 milliards €, offre des rendements négatifs.

Mais pourquoi des investisseurs achètent-ils ces actifs financiers (acquérir ces obligations leur coûte de l’argent au lieu d’en rapporter) ? Certains le font pour se conformer à des obligations réglementaires (Bâle III incite à détenir des dettes souveraines, considérées comme sûres, plutôt que des actions), mais cela n’explique pas tout. En fait, ces investisseurs pensent que les taux vont encore baisser, et que, par conséquent, ils réaliseront un profit en revendant ces obligations.

Jusqu’où peut-on aller ainsi : -2%, -3% ? Justement, faisons un peu d’économie-fiction et imaginons ce que donnerait un taux négatif de -10% :

Pour l’épargne, c’est catastrophique : vous avez 100.000 € à la banque, l’année d’après 90.000 € (au lieu de toucher des intérêts, vous les perdez), ensuite 81.000 € (-10% de 90.000 €), etc. jusqu’à tout perdre.

Pour le crédit, c’est magique : si vous empruntez 100.000 € sur 10 ans (in fine, c’est-à-dire remboursement du capital à l’échéance), au lieu de verser 10.000 € d’intérêt à la banque, c’est le contraire, la banque vous les verse, et ainsi de suite pendant 10 ans. Au bout de 10 ans, vous vous retrouvez donc avec 200.000 € (les 100.000 € empruntés + 10 fois 10.000 € d’intérêts perçus), vous remboursez les 100.000 € empruntés et vous gardez 100.000 €, que vous avez donc obtenus gratuitement.

Le travail de transformation des banques est inversé, elles puisent dans l’épargne pour payer les emprunteurs. La demande de crédit explose, bien sûr, mais ça ne dure pas longtemps car les épargnants préfèrent vider leurs comptes, afin d’éviter de perdre 10% par an, pour acquérir des actifs tangibles (immobilier, or pour les plus malins, bitcoin), ce qui fait exploser leurs prix au passage. Les banques n’ont plus de ressources et c’est bientôt le credit crunch.

Pour la majorité des ménages, qui ont peu d’épargne et n’empruntent pas ou peu, le déplacement de l’épargne et des liquidités en général vers les actifs tangibles fait exploser les prix de l’immobilier et des matières premières (carburant, électricité, alimentation), ce qui provoque un effondrement de leur pouvoir d’achat.

Mais l’État vient à leur rescousse. Comme emprunter lui rapporte de l’argent, il fait exploser son déficit afin de « soutenir la demande », c’est-à-dire distribuer des allocations à foison. Mais bientôt l’évanouissement de l’épargne fait qu’il n’y a plus d’acheteurs pour sa dette, et c’est la crise pour lui aussi.

Les grosses entreprises empruntent ou lèvent de l’argent comme l’État, mais la fête est bientôt terminée. Les PME voient leurs coûts exploser (matières premières, énergie), leur situation se dégrade, aucune banque ne leur prête de l’argent. La crise économique pointe son nez.

La Banque Centrale Européenne, qui jusqu’ici faisait tourner sa planche à billets à plein régime, voit l’inflation décoller (à cause des matières premières) et décide d’arrêter cette politique. En outre, l’évaporation de l’épargne vers les actifs tangibles n’est rien d’autre qu’une « fuite devant la monnaie » annonciatrice d’une vague d’hyperinflation. La BCE a le choix entre l’hyperinflation (si elle accélère son QE) ou la remontée des taux d’intérêt en territoire positif (si elle l’arrête). Dans les deux cas, une crise dantesque s’annonce. Christine Lagarde décide de tirer à pile ou face.

Nous sommes bien sûr ici dans un scénario limite, le système aura explosé avant, mais finalement il ne fait que caricaturer ce qui se passe en ce moment… »

Olivier Demeunelaere : Regards sur l’économie