Le blog d'Arnaud de Brienne

Petits antidotes contre la pensée unique et pour la prévention du Sida mental

Archive for the ‘économie’ Category

Ce n’est pas Emmanuel Macron qui a ruiné la France tout seul !

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Written by Arnaud de Brienne

6 décembre 2018 at 6 h 39 min

Le vrai courage du patron de PSA qui ose dénoncer la supercherie du véhicule électrique

Les « mamamouchis », généralement, pour ne pas dire presque tout le temps, ne brillent pas par l’originalité de leurs pensées toujours convenues et nécessairement dans le spectre « moyen » de la « moyenne » souhaitée et admise par le système dont ils ne sont que des serviteurs extrêmement bien payés.

Être un « mamamouchi », c’est être un servile collaborateur. Un « salarié » presque comme les autres. C’est le prix de la paye et de la compromission qui change.

On est « meilleur », ce qui veut dire que l’on a nettement moins de problèmes moraux quand le chèque comporte plusieurs zéros.

Dans ce monde affligeant qu’est celui de la politique ou des « grands patrons », qui n’ont rien de grand et ne raisonnent plus qu’en management de la peur et par la peur pour l’asservissement total de tous les salariés qui leur sont confiés, une exception assez remarquable est à noter.

C’est le patron de PSA, Carlos Tavares, qui a eu le courage immense et l’honnêteté intellectuelle de tenir des propos très critiques sur la pertinence de la voiture électrique.

La transition énergétique est une vaste fumisterie. Nos aimables politiciens se lancent dans une voie qui nous mène à un mur ou à un précipice. Il n’est en aucun possible, ni souhaitable en termes environnementaux, d’équiper tous les possesseurs de véhicules thermiques classiques par des véhicules électriques. Cela ne peut pas fonctionner. Laissons la parole à Carlos Tavares, le patron de PSA.

Carlos Tavares, président de PSA, propos critiques sur la voiture électrique…

« Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d’aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.

Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n’est pas aussi beau que ça en a l’air, sur le recyclage des batteries, l’utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge ? »

« Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?

Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?

Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?

Je m’inquiète en tant que citoyen, parce qu’en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible. »

« […] On est en train d’évoluer d’un monde où la technologie était neutre vers un monde où on nous instruit d’aller dans la direction du véhicule électrique. […]

Simplement, si on nous donne l’instruction de faire des véhicules électriques, il faut aussi que les administrations et les autorités […] assument la responsabilité scientifique du fait qu’ils nous ont instruits de faire des véhicules électriques. »

Depuis cette intervention, Carlos Tavares a réitéré à plusieurs reprises son scepticisme, notamment le 1er septembre dernier, comme le rapportait alors Ouest-France : « L’alerte que j’ai voulu donner il y a quelques mois est qu’il n’y a pas […] d’études d’impact, ni d’études à 360 degrés de ce que signifie une mobilité 100 % électrique. Les gouvernements et les responsables politiques de l’Union européenne sont en train de prendre la responsabilité scientifique du choix de la technologie. »

Les propos hallucinants sur les autres dirigeants qui sont plus légalistes !

Voici comment le journaliste vient relativiser et amoindrir la portée des propos de Carlos Tavares.

« Avis sincère ou effet d’annonce ? Difficile de trancher, selon Florence Lagarde : «C’est un peu inattendu, car il est le seul dirigeant de constructeur automobile à tenir ce discours anti-électrique et anti-réglementation, les autres sont plus légalistes et moins dans l’avis personnel. […] C’est peut-être réellement ce qu’il pense, car il en est persuadé, mais ça peut aussi être une posture alarmiste pour frapper les esprits.» »

Vous rendez-vous compte du niveau d’incapacité collective de penser dans laquelle nous sommes tombés ?

Si un individu, et il s’agit tout de même du patron de l’un de nos plus gros groupes, émet des « réserves » somme toute très « polies », on indique implicitement qu’il n’est pas « légaliste ».

Je ne sais pas vous, mais moi je trouve que Carlos Tavares est un révisionniste climatique. Certainement. Il doit bien être aussi un « phobe ». Oui, c’est ça , c’est un « électricophobe ».

Je pense même que pour dire des choses pareilles, il doit être un peu fasciste et raciste… Avec un prénom comme Carlos, je suis persuadé que c’est un raciste anti-électrique.

N’oublions jamais que quand tout le monde pense pareil, plus personne ne pense.

Encenser la diversité c’est très bien, mais cela implique aussi… une diversité de pensée, et les sociétés ne se développent et ne s’épanouissent que lorsque les opinions peuvent s’exprimer.

Bravo donc au courageux Tavares pour sa liberté de ton précieuse dans ce secteur, où il n’est plus autorisé de penser. Le réchauffement climatique ne se discute pas. La politique écologiste ne se discute pas. La politique nucléaire de la France ne se discute pas. La transition énergétique ne se discute pas… La fiscalité ne se discute pas.

Quoique pour ce dernier point, les prochaines semaines pourraient bien faire évoluer les choses.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Insolentiae

A lire aussi, un article paru en 2013 mais qui dénonçait déjà le mensonge d’une voiture électrique propre : « Officiel : les constructeurs automobiles avouent que la voiture électrique est polluante.

Renault, Citroën, Bolloré, Opel et Nissan corrigent leurs publicités »

Observatoire du nucléaire



Written by Arnaud de Brienne

27 novembre 2018 at 21 h 59 min

France en faillite : vers une saisie des biens immobiliers

Written by Arnaud de Brienne

17 mai 2018 at 6 h 28 min

L’aveu de Goldman Sachs : la médecine du système vit de la maladie

Goldman Sachs s’interroge sur la viabilité économique de la guérison (trop ) rapide des maladies

Avis aux laboratoires pharmaceutique : il serait temps de réfléchir à la viabilité économique de remèdes obtenant trop rapidement la guérison des maladies. C’est en tout cas ce qu’a voulu faire Goldman Sachs en adressant en avril un rapport à ses clients à propos de ce casse-tête éthique : les solutions thérapeutiques reposant sur l’intervention sur les gènes posent un réel problème financier. Les « soins one shot », consistant à réparer des gènes défectueux, pourraient représenter une difficulté pour certains « développeurs de médicaments à la recherche d’un cash-flow continu ».

Le docteur Knock y avait certes réfléchi avant le monde de la haute finance : il avait même poussé le raffinement plus loin en créant des malades de toutes pièces, clientèle captive pour ses consultations à répétition et ses onéreuses potions. Mais le principe, tout fabricant de statines, d’antidépresseurs et autres petites pilules à avaler à vie le connaît et l’applique… Comme l’abonnement de téléphonie mobile, la cure de longue durée est une rente de situation.

Goldman Sachs se penche sans états d’âme sur les thérapies qui guérissent

Le rapport de Goldman Sachs, sous le titre The Genome Revolution, pose la question sous la de son analyste Salveen Richter : « Guérir les patients constitue-t-il un modèle économique durable ? »

« La possibilité de proposer des traitements one shot est l’un des aspects les plus attirants de la thérapie génique, de la thérapie cellulaire par ingénierie génétique et de l’édition des gènes. Cependant, de tels traitements offrent une perspective très différente au regard du revenu récurrent, par rapport aux thérapies chroniques », écrivait-elle dans sa note aux clients, le 10 avril dernier : « Alors que cette proposition est porteuse d’une valeur immense pour les patients et pour la société, elle pourrait représenter un défi pour les développeurs de médecine génomique à la recherche d’un cash-flow durable. »

Ainsi, Gilead Sciences a développé un traitement de l’hépatite C dont le taux de réussite dépasse les 90 %. Une réussite qui a « peu à peu épuisé le vivier disponible de patients à soigner ». Mlle Richter poursuit : « Dans le cas de maladies infectieuses comme l’hépatite C, la guérison de patients existants fait également diminuer le nombre de porteurs capables de transmettre le virus à de nouveaux patients, et ainsi, le vivier d’incidence décline lui aussi… Lorsqu’un vivier d’incidence reste stable (par exemple, pour le cancer) le potentiel de la guérison pose moins de risques pour la durabilité d’une franchise », a-t-elle expliqué.

La viabilité économique des traitements assurant une guérison rapide en question

Ainsi, en 2015, selon CNBC, les ventes américaines de traitements pour l’hépatite C a connu un pic à 12,5 milliards de dollars mais n’ont cessé de baisser depuis lors. En 2018, selon Goldman Sachs, les ventes tomberont sous la barre des 4 milliards.

Que devraient donc faire les grandes sociétés de biotechnologie ? Goldman Sachs propose trois pistes possibles.

« 1. Solution 1 : viser de gros marchés. L’hémophilie est un marché de neuf à 10 milliards de dollars à l’échelle mondiale (hémophilie A, B), qui connaît une croissance de 6 à 7 % annuels.

« 2. Solution 2 : Viser des troubles à forte incidence : l’atrophie musculaire spinale affecte les cellules (neurones) dans la moelle épinière, avec des répercussions sur la capacité à marcher, manger ou respirer.

« 3. Solution 3 : L’innovation constante et l’élargissement du portefeuille : il y a des centaines de maladies héréditaires de la rétine (des formes génétiques de cécité)… Le rythme de l’innovation jouera également un rôle à mesure que les programmes futurs seront capables de compenser la trajectoire descendante des revenus d’actifs antérieurs. »

La question de Goldman Sachs n’est pas totalement cynique

Tout cela n’est pas totalement cynique, puisque la recherche de traitements pour des maladies plus rares, à raison d’au moins 1 milliard de dollars pour la recherche et les essais cliniques pour chaque nouveau traitement, ne saurait rester viable en raison de la chute prévisible des revenus qui lui seront liés, et à ce titre, il faut bien poser la question.

Anne Dolhein

Réinformation TV

Written by Arnaud de Brienne

10 mai 2018 at 6 h 58 min

Avec les derniers vrais chiffres du chômage de janvier, on atteint un point de non retour

LA LISTE DU PHÉNOMÉNAL GÉNOCIDE ÉCONOMIQUE DE LA MI-JANVIER 2018 ( env. 200.000 licenciements)  du 22 au 26 janvier 2018 : Eh bien voilà, en l’espace d’une semaine, la reprise n’est pas là, et les quelques 200.000 salariés ci-dessous vont la chercher longtemps. J’ai commencé la liste vers 20h, et l’ai terminée à 4h40 ce lundi matin. Merci à tous les lecteurs et lectrices pour leurs informations précieuses. Au moins vous voyez ce qui va se passer dans les 2 prochaines années. Ces 200.000 vont générer immédiatement ou presque 200.000 autres chômeurs, et ainsi de suite.

Source Pierre Jovanovic et pour lire la totalité de la liste, sachant que j’ai extirpé uniquement les licenciements, faillites et plans sociaux de France et de Navarre afin que cela parle au plus de monde possible ► http://www.jovanovic.com/blog.htm

Et en chiffres :

Vrais chiffres chômage janvier 2018, 12100 chômeurs de moins, et 306100 radiés des listes ce mois

Ce rapport à été plus compliqué à établir, d’une part car il n’existe plus de publication en fichier PDF, je me suis débrouillé en ligne pour arriver à lire ces fichiers que je trouve mal foutus en formats XLS, cela depuis qu’ils ont décidé de ne communiquer que trimestriellement, aussi les chiffres en pourcentages, ne sont plus visibles.

D’autre part, du fait, que c’est le mois de la « bidouille », où ils changent rétroactivement tous les chiffres de l’année précédente, pour repartir donc sur des bases tronquées, si on y prend pas garde.

Je ne vais pas rentrer dans les détails, juste à savoir que j’ai rajouté dans les calculs si dessous, donc les chômeurs qui étaient passés par magie à la trappe à savoir : 14600 personnes, ça sera à ne pas oublier, dans leur prochaine communication « officielle et médiatique » s’ils se vantaient de chiffres sur-gonflés.

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, moyenne mensuelle (basée sur 1 trimestre) de Janvier 2018 :

–  Défauts d’Actualisation (bugs informatiques + oublis + des découragés non indémnisés) : 217 400.

– Radiations Administratives (les punis) : 44 700.

– Autres Cas (morts, suicidés, emprisonnés, expulsés etc) : 46 000

soit 308 100 radiés des listes ce mois (moyenne mensuelle sur 1 trimestre) pour autres motifs que :

–  Stages parking : 57 000

– Arrêts maladie, maternité, départs en retraite : 45 100

–  Reprises d’emploi déclarées : 108 300, ne représentent que 20 % environ des sorties des listes de pôle emploi.

Demandeurs d’emploi par catégories :

  • A : 3 463 100
  • B : 767 400 : travailleurs pauvres moins de 78 heures.
  • C : 1 387 900 : travailleurs pauvres de + de 78 heures.
  • D : 266 600  : les stages parking, occupationnels etc.
  • E : 380 900 : contrats aidés etc.

TOTAL : 6 265 900 ( données corrigées ), hors DOM TOM, 12 100 chômeurs de moins, par rapport à décembre.

TOTAL, dom-tom compris : 6 601 500

1 chômeur inscrit à pôle emploi sur 2 (50,05 % derniers chiffres connus) ne perçoit AUCUNE INDEMNITÉ, ni ARE (allocation retour à l’emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER)

Le + scandaleux, LE CHÔMAGE INVISIBLE, complètement en dehors des statistiques :

Ne sont pas comptés dans ces 6 601 500 demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres occasionnels :

1 000 000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 1 820 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 826 500 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d’autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu’un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d’un demandeur d’emploi en son sein, donc si on parle en nombre d’individus c’est pire.

1 200 000 de foyers bénéficiaires de la prime d’activité (qui remplace le RSA activité qui sont donc sortis des statistiques RSA) environ, sur les 2,5 millions au total (dernier chiffre connu) de bénéficiaires (160€ en moyenne par foyer) , sont en recherche d’emploi stable et non précaire.

+ encore 1 100 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d’accès à un emploi adapté.

+ encore 1 500 000 de SANS-DROITS, qui sont principalement :

–  des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d’emploi, qui comme vous le savez n’ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.

– des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d’allocation chomage, ou 810,89€ d’allocation adulte handicapé, vous n’aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 687€ par mois, si vous êtes NON SDF.

– des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA ( 473,50€ pour une personne seule ), et qui n’ont pas l’âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse ( 65 ans ) qui s’appelle aujourd’hui « A-S-P-A » (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.

– des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

– des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d’emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).

– des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d’emploi en parallèle.

– on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.

Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 11 MILLIONS de demandeurs d’emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.

Sources : Rapports de la DARES : http://dares.travail-emploi.gouv.fr/dares-etudes-et-statistiques/statistiques-de-a-a-z/article/les-demandeurs-d-emploi-inscrits-a-pole-emploi-les-series-mensuelles-nationales

Rendez-vous le mercredi 28 mars 2018, pour avoir les vrais chiffres du chômage de février 2018.

Source : https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/02/28/avec-les-derniers-vrais-chiffres-du-chomage-de-janvier-on-atteint-un-point-de-non-retour/

Stop Mensonges

Written by Arnaud de Brienne

8 mars 2018 at 22 h 27 min

Publié dans économie, Réinformation

Quel avenir pour la France ?

Written by Arnaud de Brienne

15 juillet 2017 at 14 h 54 min

Emmanuel Macron, un désastreux ministre de l’Économie et des Finances

Macron, sauveur de l’économie ?

Un grand nombre d’« économistes » présente le duel Marine-Macron sous l’angle suivant : nous aurions le choix entre sauter dans l’inconnu ou le chaos avec Marine, ou poursuivre le redressement enclenché par  Macron.

Il importe donc de se poser une question simple : Macron a-t-il une vraie compétence pour résoudre les difficultés considérables auxquelles est confrontée la France, tant sur le plan macro-économique que sur le plan micro-économique ?

Commençons par les compétences macro-économique du candidat, en rappelant  préalablement sa fonction de principal décideur économique du quinquennat Hollande, puisqu’il fut :

– du 15 mai 2012 au 15 juillet 2014, Secrétaire général de l’Élysée, responsable du pôle « Économie et Finance »,

– et du 26 août 2014 au 30 août 2016, ministre de l’Économie et des Finances.

Concernant la direction économique générale de notre pays, les résultats obtenus par Macron s’apparentent à une Bérézina ou à un Waterloo, comme on voudra, puisque :

la dette publique a continué d’enfler de façon démesurée, en passant de 1800 milliards à 2200 milliards d’euros, traduisant la folie dépensière de l’Etat,

le nombre de chômeurs toutes catégories s’est considérablement accru, passant de 5 millions à 6,2 millions, révélant l’extrême précarité de l’emploi en France,

le déficit commercial est resté lourdement déficitaire, de près de 50 milliards d’euros en 2016, montrant que la maison France n’est plus compétitive,

la croissance est restée à un très bas niveau, de l’ordre de 1% par an, signifiant que la France ne produit pas suffisamment pour se développer normalement,

les caisses sociales restent très lourdement déficitaires : l’assistanat improductif grève de manière considérable les forces productives que sont les entreprises, seules créatrices de richesse.

Ainsi, sur le plan macro-économique, la messe est dite : Macron fut un piètre ministre, ne comprenant sans doute pas les rouages économiques fondamentaux, et se montrant donc incapable d’agir en profondeur pour redresser l’économie. 

Il est donc logique que son programme actuel soit totalement insuffisant pour redresser la barre, et que le candidat dise tout ou presque, et le contraire de tout ou presque. Un seul exemple : comment peut-il vouloir ouvrir les frontières à une immigration non contrôlée, quand n’importe quel étudiant de première année d’économie sait que cela se traduira mécaniquement par un chômage accru, une dette publique non maîtrisée et des caisses sociales en faillite ?

Analysons maintenant quelques points de son programme micro-économique. Le candidat prévoit :

–       une baisse de l’impôt sur les sociétés, ramené en cinq ans de 33,3% à 25%, ce qui est un petit pas, mais pas de baisse de l’impôt pour les classes moyennes et les retraités, voyant globalement leurs impôts fortement augmenter, alors qu’ils sont déjà étranglés par les impôts actuels ;

–       un ISF élargi frappant les particuliers sur leur seul patrimoine immobilier, qui est le bien le plus précieux des classes moyennes, cet ISF ne touchant plus les détenteurs d’actions ou autres outils de placement, qui sont les amis financiers du candidat ;

–       des réductions de charges, des formations à grande échelle touchant deux millions de personnes, dixit Macron, mais payées comment puisque le déficit est partout …

–       un statu quo sur le système financier européen, piloté par une BCE qui inonde les marchés d’une bonne vraie monnaie de singe, au moyen d’une utilisation frénétique de la planche à billet : lorsque va sonner prochainement l’heure de vérité, et que la bulle financière va exploser, les placements des ménages seront très largement mis à contribution, n’en doutons pas ;

–       la libre circulation totale des marchandises, tuant de mois en mois nos derniers vestiges industriels, l’industrie ne représentant plus que 12% de notre PIB, contre 25% il y a 15 ans, et bientôt autour de 0% au train où vont les choses.

Le Medef signe ce programme, s’enthousiasme pour Macron, a trouvé son sauveur : c’est à se demander si ces chefs d’entreprise ont lu, une fois dans leur vie, un Que sais-je du genre : Comprendre toute l’économie en 50 pages.

Lorsque j’étais en doctorat d’économie, l’un de nos brillants professeurs martelait l’idée suivante : l’économie est une science inexacte, mais ô combien sérieuse. Le candidat, ses économistes et ses soutiens ont-ils vraiment conscience du sérieux de l’inexacte science économique ? Au vu des résultats économiques obtenus par Macron pendant cinq ans, la réponse est définitive : le candidat ne maîtrise en rien la science économique, et les Français paieront cher sa déficience, s’il est élu.

François Billot de Lochner,

président de la Fondation de Service politique,

de Liberté politique et de France Audace.

Liberté Politique

Written by Arnaud de Brienne

5 mai 2017 at 7 h 21 min

Publié dans économie, Réinformation