Le blog d'Arnaud de Brienne

Petits antidotes contre la pensée unique et pour la prévention du Sida mental

Archive for the ‘Pensée unique’ Category

Après le scandale Cambridge Analytica, des utilisateurs de Facebook se désinscrivent en masse

La révélation de l’utilisation frauduleuse des données personnelles à l’insu d’environ 50 millions d’abonnés à Facebook par la société anglaise Cambridge Analytica et son éventuelle influence sur le résultat de l’élection américaine remportée par Donald Trump en 2016 met à mal la valeur de l’entreprise de Mark Zuckerberg.

À la perte de quelque 10 points de son action à la Bourse de New York, s’ajoute désormais la fureur des abonnés. Depuis ce mercredi, la fronde s’organise, principalement via Twitter, pour appeler à déserter Facebook. Et c’est sous la bannière #DeleteFacebook (“quitter Facebook” en Français) qu’une campagne d’incitation au désabonnement se répand comme une traînée de poudre sur le Web.

Mark Zuckerberg a présenté ses excuses à ses utilisateurs sans réussir à enrayer la crise de confiance.

 

Un grand moment : les gogos découvrent l’eau tiède

Novopress.Info

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Written by Arnaud de Brienne

24 mars 2018 at 9 h 53 min

Yann Moix obtient Le Bobard d’Or 2018

La cérémonie (parodique) des Bobards d’Or distingue, chaque printemps, les « meilleurs des journalistes », ceux qui n’hésitent pas à mentir délibérément pour servir le politiquement correct. Elle est organisée depuis 2010 par la Fondation Polemia.

Bobards d’Or 2018 : les nominés

 

Bobard d’Or 2018 : Yann Moix, alias “Yann Mhoax”

Yann Moix a ouvert l’année 2018 avec des jérémiades dans tous les médias. Le 6 janvier 2018, sur le plateau d’ONPC, Yann Moix assure avoir filmé des actes délictueux de la part des forces de l’ordre à Calais contre des migrants. « Je l’ai filmé » annonce-t-il fièrement.       Découvrir le bobard

Bobard d’argent 2018 : l’ensemble des médias, pour “l’affaire Théo”

C’est sans doute le plus bel exemple de partialité du monde politico-médiatique envers les « jeunes de cité » et d’emballement médiatique avec un nombre incroyable d’articles et d’entretiens à propos de cette « Affaire Théo ».       Découvrir le bobard

Bobard de bronze 2018 : le bobard pur bœuf de Lisa Beaujour, Nora Bouazzouni et Aude Lancelin

Les hommes sont-ils plus grands en moyenne que les femmes car ils les ont privées de protéines depuis la nuit des temps ? C’est la thèse relayée par plusieurs journalistes, sans vérification. Un bobard pur bœuf ! Découvrir le bobard

Les Bobards d’Or

Written by Arnaud de Brienne

14 mars 2018 at 22 h 55 min

Internet, une colonie sous administration américaine ?

La National Security Agency a installé son principal centre de stockage de données à Camp Williams dans l’Utah. Sur 100 000 m2, elle pourrait conserver entre 3 et 12 milliards de gigaoctets.

 

Initialement présenté comme un nouvel espace transfrontalier et affranchi de toute tutelle, où la liberté d’expression, d’opinion, de communication, de contestation devait trouver une caisse de résonance sans précédent à l’échelle planétaire, Internet est devenu depuis lors un enjeu stratégique.

Lu pour vous dans Conflits.

Au-delà d’un espace conflictuel de type cyberguerre, Internet est un monde beaucoup plus régulé qu’on ne le pense, où les États-Unis cherchent à régner sans partage, au bénéfice de leurs fleurons désignés par les acronymes GAFA[1] ou encore NATU[2]

Les instruments de connexion sous contrôle
« L’Internet est une extension virtuelle des États-Unis sous leur domination absolue : la loi régit le comportement dans le monde physique ; le code, dans le monde virtuel, détermine l’existence même. » Pierre Bellanger, président fondateur de Skyrock[3]

Depuis le premier réseau (né avec Arpa-net en 1969 pour relier les universités américaines entre les deux côtes ouest-est, puis préempté par l’armée américaine), dissocié de l’usage militaire en 1980, Internet a évolué au cours de ces quatre dernières décennies vers des activités civiles par la création de la toile ou world wide web (1989), avec une accélération exponentielle conduisant à la création du cyberespace.

Il convient d’ailleurs de bien dissocier le web (ou world wide web ou www), qui est un protocole de connexion (TCP et IP créés en 1974), d’Internet, qui est un réseau de connexion au web (de type infrastructure). Raison pour laquelle il existe nombre de « web », parmi lesquels ceux qui ne sont pas indexés sur le protocole www, à l’instar du deep web ou du darkweb.

L’administration d’Internet dépend de l’ICANN (ou Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) qui gère les attributions de protocoles Internet (IP), assemblages de chiffres formant une adresse informatique. Chaque ordinateur dispose d’une adresse IP qui est sa propre signature. L’ICANN enregistre également les noms de domaines des sites internet (ou DNS). Internet ayant été conçu à l’université de Californie de Los Angeles (UCLA), la gestion en a été dévolue à une société privée de droit californien dont le siège est à Marina del Rey, dans le district de Los Angeles. En tant que société commerciale, l’ICANN a été placée sous la tutelle du Département du commerce fédéral.

Pour les parlementaires Jacques Myard et Jean-Michel Boucheron: «Il est symptomatique que les États- Unis soient très ferme-ment attachés à la localisation de l’ICANN et des ordinateurs […] sur le sol américain. Le ficher mondial des abonnés et des sites internet se trouve ainsi sur leur territoire, avec de larges possibilités d’accès, soit par voie de justice, soit de manière plus discrète[4]».

Cette tutelle officielle ainsi institutionnalisée est de nos jours contestée, notamment par les BRICS qui y voient une mainmise sur laquelle ils n’ont pas d’emprise. En 2016, les États-Unis ont renoncé à la tutelle du Département du Commerce. Reste à savoir par quoi la remplacer, un organisme dépendant de l’ONU (ce que refuse Washington) ou un organisme international où figureraient les grandes entreprises du Net ?

Internet participe également du soft power américain, étant un vecteur alternatif du monde libéral, par le biais notamment des réseaux sociaux Facebook, Twitter, Linkedin… C’est pourquoi «Internet doit être considéré en conséquence non comme un outil d’influence, mais comme un outil qui démultiplie l’influence[5]».

Big data et open data
«Les Français et les Européens transfèrent massivement leurs données personnelles sur le continent nord-américain. La France fait partie certainement des premiers exportateurs mondiaux de vie privée [ . . Nous avons cédé les droits et la propriété de souvenirs, d’images, de notre passé, de nos pensées à des sociétés de services informatiques sur un autre continent régi par un autre droit, une autre langue et sur lequel la moindre procédure judiciaire est d’un coût dissuasif. » (Pierre Bellanger)

L’accès aux informations pertinentes est effectivement devenu une préoccupation majeure et, dans un monde toujours plus ouvert, les données constituent incontestablement le pétrole de notre siècle d’hyper-communication peu ou prou consentie des renseignements personnels.

Un rapport officiel américain[6] permet de comprendre comment les États-Unis cherchent à mettre en place un système qui leur permettra de préserver leur domination dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Leur objectif est d’inviter à favoriser le partage de l’information scientifique entre les chercheurs. Ce qui sous-tend que les données et les informations soient normalisées pour pouvoir être tracées, contrôlées, agrégées et utilisées à leur profit.

Il est par ailleurs intéressant de voir de quelle manière les nouveaux géants de l’économie numérique (Airbnb, Uber, Tripadvisor) fondent leur puissance sur la seule collecte de données, leur compilation puis la revente sous forme de contacts commerciaux, sans investissement en biens corporels, seulement en publicité. S’agirait-il d’une économie développée hors sol, s’interrogent certains ? Probablement pas, mais un nouveau business model où le profit va à celui qui dispose de l’information pertinente.

Ce faisant, dans ce nouveau schéma d’analyse stratégique, les compétiteurs économiques se dépossèdent — au moins partiellement — de leurs propres données commerciales au profit de multinationales du Big Data, ce qui n’est certainement pas sans risque, notamment en matière de confidentialité des secrets d’affaires des entreprises. Dans divers milieux économiques, en off, certains s’en émeuvent et réfléchissent aux dangers émergents qui en découlent.

En tout état de cause, entre Big Data et Open Data, les deux philosophies s’affrontent désormais plus que jamais, fournissant aux données collectées, analysées et restituées une valeur exceptionnelle.

Une tentative d’indépendance numérique ?
Sur ce terrain, la réplique est également venue des juges européens. Témoignant en effet d’un regain de souveraineté inespéré, la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE)[7], a rendu un arrêt infligeant un camouflet aux autorités américaines. Se livrant à l’analyse des normes en vigueur s’agissant de la protection des données personnelles, la CJUE devait trancher en regard de la Directive 95/46 aux termes de laquelle il est énoncé que chaque pays membre de l’UE doit instituer une autorité de protection des données personnelles.

De même, aux termes de l’arrêt du 6 octobre 2015, la CJUE a estimé que les États-Unis n’offraient précisément pas de garanties suffisantes quant à la sécurité des données à caractère personnel des citoyens de l’UE. Par conséquent, le « Safe Harbor » adopté outre-Atlantique en juillet 2000 est déclaré inopérant en regard des règles de confidentialité européennes érigées par la Directive 95/46. Depuis, un nouvel accord «EU-US Privacy Shield» a été rendu public le 4 février 2016. Plusieurs exceptions demeurent, et notamment celles qui renforcent les obligations de coopération en matière de corruption internationale (FCPA) et de fiscalité personnelle (FATCA).

Cette velléité d’indépendance numérique suffira-t-elle si l’on se souvient des mots du président américain Obama, prononcés en février 2015, en réponse aux accusations d’espionnage numérique après les révélations de l’affaire Snowden, énonçant avec un ascendant affirmé que les États-Unis ont créé et diffusé Internet et que par conséquent ils sont propriétaires des données qui empruntent ce réseau. En termes de domination, on ne saurait être plus clair…

Olivier de MAISON ROUGE

Lectures Françaises

Written by Arnaud de Brienne

11 mars 2018 at 9 h 45 min

Bobards d’Or 2018 : votez en ligne !

Votez pour élire les meilleurs bobardeurs : seuls les 5 meilleurs désinformateurs, sélectionnés ci-dessous par les internautes, seront retenus pour la cérémonie du 12 mars. Le soir du 12 mars, le public présent dans la salle décidera auquel de ces cinq journalistes ou médias sera décerné le Bobard d’Or 2018.

Voter en ligne

Les Bobards d’Or

Written by Arnaud de Brienne

8 mars 2018 at 22 h 01 min

Voici comment consulter ce que Google sait sur vous

Google vous espionne en permanence. Voici comment consulter, supprimer et limiter cette collecte obsessionnelle de vos données personnelles.

La pieuvre américaine vous en remercie en collectant vos données personnelles via les tentacules de ses services.

Vous recherchez une vidéo YouTube: Google archive.

La puce GPS de votre smartphone Android vous localise à Paris : Google archive.

Vous vous baladez sur Facebook grâce au navigateur Chrome : Google archive.

 Ces milliers de données sont soigneusement rangées dans le tiroir à archives de votre compte Google.

Au profit de qui ?

Le cœur sur la main, l’ogre de Mountain View (États-Unis) jure ses grands dieux que cette collecte compulsive sert avant tout l’Internaute.

Le discours officiel: «Votre activité contribue à rendre votre expérience Google plus rapide, plus intelligente et plus utile.»

Oui, vous avez le droit de ricaner.

La publicité pour un expert de l’électroménager qui vous suit partout depuis que vous avez recherché sur Google des infos sur les lave-vaisselle n’est pas le fruit du hasard.

Google voit tout, entend tout. Et utilise tout, à votre profit (un peu), au sien (beaucoup).

Effort de transparence

Petite éclaircie dans la grisaille, le colosse tente de vous amadouer en consentant un effort de transparence.

Vous souhaitez découvrir tout ce que Google sait de vous ? Et éventuellement supprimer certaines données, voire limiter la collecte ?

Le géant de la recherche vient d’inaugurer une nouvelle page, limpide et fonctionnelle, pour vous faciliter la vie.

Accéder à la page Google « Mon activité »

La nouvelle page Google Mon activité est désormais le point de rendez-vous par excellence à l’heure de décortiquer tout ce que Google archive à votre sujet.

+ Cliquer ici pour accéder à la page Google Mon activité

Les yeux ébahis, vous découvrez minute par minute, heure par heure, jour par jour, l’enregistrement détaillé de vos activités au cœur des services Google.

Sont encodées vos activités et vos recherches sur: Android, Chrome, Google Maps, Recherche, Recherche d’images, Recherche de vidéos, Trajets Google Maps, YouTube.

Consulter l’historique de vos trajets

En marge de cet archivage obsessionnel, Google se fait fort d’enregistrer vos déplacements via la puce GPS de votre smartphone et/ou de votre tablette.

«Redécouvrez les lieux que vous avez visités et les itinéraires que vous avez empruntés dans l’historique de vos trajets», positive le moteur de recherche.

+ Cliquer ici pour consulter l’historique de vos trajets associé à votre compte Google

La plate-forme pousse le vice jusqu’à présenter le classement des «lieux que vous fréquentez le plus souvent».

Effacer des données archivées

Vous souhaitez éclaircir, voire supprimer, cet archivage effréné de vos données personnelles?

Soulagement, la page Google Mon activité vous en laisse la possibilité, sans vous mettre des bâtons dans les roues.

À partir de la page Google Mon activité, cliquez sur Supprimer des activités par

Limiter la collecte des données

Une fois le nettoyage de printemps bouclé, libre à vous de limiter partiellement ou autant que possible la collecte des données personnelles.

Prenez à nouveau la direction de la page Google Mon activité.

Cliquez sur Commandes relatives à l’activité

6 interrupteurs vous autorisent à activer / désactiver 6 collectes : Activité sur le Web et les applications, Historique des positions, Informations provenant des appareils, Activité vocale et audio, Historique des recherches YouTube, Historique des vidéos regardées sur YouTube.

Les moutons rebelles.com

Written by Arnaud de Brienne

13 septembre 2017 at 22 h 55 min

Opération Mélenchon , ou comment le Système fabrique une opposition factice à Macron

Relevée sur Polemia, la démonstration très claire et lucide de la grande manipulation en cours depuis environ un an

 

♦ La promotion médiatique de Jean-Luc Mélenchon et de sa France insoumise a pris son essor à l’occasion des élections présidentielles de 2017. Mais depuis la victoire d’Emmanuel Macron elle n’a pas cessé, bien au contraire : au point que Jean-Luc Mélenchon fait figure d’opposition officielle de Sa Majesté, omniprésente dans les médias mainstream.

Pourquoi ? Parce que la promotion d’une alternative de gauche radicale et immigrationniste s’inscrit dans la stratégie européenne de la superclasse mondiale.


Deux mâchoires, un même piège

La superclasse mondiale a deux fers au feu en effet :

  • d’un côté, promouvoir, bien sûr, les hommes politiques qui s’affichent libéraux et libertaires, donc qui se rangent officiellement sous la bannière de son idéologie ; en France elle a donc assuré la promotion d’Emmanuel Macron ;
  • mais, d’un autre côté, elle s’efforce aussi de promouvoir une opposition de gauche à ces mêmes politiciens. De façon à empêcher l’émergence d’une véritable opposition patriote et alternative au mondialisme et au néo-capitalisme en Europe. C’est la fonction dévolue en France à Jean-Luc Mélenchon.

Ce sont les deux mâchoires du même piège destiné à museler les Européens.

Les précédents européens

Ce dispositif a déjà été expérimenté en Grèce, en Espagne et en Italie.

Le Système a assuré la promotion de Syriza en Grèce et de Podemos en Espagne, pour capter la colère populaire au profit de l’ultragauche altermondialiste et immigrationniste :

En Grèce, cela s’est d’ailleurs justement fait après avoir démantelé l’opposition de la droite patriote qui progressait à chaque élection en s’attaquant au mouvement Aube Dorée, opportunément présenté comme une organisation criminelle à caractère néo-nazi. Un grand classique de la diabolisation des dissidents en Europe !

En Italie, le Mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo s’inscrivait dans un processus comparable, même s’il se positionnait moins nettement à gauche : il a surtout servi à concurrencer l’opposition de droite aux élections en captant à son profit le rejet des électeurs vis-à-vis des partis institutionnels.

Une opposition factice au Système

Or cette gauche et ces mouvements « alternatifs » présentent la caractéristique essentielle et commune de ne rien entreprendre de sérieux pour changer le Système : en Grèce, Syriza applique avec zèle le programme déflationniste défini par la « troïka » bruxelloise et, en Espagne, Podemos a surtout réussi à rendre le pays ingouvernable, en refusant toute alliance politique.

En outre cette gauche prétendument alternative se prononce toujours en faveur de l’ouverture des frontières et de l’immigration : elle ne gêne donc nullement la superclasse mondiale qui se sert du chaos migratoire comme brise-glace des nations européennes.

Et en Italie, les élus locaux « cinq étoiles » n’ont pas réussi grand-chose sinon démontrer « qu’ils ne savaient pas gouverner », selon le propos peu amène du président du Conseil Matteo Renzi : ils viennent d’ailleurs d’être largement sanctionnés par les électeurs aux élections municipales de juin 2017.

Voter pour ces formations ne menace donc en aucune façon l’oligarchie ! Elle permet en effet de neutraliser la révolte populaire.

Opération Mélenchon

En France, la promotion médiatique de Jean-Luc Mélenchon sert l’oligarchie de deux façons.

Lors de la campagne présidentielle, elle a d’abord servi à marginaliser la candidature de Benoît Hamon et surtout à concurrencer Marine Le Pen – l’objectif principal – en captant au profit de la France insoumise une partie de l’électorat populaire, séduit par les saillies du tribun Mélenchon. Le piège s’est refermé lorsque Marine Le Pen a essayé de concurrencer sur sa gauche le programme crypto-communiste de la France insoumise, ce qui a déçu ses soutiens de droite et favorisé par contrecoup l’élection d’Emmanuel Macron.

Depuis la victoire de ce dernier, la promotion de Jean-Luc Mélenchon a désormais pour fonction principale de rendre l’opposition de droite et patriote aphone. Les médias mainstream n’évoquent en effet cette opposition que pour s’étendre à l’infini sur ses divisions : que ce soit pour insister sur la pluralité de candidatures à la présidence des Républicains ou pour gloser à l’infini sur les luttes de tendances au sein du Front national. Mais jamais pour lui donner la parole comme opposition.

Champ libre, donc, pour les soliloques médiatiques de Jean-Luc Mélenchon !

Un repoussoir commode

Mais Jean-Luc Mélenchon ne menace nullement le Système comme il le prétend.

Son programme évoque, certes, une sortie des traités européens et de l’OTAN. Mais il reste écologiquement correct (il préconise même une planification écologique !), culturellement correct (il préconise la création culturelle émancipée…), juridiquement correct (il propose d’inscrire de nouveaux droits de l’homme dans la Constitution) et surtout correct sur les plans migratoire et communautaire : pendant la campagne électorale il a même organisé une minute de silence en faveur des migrants disparus en mer ! Et son programme économique est suffisamment ringard pour dissuader les milieux économiques.

La France insoumise sert donc de repoussoir commode à la France en marche ! Mais toutes s’accordent sur un point : faire taire l’opposition nationale et patriote par tous les moyens. Les « gros ballots », comme dit si aimablement Jean-Luc Mélenchon.

La superclasse mondiale s’appuie aussi sur la gauche extrême

Les poings levés des élus de la France insoumise et les drapeaux rouges et noirs de l’extrême gauche brandis devant les caméras, comme hier les cols Mao des bobos, ne tromperont que le public naïf des médias mainstream : cette extrême gauche n’est pas contre le Système, elle roule au contraire pour lui.

Car ces prétendus anticapitalistes combattent avant tout ceux qui… refusent la loi de l’argent, les patriotes et les identitaires. Comme durant la campagne présidentielle les candidats d’extrême gauche ont surtout attaqué Marine Le Pen et François Fillon, mais quasiment jamais Emmanuel Macron.

Comme ces prétendus « altermondialistes » ne militent pas contre le mondialisme : ils veulent seulement un mondialisme qui aille dans leur sens. Comme ces prétendus « antifascistes » font des risettes aux islamistes. Comme ces prétendus militants de « la cause animale » ne trouvent jamais rien à dire contre l’abattage hallal. Comme ces « féministes » estiment que le voile islamique libère les femmes. Comme les No Border, en favorisant par tous les moyens l’immigration en Europe, concourent activement à la constitution de l’armée de réserve du capital.

La superclasse mondiale s’accommode très bien, aujourd’hui comme hier, de l’extrême gauche, même si elle pense que le néo-libéralisme réussira là où la Révolution communiste a échoué. Car tout ce qui peut ébranler les nations européennes contribue à renforcer son pouvoir transnational.

La France insoumise et la France en Marche ne s’opposent pas : elles avancent au contraire main dans la main.

Michel Geoffroy
6/09/2017

Polemia

Written by Arnaud de Brienne

10 septembre 2017 at 11 h 02 min

Animation sur la lobotomisation numérique

Written by Arnaud de Brienne

9 septembre 2017 at 16 h 58 min