Le blog d'Arnaud de Brienne

Petits antidotes contre la pensée unique et pour la prévention du Sida mental

Archive for the ‘Réinformation’ Category

I-Media n°261 – Les meilleures manips de l’été

TVLibertés

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Written by Arnaud de Brienne

3 septembre 2019 at 22 h 41 min

Vers une crise financière et économique sans précédent

Taux négatifs : jusqu’où peut-ont aller ? Un peu d’économie-fiction

« Les taux négatifs ne figurent pas dans les manuels d’économie, les grands économistes n’ayant pas envisagé ce scénario qui paraissait complètement aberrant. Pourtant, ils existent bien, depuis des années maintenant, et ils s’étendent. L’Allemagne emprunte désormais jusqu’à 30 ans à taux négatif (-0,5% à 10 ans, -0,004% à 30 ans) et 60% de la dette souveraine de la zone euro, soit 4.800 milliards €, offre des rendements négatifs.

Mais pourquoi des investisseurs achètent-ils ces actifs financiers (acquérir ces obligations leur coûte de l’argent au lieu d’en rapporter) ? Certains le font pour se conformer à des obligations réglementaires (Bâle III incite à détenir des dettes souveraines, considérées comme sûres, plutôt que des actions), mais cela n’explique pas tout. En fait, ces investisseurs pensent que les taux vont encore baisser, et que, par conséquent, ils réaliseront un profit en revendant ces obligations.

Jusqu’où peut-on aller ainsi : -2%, -3% ? Justement, faisons un peu d’économie-fiction et imaginons ce que donnerait un taux négatif de -10% :

Pour l’épargne, c’est catastrophique : vous avez 100.000 € à la banque, l’année d’après 90.000 € (au lieu de toucher des intérêts, vous les perdez), ensuite 81.000 € (-10% de 90.000 €), etc. jusqu’à tout perdre.

Pour le crédit, c’est magique : si vous empruntez 100.000 € sur 10 ans (in fine, c’est-à-dire remboursement du capital à l’échéance), au lieu de verser 10.000 € d’intérêt à la banque, c’est le contraire, la banque vous les verse, et ainsi de suite pendant 10 ans. Au bout de 10 ans, vous vous retrouvez donc avec 200.000 € (les 100.000 € empruntés + 10 fois 10.000 € d’intérêts perçus), vous remboursez les 100.000 € empruntés et vous gardez 100.000 €, que vous avez donc obtenus gratuitement.

Le travail de transformation des banques est inversé, elles puisent dans l’épargne pour payer les emprunteurs. La demande de crédit explose, bien sûr, mais ça ne dure pas longtemps car les épargnants préfèrent vider leurs comptes, afin d’éviter de perdre 10% par an, pour acquérir des actifs tangibles (immobilier, or pour les plus malins, bitcoin), ce qui fait exploser leurs prix au passage. Les banques n’ont plus de ressources et c’est bientôt le credit crunch.

Pour la majorité des ménages, qui ont peu d’épargne et n’empruntent pas ou peu, le déplacement de l’épargne et des liquidités en général vers les actifs tangibles fait exploser les prix de l’immobilier et des matières premières (carburant, électricité, alimentation), ce qui provoque un effondrement de leur pouvoir d’achat.

Mais l’État vient à leur rescousse. Comme emprunter lui rapporte de l’argent, il fait exploser son déficit afin de « soutenir la demande », c’est-à-dire distribuer des allocations à foison. Mais bientôt l’évanouissement de l’épargne fait qu’il n’y a plus d’acheteurs pour sa dette, et c’est la crise pour lui aussi.

Les grosses entreprises empruntent ou lèvent de l’argent comme l’État, mais la fête est bientôt terminée. Les PME voient leurs coûts exploser (matières premières, énergie), leur situation se dégrade, aucune banque ne leur prête de l’argent. La crise économique pointe son nez.

La Banque Centrale Européenne, qui jusqu’ici faisait tourner sa planche à billets à plein régime, voit l’inflation décoller (à cause des matières premières) et décide d’arrêter cette politique. En outre, l’évaporation de l’épargne vers les actifs tangibles n’est rien d’autre qu’une « fuite devant la monnaie » annonciatrice d’une vague d’hyperinflation. La BCE a le choix entre l’hyperinflation (si elle accélère son QE) ou la remontée des taux d’intérêt en territoire positif (si elle l’arrête). Dans les deux cas, une crise dantesque s’annonce. Christine Lagarde décide de tirer à pile ou face.

Nous sommes bien sûr ici dans un scénario limite, le système aura explosé avant, mais finalement il ne fait que caricaturer ce qui se passe en ce moment… »

Olivier Demeunelaere : Regards sur l’économie

Written by Arnaud de Brienne

28 août 2019 at 6 h 05 min

Présent : l’abonnement anti-Facebook

Face à la censure sur les réseaux sociaux nous lançons une offre spéciale d’abonnement papier + numérique

Si le rideau de fer numérique se referme, aidez-nous à conserver, voire à, développer le support papier. C’est l’une des rares ripostes possibles à cette dérive liberticide.

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Written by Arnaud de Brienne

27 août 2019 at 6 h 39 min

Publié dans presse, Réinformation

A qui profitent les incendies en Amazonie ?

Pendant que les braves gens s’extasient du geste philanthropique concédé par le groupe LVMH (10 millions d’euros) pour contribuer à compenser, même symboliquement, le désastre en cours, il faudrait peut-être se poser la question de l’origine de ces feux issus de centaines de foyers différents. On en arriverait vite à s’en poser d’autres sur l’agriculture et l’élevage intensifs développés dans cette partie du monde. Qui en profite réellement ? Qui vend les semences et les produits phytosanitaires ? Qui domine ces marchés ? Puis les plus curieux, aux limites de l’insolence, en viendraient même à s’interroger sur les formidables gisements aurifères amazoniens et les convoitises qu’ils suscitent. Les réponses ne viendront certes pas du journal télévisé, ni du Monde…

A propos de la générosité du groupe LVMH qui avait déjà mis la main à la poche pour contribuer à la reconstruction de Notre-Dame de Paris, où en est l’enquête ?

Written by Arnaud de Brienne

26 août 2019 at 23 h 05 min

Reportage de Vincent Lapierre : Bilderberg 2019

Written by Arnaud de Brienne

8 août 2019 at 7 h 31 min

Nos media préfèrent bavarder sur la canicule

Publico indique que les services de renseignements espagnols ont facilité l’attentat terroriste de Barcelone en 2017

Dans un reportage explosif, le site d’information Publico allègue que le Centre national de renseignement (CNI) espagnol a suivi de près la cellule terroriste du groupe État islamique (EI) qui a perpétré les attentats du 17 août 2017 à Barcelone, jusqu’au jour même de l’attaque. Loin d’arrêter la cellule avant qu’elle n’effectue les attentats, qui ont fait 21 morts et 130 blessés, le CNI les a laissé procéder. Les responsables du siège du CNI ont ensuite tenté de supprimer le dossier du chef de cellule Abdelbaki Es-Satty au début de l’enquête sur l’attaque.

Le reportage de Publico constitue une preuve d’un comportement criminel au plus haut niveau de l’État espagnol, soutenu par les agences de renseignement d’autres puissances de l’OTAN qui ont lancé la guerre par procuration en Syrie en se servant des islamistes, dont l’EI est issu. Les gouvernements des pays de l’OTAN et les principaux organes de presse américains et européens ont réagi avec un silence assourdissant.

Le reportage de Publico, s’appuyant sur des documents fournis par le CNI aux fonctionnaires de police enquêtant sur l’agression et sur des entretiens avec la police et le CNI, commence par expliquer comment les liens d’Es-Satty avec le CNI ont été connus. L’attentat de Barcelone a été déclenchée de manière inattendue, lorsque Es-Satty s’est accidentellement fait exploser dans une planque à Alcanar où la cellule fabriquait des bombes. Les survivants de la cellule ont rapidement décidé de faire foncer un camion sur les passants de l’avenue La Rambla à Barcelone. Plusieurs sont morts plus tard, lors d’une fusillade avec les forces de l’ordre à Cambrils.

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Written by Arnaud de Brienne

28 juillet 2019 at 8 h 47 min

Facebook censure l’OJIM

Facebook, la censure estivale en douce

Alors que la loi Avia qui va mettre une pression maximale sur Facebook pour censurer les « discours de haine » (comprendre tout propos un peu contraire aux intérêts du monde libéral libertaire) n’est pas encore mise en application, l’Observatoire vient d’observer un cas de censure silencieuse sur un de ses articles.

Le 6 juillet 2019 nous publiions une tribune libre d’un de nos lecteurs sur Alain Duhamel. Une tribune critique mais aucunement grossière et reposant sur des faits : sa carrière universitaire, ses relations avantageuses, sa légion d’honneur. Exprimant donc des opinions sur un homme public exerçant dans le domaine des médias depuis … certains diraient depuis toujours.

Depuis le 22 juillet 2019 au matin, tous les post du réseau social comportant un lien URL vers l’article (y compris celui de la page Facebook de l’Ojim) ont été discrètement supprimés, et la mise en ligne de tout post contenant ce lien URL est désormais techniquement impossible.

On peut supposer que Alain Duhamel a des amis, des amis qui « signalent » à Facebook un contenu « dangereux » ou « extrémiste » ou « de haine », contraire aux standards de la « communauté » et autres « valeurs » de Facebook. Pour les valeurs d’Alain Duhamel, ce sont les mêmes que celles du réseau social, il suffit de relire notre tribune pour comprendre lesquelles. Bon été quand même.

Pour passer outre la censure, abonnez-vous à la newsletter de l’Ojim.

Observatoire du journalisme

Written by Arnaud de Brienne

23 juillet 2019 at 22 h 45 min