Le blog d'Arnaud de Brienne

Petits antidotes contre la pensée unique et pour la prévention du Sida mental

Archive for the ‘Révisions’ Category

Où en est l’enquête sur l’incendie de Notre-Dame de Paris ?

Nombreux sont nos concitoyens à s’interroger sur le traitement médiatique du drame de l’incendie de Notre-Dame de Paris et le moins qu’on puisse dire c’est que les choses sont moins claires qu’il n’y parait. Tandis que les éternels gogos continuent de dénoncer le complotisme supposé de tout individu ou organisation qui pourrait émettre quelque réserve sur les versions officielles de nos dirigeants et plus encore sur leur silence, d’autres, nettement plus clairvoyants, s’interrogent sur les origines de ce drame. Thierry Meyssan, bien connu pour son ouvrage « L’effroyable imposture » analysant sans concession la version officielle de l’horrible attentat du « 11/09 » qui avait détruit les tours du World Trade Center à New-York, livre une intéressante analyse sur les causes éventuelles de l’incendie de Notre-Dame de Paris.

L’enjeu caché de la restauration de Notre-Dame

Par Thierry Meyssan

L’Élysée a utilisé l’incendie de Notre-Dame de Paris pour mener à bien un projet qui dormait dans les cartons. Il a fixé des règles inédites, hors des procédures d’appel d’offres et de respect du patrimoine non pas pour restaurer la cathédrale, mais pour transformer l’île de la Cité en premier lieu touristique d’Europe à la veille des Jeux olympiques de 2024. Pour éviter les contraintes judiciaires, il a arbitrairement imposé l’hypothèse d’un sinistre de chantier.

JPEG - 30.3 ko

L’incendie de la cathédrale Notre-Dame

Lorsque l’incendie de Notre-Dame a débuté, le 15 avril 2019 au soir, tous les médias français et beaucoup d’étrangers, se sont tournés vers la cathédrale en feu. De nombreuses télévisions étrangères ont débuté leur journal par cette nouvelle, mais pas France2.

La chaîne publique avait prévu de le consacrer au discours annoncé du président Macron concluant le « Grand débat national ». La rédaction, complétement sonnée par l’émoi provoqué par ce drame imprévu, y consacra son journal, non sans avoir au préalable regretté que le président reporte son discours sine die ; un discours à ses yeux beaucoup plus important.

La froideur de la plupart des journalistes et la stupidité des commentaires à chaud des politiques ont soudainement montré le gouffre béant qui sépare leur univers mental de celui des Français. Pour la classe dirigeante, la beauté de Notre-Dame ne saurait faire oublier que c’est un monument de la superstition chrétienne. Au contraire, pour le public, c’est le lieu où les Français se réunissent en tant que peuple pour se recueillir ou rendre grâce à Dieu.

En termes de communication, il y aura probablement un avant et un après cet incendie : une majorité de Français a été sidérée par ce sinistre, et révoltée par l’indifférence arrogante de sa classe dirigeante.

L’île de la Cité et l’industrie du tourisme

Immédiatement, le président de la République, Emmanuel Macron décidait non pas de reconstruire Notre-Dame, mais de réaliser un projet difficile qui attendait dans des tiroirs depuis deux ans et demi.

En décembre 2015, une mission avait été commanditée par le président de la République de l’époque, François Hollande, et la maire de Paris, Anne Hidalgo. Elle dura une année entière alors qu’Emmanuel Macron était ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

De nombreuses personnalités y ont participé, dont Audrey Azoulay, alors ministre de la Culture et aujourd’hui directrice de l’Unesco [1], ou le préfet Patrick Strzoda, alors directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et aujourd’hui d’Emmanuel Macron.

Elle était dirigée par le président du Centre des monuments nationaux, Philippe Bélaval, et l’architecte Dominique Perrault.

Constatant que l’île de la Cité est, depuis son remodelage par le Baron Haussmann au XIXème siècle, un complexe administratif fermé au public, hébergeant la Sainte-Chapelle et la cathédrale Notre-Dame de Paris, la mission proposa de la transformer en une « île-monument ». L’opportunité en est fournie par le déménagement du Palais de Justice, la réorganisation de la Préfecture de Police et de l’hôpital de l’Hôtel Dieu. Il sera en effet possible de tout réorganiser.

La mission a ainsi listé 35 chantiers coordonnés, dont la création de voies de circulation souterraines et la mise sous verrière de nombreuses cours intérieures, pour faire de l’île la promenade obligée de 14 millions de touristes annuels et, éventuellement, des Français.

Le rapport de la mission [2] évoque l’incroyable valeur commerciale de ce projet, mais ne dit pas un mot de la valeur patrimoniale, particulièrement spirituelle, de la Sainte-Chapelle et de Notre-Dame qu’elle aborde exclusivement comme des sites touristiques, sources potentielles de revenus.

Malheureusement cet ambitieux projet ne pouvait, selon ses auteurs, être réalisé rapidement non pas tant du fait de l’absence de financement que des lourdes habitudes administratives et des énormes contraintes juridiques. Bien qu’il n’y ait que peu d’habitants sur l’île, la moindre expropriation peut durer des décennies. Plus étonnant, le directeur du Centre des monuments nationaux semblait regretter l’interdiction de détruire une partie du patrimoine pour mettre en valeur une autre partie. Etc.

JPEG - 32.6 ko

Le projet de la mission Bélaval/Perrault

Les choix de l’Élysée

Dans les heures qui suivirent, il fut évident que des fonds très importants seraient offerts par des donateurs allant du simple citoyen à de grandes fortunes. L’objectif de l’Élysée fut donc de mettre en place une autorité capable de mener à fois la reconstruction de Notre-Dame et la transformation de l’île de la Cité.

Le lendemain, 16 avril, au cours d’une intervention télévisée, le président Macron déclarait : « Alors oui, nous rebâtirons la cathédrale Notre-Dame plus belle encore, et je veux que cela soit achevé d’ici 5 années » [3]. Oublions le « je veux » caractéristique non d’un élu républicain, mais d’un chef d’entreprise. 5 ans, c’est extrêmement court, surtout au regard du siècle et demi de la construction de la cathédrale. Cependant c’est le temps nécessaire pour que les travaux soient terminés à temps pour les touristes des Jeux olympiques de 2024 et de l’Exposition universelle qui était planifiée pour 2025. C’était la date prévue par la mission Bélaval-Perrault.

Le surlendemain, 17 avril, le Conseil des ministres fut entièrement consacré aux conséquences de l’incendie. Trois décisions importantes furent actées :
– Nommer l’ancien chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, pour conduire depuis l’Élysée une mission de représentation spéciale « afin de veiller à l’avancement des procédures et des travaux qui seront engagés » ;
– Faire adopter par le parlement un projet de loi [4] régissant la collecte de fonds, régularisant la nomination du général Georgelin qui a atteint la limite d’âge et surtout exemptant sa mission de toutes les procédures d’appel d’offres, des lois de protection du patrimoine, et de toutes les contraintes qui pourraient survenir ;
– Lancer un concours international d’architecture pour reconstruire Notre-Dame.

Une autre décision était prise : étouffer tout débat sur les causes de l’incendie afin d’éviter qu’une enquête judiciaire ne vienne perturber ce bel agencement.

Le mensonge d’État

Immédiatement, le nouveau procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, nommé sur intervention personnelle d’Emmanuel Macron, assure que la piste criminelle n’est pas privilégiée et que l’incendie est lié à un accident de chantier.

Cette assurance provoque une levée de bouclier chez les experts du site, pompiers, artisans et architectes, pour qui aucun élément de chantier n’était capable de provoquer un tel incendie, à cet endroit et à cette vitesse.

L’insistance du Procureur et celle du préfet de Police, Didier Lallement, à prendre position à un moment où aucun enquêteur n’avait été en mesure de se rendre sur le lieu de l’incendie atteste de l’élaboration d’une version officielle qui ne contraigne pas à de longues investigations bloquant le site. Elle alimente aussi les interrogations sur la piste arbitrairement écartée, celle d’un acte anti-chrétien ou anti-religieux, notamment dans le contexte du vandalisme contre les églises (878 profanations en 2017), de l’incendie volontaire de l’église Saint-Sulpice le 17 mars, voire de l’incendie de la mosquée Al-Marwani sur l’esplanade d’Al-Aqsa à Jérusalem.

En outre, sachant que la majorité des grands incendies intervient dans le cadre de projets immobiliers, l’hypothèse d’un acte volontaire pour permettre la transformation de l’île de la Cité doit être examinée.

Ces questions sont toutes légitimes, mais en absence d’enquête aucune réponse définitive ne l’est.

Certes, l’objectif du président Macron est louable, mais sa méthode est bien étrange. Certes, il n’est pas possible de lancer un tel chantier sans changer les règles de droit, mais si la nomination d’un officier général de premier plan est une garantie d’efficacité, ce n’en est pas une de respect du droit.

Réseau Voltaire

Publicités

Written by Arnaud de Brienne

5 mai 2019 at 12 h 12 min

Le vrai courage du patron de PSA qui ose dénoncer la supercherie du véhicule électrique

Les « mamamouchis », généralement, pour ne pas dire presque tout le temps, ne brillent pas par l’originalité de leurs pensées toujours convenues et nécessairement dans le spectre « moyen » de la « moyenne » souhaitée et admise par le système dont ils ne sont que des serviteurs extrêmement bien payés.

Être un « mamamouchi », c’est être un servile collaborateur. Un « salarié » presque comme les autres. C’est le prix de la paye et de la compromission qui change.

On est « meilleur », ce qui veut dire que l’on a nettement moins de problèmes moraux quand le chèque comporte plusieurs zéros.

Dans ce monde affligeant qu’est celui de la politique ou des « grands patrons », qui n’ont rien de grand et ne raisonnent plus qu’en management de la peur et par la peur pour l’asservissement total de tous les salariés qui leur sont confiés, une exception assez remarquable est à noter.

C’est le patron de PSA, Carlos Tavares, qui a eu le courage immense et l’honnêteté intellectuelle de tenir des propos très critiques sur la pertinence de la voiture électrique.

La transition énergétique est une vaste fumisterie. Nos aimables politiciens se lancent dans une voie qui nous mène à un mur ou à un précipice. Il n’est en aucun possible, ni souhaitable en termes environnementaux, d’équiper tous les possesseurs de véhicules thermiques classiques par des véhicules électriques. Cela ne peut pas fonctionner. Laissons la parole à Carlos Tavares, le patron de PSA.

Carlos Tavares, président de PSA, propos critiques sur la voiture électrique…

« Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d’aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.

Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n’est pas aussi beau que ça en a l’air, sur le recyclage des batteries, l’utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge ? »

« Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?

Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?

Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?

Je m’inquiète en tant que citoyen, parce qu’en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible. »

« […] On est en train d’évoluer d’un monde où la technologie était neutre vers un monde où on nous instruit d’aller dans la direction du véhicule électrique. […]

Simplement, si on nous donne l’instruction de faire des véhicules électriques, il faut aussi que les administrations et les autorités […] assument la responsabilité scientifique du fait qu’ils nous ont instruits de faire des véhicules électriques. »

Depuis cette intervention, Carlos Tavares a réitéré à plusieurs reprises son scepticisme, notamment le 1er septembre dernier, comme le rapportait alors Ouest-France : « L’alerte que j’ai voulu donner il y a quelques mois est qu’il n’y a pas […] d’études d’impact, ni d’études à 360 degrés de ce que signifie une mobilité 100 % électrique. Les gouvernements et les responsables politiques de l’Union européenne sont en train de prendre la responsabilité scientifique du choix de la technologie. »

Les propos hallucinants sur les autres dirigeants qui sont plus légalistes !

Voici comment le journaliste vient relativiser et amoindrir la portée des propos de Carlos Tavares.

« Avis sincère ou effet d’annonce ? Difficile de trancher, selon Florence Lagarde : «C’est un peu inattendu, car il est le seul dirigeant de constructeur automobile à tenir ce discours anti-électrique et anti-réglementation, les autres sont plus légalistes et moins dans l’avis personnel. […] C’est peut-être réellement ce qu’il pense, car il en est persuadé, mais ça peut aussi être une posture alarmiste pour frapper les esprits.» »

Vous rendez-vous compte du niveau d’incapacité collective de penser dans laquelle nous sommes tombés ?

Si un individu, et il s’agit tout de même du patron de l’un de nos plus gros groupes, émet des « réserves » somme toute très « polies », on indique implicitement qu’il n’est pas « légaliste ».

Je ne sais pas vous, mais moi je trouve que Carlos Tavares est un révisionniste climatique. Certainement. Il doit bien être aussi un « phobe ». Oui, c’est ça , c’est un « électricophobe ».

Je pense même que pour dire des choses pareilles, il doit être un peu fasciste et raciste… Avec un prénom comme Carlos, je suis persuadé que c’est un raciste anti-électrique.

N’oublions jamais que quand tout le monde pense pareil, plus personne ne pense.

Encenser la diversité c’est très bien, mais cela implique aussi… une diversité de pensée, et les sociétés ne se développent et ne s’épanouissent que lorsque les opinions peuvent s’exprimer.

Bravo donc au courageux Tavares pour sa liberté de ton précieuse dans ce secteur, où il n’est plus autorisé de penser. Le réchauffement climatique ne se discute pas. La politique écologiste ne se discute pas. La politique nucléaire de la France ne se discute pas. La transition énergétique ne se discute pas… La fiscalité ne se discute pas.

Quoique pour ce dernier point, les prochaines semaines pourraient bien faire évoluer les choses.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Insolentiae

A lire aussi, un article paru en 2013 mais qui dénonçait déjà le mensonge d’une voiture électrique propre : « Officiel : les constructeurs automobiles avouent que la voiture électrique est polluante.

Renault, Citroën, Bolloré, Opel et Nissan corrigent leurs publicités »

Observatoire du nucléaire



Written by Arnaud de Brienne

27 novembre 2018 at 21 h 59 min

L’Europe…

Written by Arnaud de Brienne

30 juillet 2018 at 21 h 46 min

Mais qui a dit que les Français sont des veaux ?

« Les Français sont des veaux », se serait, selon la légende, exclamé le général de Gaulle depuis se retraite sécurisée, à Londres, en 1940.

Eh bien, à considérer la photo ci-dessus, le grand Charles s’était fourré le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Il suffit de considérer ces centaines de milliers de Français parisiens de tous âges descendus dans la rue, drapeau tricolore au poing, pour réclamer la défense intransigeante de nos frontières, de notre sol, notre langue, nos traditions, notre religion et pour la restauration d’un état de droit. Ils veulent tout simplement un avenir satisfaisant et vivable pour leurs enfants et petits-enfants. En France, c’est par millions qu’ils se sont mobilisés le 15 juillet 2018 contre l’insécurité, la gabegie des gouvernements successifs, leur laxisme, les politiciens corrompus, le fiscalisme écrasant, la presse aux ordres, la paupérisation, le démantèlement du système social et des retraites…. Des veaux tout ça ? Des lions voulez-vous dire !

Épilogue :
L’auteur de ce blog s’est sans doute un peu emballé au risque de commette une « fake news » (fausse nouvelle)… L’immense foule rassemblée dans toutes les villes de France sous les trois couleurs du drapeau français ne faisait que fêter la victoire d’une partie de ballon. Finalement, de Gaulle ne déraillait peut-être pas tant que ça ?

Written by Arnaud de Brienne

18 juillet 2018 at 7 h 12 min

Petits (et grands) antidotes… (MAJ du 05/01/2016)

Engagé dans d’autres travaux, ma contribution de blogueur se limitera dorénavant, le plus souvent et jusqu’au printemps prochain, à la mise à jour ponctuelle – hebdomadaire à mensuelle – d’une liste de sites et blogs susceptibles de constituer autant d’antidotes, plus ou moins efficaces selon la posologie ingérée, contre la pensée unique. En ces temps de confusion mentale, de panurgisme aigu, de manipulation de masse et après les « Je suis Charlie » et autre « Je suis Paris », en attendant les « Je suis RER », « Je suis Champs-Élysées », « Je suis Zénith » et autres déclinaisons tristement opportunes, au gré de l’actualité du terrorisme, il semble urgent de proposer au plus grand nombre des sources variées d’information, indépendantes des organes de la presse soumise à de puissants intérêts financiers et aux ambitions politiques alimentaires.

C’est parti pour la constitution de ce répertoire. Il y en aura pour tous les goûts, toutes les sensibilités et l’on ne peut, bien sûr, être en accord sur tout, loin de là, mais, par exemple, Le Blog des Blogs propose, à ce jour, – démarrons fort -, un répertoire de 160 sites et blogs résistants, d’opposition, souvent non conformistes et dont un certain nombre méritent en tout cas un détour attentif :

Réinformation :

Agoravox

Alter Info

Boulevard Voltaire

Contre info

Faits et documents

Medias-Presse-Info

Metamag

No Terror

Nord actu

Nouvelles de France

Novopress

Polemia

Politique magazine

Radio Courtoisie

Réinformation TV

Sputnik France

TV Libertés

 

Des hommes debout :

Chroniques de Gérard Pince

Gaëlle Mann

In-nocence -Renaud Camus

Le blog d’Yves-Marie Laulan

Le blog de Bernard Lugan

Le blog de Guillaume Faye

Le blog de Jacques Bordes

Le blog de Thierry Desjardin

Le blog de Thomas Ferrier

 

 

Catholiques et engagés

Civitas

Correspondance européenne

Le Salon beige

Renaissance catholique

 

Chroniques, tribunes, opinions libres… :

Carrefour de l’Horloge

Enquête et débat

Grains de sel

Le journal du chaos

La plume à gratter

Les 4 vérités

Les moutons enragés

L’insolent

Résistance 2017

 

Observatoires, sites d’information thématiques :

Collectif Racine

Contribuables associés

Observatoire de la christianophobie

Observatoire de la théorie du genre

Observatoire des programmes scolaires

Observatoire des subventions et gaspillages

Observatoire du mensonge

 

Géopolitique

Realpolitik.TV

 

Culture, histoire, racines…

Blogéléments

Iliade Institut

 

Les livres que l’on ne présentera pas à la télé :

La diffusion du Lore

Librairie Facta

Synthèse Éditions

 

Divers :

Devoir de mémoire

Guillaume Faye – archives

L’écho parisien

Le Blog des Blogs 

Les Bobards d’Or

Serge de Beketch – archives

 

Mise à jour à suivre…

Written by Arnaud de Brienne

21 décembre 2015 at 19 h 15 min

L’évidence du jour

Bachar-al-Assad

Written by Arnaud de Brienne

18 novembre 2015 at 22 h 46 min

La Sécu en son anniversaire mensonger

Anniversaire_SecuLa présidence de la république a cru opportun de commémorer le 70e anniversaire des décrets de 1945 instituant ce que l’on nomme, en France, sécurité sociale.

Mitterrand avait inventé de se rendre chaque année au congrès des mutuelles, sachant le poids « philosophique » de ces organisations ; Chirac l’a imité. Le même Chirac prétendit célébrer aussi, lorsqu’il fut à son tour élu chef de l’État, le 50e anniversaire des textes arbitrairement considérés comme fondateurs de la sécurité sociale.

Il osa les présenter en septembre 1995, comme constitutifs de l’identité française.

Afin de sauver le monopole, il décida de réformer la constitution en février 1996. Les nouvelles dispositions créaient un monstre juridique, qu’on appela d’abord loi d’équilibre, puis loi de financement de la sécurité sociale. Plus lourde que le budget de l’État elle pèse 476 milliards de dépenses prévues pour 2015 contre 373 milliards de dépenses de l’État.

Vingt ans plus tard, Hollande imite lui aussi ses prédécesseurs.

À son tour, le 6 octobre, il a présenté ce dispositif comme « pilier de la république ». Il y voit, de toute évidence, une sorte de petit gage moral donné à l’aile gauche de son électorat futur en vue des élections de 2017, s’il parvient à se présenter. L’union de la gauche serait ainsi scellée par la conservation du prétendu « modèle social français ».

Tout cela appelle par conséquent quelques remarques de la part de votre chroniqueur.

D’abord la ficelle paraît un peu grosse de fêter ce 70e anniversaire, comme on a fêté celui de la fin de la seconde guerre mondiale.

Les décrets Parodi, contresignés par le général De Gaulle, ne constituent qu’un maillon dans une chaîne, entre les assurances sociales de 1928, la charte du travail de 1941 et la loi communiste de 1946, puis les ordonnances de 1967, et enfin le plan Juppé de 1995.

La première affirmation à corriger est celle selon laquelle il s’agirait d’un « modèle ».

Chacun sait que l’embarcation prend l’eau de toutes parts. Chacun pourrait savoir aussi que la législation n’a cessé d’évoluer depuis la loi Ambroise Croizat, ministre PCF. Celle-ci tendait en 1946 à généraliser le système. Mais cette loi ne demeura en vigueur que quelques jours en juillet de la même année, échouant alors du fait de la grève des cadres.

Cette idée de l’invariance d’un prétendu « modèle » n’a guère commencé à se construire que dans les années 1990 et sous l’influence du parti communiste.

C’est à cette époque, avec pour effet de parvenir à une convergence avec les chiraquiens, qu’a été tiré des oubliettes le prétendu « programme du CNR ».

Sous cette appellation on s’est employé à confondre le travail du « Comité des experts » créé par Jean Moulin, avec ce qui n’était en réalité qu’un tract de quelques pages, tract intitulé « les Jours heureux », rédigé en 1944 par quatre dirigeants de l’appareil stalinien en France, Duclos, Frachon, Villon et Meunier.

Ce document restait extrêmement évasif, bien évidemment, sur ce qu’il appelait simplement un « plan de sécurité sociale ».

On doit aussi se départir, par ailleurs, 70 ans plus tard, de toute fixation sur les chiffres tels qu’ils sont fournis, de façon très grossière, par les administrations (in)compétentes et que l’on voit répercutés par les gros moyens de désinformation. Même lorsqu’ils se proposent de donner une vue réaliste, c’est-à-dire pessimiste sinon alarmiste, de la situation, ces agrégats comptables n’ont guère de signification.

L’important consistera à partir d’un constat : face aux diverses formes d’assurances, vieillesse, maladie, mais aussi accidents du travail, invalidité, maternité, etc., les Français incorporés de force dans des « régimes » c’est-à-dire des « contrats » non négociables, des règlements, unilatéralement imposés et monopolistes, ont cessé de croire à la pérennité du système en général.

Les sondages les plus récents confirment en effet ce qu’on appelle « inquiétude ». Ce sentiment est éprouvé par 80 % de nos concitoyens c’est-à-dire exactement le contraire de ce que suggère le mot « assurance ».

Autre indice de la faillite psychologique et même morale de l’assurance-maladie l’obligation récente faite aux entreprises de contracter au nom de leurs salariés une assurance complémentaire.

Cette réforme patronnée par Marisol Touraine ne sera pas comptabilisée au titre des prélèvements obligatoires : mais cette création d’une nouvelle obligation reviendra au même qu’une augmentation, car elle  aggravera encore le coefficient multiplicateur du coût du travail, alors même qu’on prétend, par ailleurs, l’abaisser.

Jean-Gilles Malliarakis

L’insolent

Written by Arnaud de Brienne

8 octobre 2015 at 8 h 29 min