« Les banques mondiales se préparent à des troubles sans précédent dans les pays occidentaux »

Nous allons, comme prévu, entrer dans une période de fortes turbulences et l’expression est faible. De calamiteux dirigeants et des électeurs abrutis nous ont amené à un point de non retour. Le réveil promet d’être douloureux… (NDLA)

« Toutes les grandes banques savent que la crise du coût de la vie est hors de contrôle »

Nafeez Ahmed présente un rapport sur les institutions financières qui se préparent à l’effondrement social résultant des chocs énergétiques et alimentaires. 

Les banques et les sociétés d’investissement mondiales se préparent à une recrudescence « sans précédent » des troubles civils aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe, alors que la flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires va faire grimper le coût de la vie à des niveaux astronomiques, révèle en exclusivité Byline Times.

L’information provient du responsable d’un « groupe d’institutions financières » – qui fournit de l’expertise et des services de conseil à d’autres banques, compagnies d’assurance et autres institutions financières – dans l’une des plus grandes sociétés d’investissement des États-Unis.

Le cadre supérieur de l’investissement, qui a parlé au Byline Times sous couvert d’anonymat parce que les informations qu’il a révélées sont considérées comme très sensibles, a déclaré que les planificateurs d’urgence des grandes institutions financières estiment que des « niveaux dangereux » d’effondrement social en Occident sont désormais inévitables et imminents. Une flambée de troubles civils devrait se produire à tout moment cette année, mais plus probablement dans les mois à venir, lorsque l’impact de la crise du coût de la vie commencera à saturer la vie de « tout le monde ».

Les classes moyennes aisées auront du mal à se procurer les aliments de base et à payer les factures. Nous prévoyons donc des niveaux dangereux de troubles civils qui pourraient dégénérer en une crise sociale sans précédent.

Le cadre travaille dans une grande entreprise de Wall Street qui est considérée comme une institution financière d’importance systémique par le Conseil de stabilité financière des États-Unis. Il s’agit d’institutions dont le fonctionnement est considéré comme essentiel pour l’économie américaine et dont la défaillance pourrait déclencher une crise financière.

Selon le responsable, les grandes banques du monde entier, y compris aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe occidentale, demandent à leurs cadres supérieurs de commencer à planifier activement la manière dont ils répondront à l’impact des perturbations financières déclenchées par un épisode prolongé de troubles civils. Toutefois, le responsable bancaire n’a pas précisé en quoi consistaient ces mesures de planification, si ce n’est qu’il a fait référence aux tests de résistance pour déterminer l’impact sur les portefeuilles d’investissement.

Alors que l’augmentation des troubles civils dans les pays en développement a été ouvertement discutée par des institutions majeures telles que l’ONU, la Banque mondiale, le FMI et d’autres institutions, c’est la première fois ces dernières années que les attentes d’une épidémie à venir d’effondrement social dans les sociétés occidentales ont été attribuées aux grandes banques et aux sociétés d’investissement.

« Toutes les grandes banques savent que la crise du coût de la vie est hors de contrôle », a déclaré le principal conseiller financier.

« La pandémie était déjà assez grave et a mis en évidence la façon dont certains groupes de personnes allaient être plus touchés, les pauvres, les minorités, etc. Mais la combinaison des chocs énergétiques et alimentaires constitue un point de basculement qui va pousser les sociétés occidentales à bout. Cela aura un impact sur tout le monde. Les classes moyennes aisées auront du mal à se procurer les aliments de base et à payer leurs factures. Nous anticipons donc des niveaux dangereux de troubles civils qui pourraient dégénérer en une crise sociale sans précédent. »

Cet avertissement intervient alors que le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a décrit comment des hausses « apocalyptiques » des prix de l’alimentation et de l’énergie, ainsi qu’un taux d’inflation record depuis 30 ans, entraîneraient un « très gros choc sur les revenus », faisant grimper le chômage et réduisant les dépenses des ménages.

Mais cela ne fait qu’effleurer le problème. Le haut responsable bancaire américain a averti le Byline Times que la crise actuelle était sur le point de plonger le grand public, y compris les classes moyennes, dans une pauvreté grandissante. Pire encore, la boîte à outils économique conventionnelle pour faire face à la volatilité financière était à bout de souffle:

« Il n’y a plus rien dans la boîte à outils du système financier existant. Nous sommes à court d’options. Je ne peux que voir la situation s’aggraver ».

Le fonctionnaire a affirmé qu’il avait été mis au courant de la planification interne de diverses banques lors de conversations avec des collègues de haut rang au cours des dernières semaines.

Les avertissements du fonctionnaire s’inscrivent dans le cadre d’une analyse que j’avais élaborée en 2017 et dans laquelle je soutenais qu’une combinaison de crises énergétique, alimentaire et de la dette similaire à ce que nous avions vu à l’approche du crash financier de 2008 était susceptible de réapparaître dans les années à venir sous une forme plus intense. J’avais prévenu que le système mondial était au milieu d’un processus d’effondrement prolongé, le paradigme actuel, dominé par les combustibles fossiles, s’effondrant dans une spirale de rendements décroissants. Bien que je m’attendais à ce que cette convergence de crise mondiale se produise plus tôt, elle a été retardée par l’impact de la pandémie, qui a temporairement réduit la demande et la consommation mondiale.

Nafeez Ahmed, Bylines.com, le 17 mai 2022

Traduction Arretsurinfo.ch

Olivier Demeunelaere

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CFDT : la cheville ouvrière de Macron.Son soutien à Macron était purement politique

Article de Francis Bergeron paru dans le quotidien Présent du 11 mai 2022

La CFDT se prétend sans inféodation politique. Pourtant, pendant la campagne électorale, elle a pris fait et cause pour Macron lors du second tour de la présidentielle. A peine le président de son choix est-il élu que la même CFDT part en guerre contre Macron sur la retraite à 65 ans Qu’en conclure ? Que le soutien de la CFDT à Macron était dicté par des considérations purement politiques (ce qui est illégal), aucunement sociales.

Drôle de syndicat que cette CFDT. Elle est aujourd’hui le premier syndicat français, avec environ 27 % des voix aux élections professionnelles, devant la CGT (23 %) toujours communiste, même si ce n’est plus la courroie de transmission d’un PC, qui n’est plus non plus le puissant parti stalinien d’après-guerre.

La CFDT, elle, se veut réformiste. Sur le terrain, les élus CFDT ont des sensibilités diverses, pouvant aller du royalisme à l’extrême gauche. Cela n’a pas toujours été le cas : dans la foulée de mai 68, la CFDT s’était radicalisée et avait souvent servi de structure d’accueil pour les militants maoïstes, notamment. Depuis lors les gauchistes ont créé leurs propres structures pseudo-syndicales du type Solidaires. La CFDT s’est donc refait une sorte de virginité, au regard de ses dérives passées, qui ont beaucoup ressemblé aux dérives du progressisme catholique, mouvance dont elle était issue.

Mais lors de cette présidentielle, le syndicat que préside Laurent Berger a multiplié les prises de position politiques de mise en garde « contre l’extrême droite », tout en indiquant que la CFDT ne prendrait pas position à l’égard des autres candidats. Déjà en 2014, il expliquait que le FN était « une tache sur la démocratie ». Drôle de démocratie qui consiste à contester à un tiers du corps électoral la valeur de son vote.

La prise de position de la CFDT en faveur de Macron répondait à des considérations strictement politiques, sans aucun rapport avec la mission d’un syndicat : sur le débat relatif au report de l’âge de la retraite à 65 ans, qui se veut un casus belli pour la CFDT, celle-ci se déclare aujourd’hui « vent debout ». Or la candidate du RN avait inscrit pour sa part dans son programme le retour à la retraite à 60 ans, certes nuancée par la condition d’avoir commencé à travailler avant 20 ans.

« Des objectifs essentiellement politiques »

En bonne logique, Roland Berger aurait dû dire, lors du second tour, qu’« il n’appartient certes pas aux syndicats de prendre des positions politiques, mais que sur la question des retraites, la position de la CFDT rejoignait celle du RN, à l’opposé de celle de Macron ». Non seulement Berger n’a rien dit de ce genre, mais il a occulté sciemment la question des retraites. C’est une fois Macron réélu, que Berger monte au créneau…contre le candidat pour lequel il a fait campagne.

L’attitude de Berger a provoqué quelques remous au sein de sa confédération. D’autres syndicats, comme la CFTC et la CGC, se gardent bien de pratiquer ce genre d’hypocrisie, qui constitue d’ailleurs une entorse grave aux grands principes censés régir les syndicats. La Cour de cassation a eu l’occasion de préciser qu’un syndicat professionnel ne peut pas « poursuivre des objectifs essentiellement politiques ». La CFDT de Berger a franchi, une fois de plus, la ligne jaune.

Quoi qu’on pense de la retraite à 60 ans (revendication assez peu réaliste, économiquement parlant), le mélange des genres entre le politique et le syndical, avec prime au politique, contribue au discrédit des syndicats, malgré leur utilité… sur le plan social, uniquement.

Présent

Simplissime : les contrats d’assurance-vie et de prêts interdisent la vaccination anti-covid

Par Alain Nicolaï

Quand les tricheurs et les mécréants trichent trop, cela se retourne contre eux.

Explication d’Éric Perroud sur une clause essentielle des contrats d’assurance-vie et de prêts :

Pour ceux qui ont souscrit une Assurance Vie, ces contrats stipulent que le signataire ne peut pas participer à des expérimentations médicales, cela est logique, et se comprend très facilement. Comme les assureurs savent pertinemment que les vaccins anti-covid sont encore en phase expérimentale, ils ne verseront rien à vos bénéficiaires. Les contrats de prêts comportent parfois cette clause de non-paiement. Vérifiez.

Deux liens pour expliquer la complexité de la mise en place de ce que l’on nomme Essais cliniques :

De plus, en France les participants à des essais cliniques doivent souscrire une assurance :

Les financiers ont souvent des intérêts dans les assurances et les assureurs dans les banques. Ils sortent du même moule. Ils font partie du même monde.

Les financiers veulent faire des bénéfices en investissant dans les vaccins, et les assureurs profitent de la crise sanitaire, pour ne pas payer les primes de ceux qui sont tombés dans le piège de la vaccination et qui décéderont. L’affaire est apparemment belle, mais seulement en apparence. Sont-ils conscients qu’ils sont en pleine contradiction, en effet, d’un côté ils poussent à la vaccination et de l’autre il est écrit sur les contrats que les bénéficiaires de ceux qui participent à des essais cliniques ne toucheront rien !!!  D’un côté, ils vous vaccinent, et de l’autre par cette clause, ils vous interdisent de vous faire vacciner. Peut-on être plus bête ?!

Actuellement, ils essayent de gérer un tel bazar, qu’ils ne se rendent plus compte des conséquences de leurs décisions et de leurs actes, ils ne se rendent même pas compte qu’ils sont en train de se tuer.

À vouloir gagner sur tous les tableaux, ils vont tout perdre

Nouveau Monde

Fraude sociale : la fin du tabou ?

Résumé :

Jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, la France n’a traversé une telle crise politique, sociale, morale et financière. La pandémie de coronavirus a fini d’achever les finances publiques du pays, conduisant l’État à une incapacité de réagir efficacement dès le début d’une crise majeure.

Charles Prats, magistrat qui fut en charge au niveau national de la coordination de la lutte contre les fraudes fiscales et sociales, nous livre une explication : 5 millions de fantômes bénéficiant indûment des prestations sociales françaises représentant des dizaines de milliards d’euros volés chaque année…

Le juge Prats, en brossant le catalogue des fraudes sociales qui gangrènent notre pays, prononce un réquisitoire cinglant, étayé de documents et rapports d’État édifiants occultés depuis des années : comment  » Abu Allocs « , un des fondateurs belges de Daech en Syrie, est venu s’inscrire frauduleusement à la Sécu en France ; comment nous avons plusieurs centaines de titulaires de cartes Vitale actives âgés de plus de cent-vingt ans ; comment les retraités fantômes à l’étranger nous volent des fortunes ; comment un tiers des 21 millions de personnes nées à l’étranger et immatriculées à la Sécu l’auraient été sur la base de faux documents ; comment, finalement, l’État reconnaîtra du bout des lèvres à l’été 2020 qu’il ne connaît pas l’identité de près de 2,5 millions de bénéficiaires de prestations sociales dans notre pays.
À l’heure des hausses des impôts et taxes imposées à tous les citoyens pour relever la nation, une urgence absolue : reprendre l’argent public de la poche des fraudeurs avant de chercher à en prendre plus dans celle des contribuables français.

Pour mieux comprendre où passent nos cotisations CSG et RDS

Prestations familiales pour les enfants nés à l’étranger entrés en France hors du cadre du regroupement familial

 14e législature

Question écrite n° 08829 de M. Jean-Paul Fournier (Gard – UMP)

publiée dans le JO Sénat du 24/10/2013 – page 3054

M. Jean-Paul Fournier attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les deux arrêts du 5 avril 2013 de la Cour de cassation prenant appui sur deux actes européens entre l’Union européenne d’une part, et la Turquie et l’Algérie d’autre part, ayant pour effet de ne plus conditionner le versement des allocations familiales aux enfants nés à l’étranger à la régularité de l’entrée sur le territoire national notamment au titre du regroupement familial. Ainsi donc, l’accès aux prestations de la branche famille de la sécurité sociale serait ouvert au titre des enfants entrés irrégulièrement en France dont en particulier ceux qui pourraient être issus de la situation polygame du chef de famille incompatible avec la procédure de regroupement familial. Alors que le Gouvernement a choisi de baisser le plafond du quotient familial pour tous nos concitoyens et ceux qui résident régulièrement sur notre sol, il lui demande ce qu’elle entend faire pour limiter l’impact symbolique et financier de cette décision de justice.

Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 05/12/2013 – page 3496

Conformément aux dispositions de l’article L. 512-2 du code de la sécurité sociale, le droit aux prestations familiales est ouvert aux ressortissants étrangers si ces derniers sont en séjour régulier sur le territoire français. Le droit aux prestations familiales prend alors effet à compter de la délivrance du titre de séjour pour le demandeur et de divers justificatifs pour ses enfants à charge, attestant la régularité de leur entrée et de leur séjour sur le territoire français. Le regroupement familial étant la procédure de droit commun pour l’entrée régulière en France des mineurs étrangers, le certificat médical délivré par l’office français de l’immigration et de l’intégration à l’issue de cette procédure prévu par les textes réglementaires constitue, de fait, le justificatif principal demandé par les caisses pour ouvrir le droit aux prestations. Par deux arrêts pris en assemblée plénière le 5 avril 2013, la Cour de cassation a confirmé sa jurisprudence du 3 juin 2011, à savoir la conformité de ces dispositions du code de la sécurité sociale à la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et à la convention internationale des droits de l’enfant. En revanche, la cour de cassation a déclaré incompatibles avec les accords d’association signés entre l’union européenne et la Turquie d’une part, l’Algérie, d’autre part, ces mêmes dispositions relatives au versement des prestations familiales pour les migrants de ces États, titulaires d’un titre de séjour régulier, en ce qu’elles soumettent le bénéfice des prestations familiales, pour leurs enfants nés à l’étranger, à la production d’un document attestant d’une entrée régulière des enfants en France et, en particulier, pour les enfants entrés au titre du regroupement familial, du certificat médical délivré par l’office français de l’intégration et de l’immigration. En effet, ces dispositions instituent une discrimination directement fondée sur la nationalité, interdite par les accords d’association signés entre l’union européenne et les États méditerranéens et qui sont d’effet direct. Il en résulte que ce principe de non-discrimination en matière de sécurité sociale, issu des accords d’association, a vocation à bénéficier au travailleur non-ressortissant d’un État membre à la seule condition qu’il réside ou travaille légalement sur le territoire de cet État membre, et aux membres de sa famille qui résident avec lui. L’estimation du nombre de personnes concernées par cet assouplissement des règles d’octroi des prestations familiales s’avère difficile à réaliser dès lors que les organismes débiteurs de prestations familiales ne disposent pas du nombre de refus motivés par les dispositions en cause et que, en outre, ces refus ne donnent pas lieu systématiquement à un recours.

 http://www.senat.fr/questions/base/2013/qSEQ131008829.html

Qui faisait « la chose » avec Denis Gautier-Sauvagnac ?

Jusqu’au bout, Denis Gautier-Sauvagnac qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris, le mercredi 10 octobre dernier pour abus de confiance et travail dissimulé aura tu les noms des heureux bénéficiaires des largesses de l’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie (UIMM) envers des responsables syndicaux de haut niveau. Mais hormis le juge, et encore, quelqu’un souhaitait-il réellement que le prodigue mécène se mette à table et balance les noms des syndicalistes peu scrupuleux ?

Au milieu des années 90, alors qu’il allait recevoir son titre de délégué général de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac avait appris l’existence d’une importante caisse noire destinée à « encourager certaines personnes du monde social« , encouragement se limitant dans les faits à la remise discrète d’importantes sommes d’argent en liquide dans des enveloppes ou sans doute des mallettes, selon les sommes en question. Il s’agissait notamment de « fluidifier le dialogue social » comme il a été révélé à l’époque de la révélation du scandale. Qu’en termes galants ces choses là sont dites, alors qu’il ne s’agit ni plus ni moins que de pratiques mafieuses d’extorsions de fonds en échange d’une moindre agitation sociale ou d’une annulation de grève ou l’autre. Cela s’appelle du racket ou, en français, du chantage, si journalistes et hommes politiques ne craignaient pas de nommer les choses pour ce qu’elles sont au lieu de se complaire dans un langage tiédasse à force d’être édulcoré.

Le premier des corrompus que reçut Gautier-Sauvagnac lui lança à brûle-pourpoint : « C’est donc vous, Monsieur, que l’on vient voir désormais pour la chose ».  Rassurez-vous, « la chose », ce n’est pas ce que vous pensez et le sieur Gautier-Sauvagnac ne s’adonnait apparemment point à la bagatelle avec les peu scrupuleux présumés défenseurs des salariés. Point de pieds au mur, ni levrette ou de brouette… Seule la position du Kamasutra dite « l’offrande secrète » pourrait prêter à confusion, mais rassurez-vous il n’en est rien. En fait « la chose » consistait à soulager la bourse de l’UIMM de quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros – entre 30 000 et 100 000 euros par semaine, quand même… -, en petites coupures au profit de syndicalistes faisant miroiter en échange un climat social plus serein et la perspective de quelques signatures d’accords concédées à l’issue de simulacres de débats et confrontations. Les interlocuteurs pratiquaient sans doute leurs petites cochonneries dans de discrets bureaux à moins que ce ne soit dans des endroits publics. Sur ces précisions aussi, Gautier-Sauvagnac est demeuré d’une discrétion de violette.

Bourré de scrupules, Denis Gautier-Sauvagnac a déclaré au cours de l’audience : « Je souhaiterais alléger le fardeau de ma conscience qui pèse depuis six ans sur mes épaules. Si je m’en suis abstenu et si je continue à m’en abstenir (de donner des noms.NDLA), c’est pour ne pas impliquer dans cette affaire des organisations qui participent à notre vie sociale, avec le désordre qui en découlerait. Des personnes honorables (sic) seraient ainsi désignées à la vindicte publique. Donner des noms, alors que pendant quinze ans, j’ai travaillé à la paix sociale de notre pays, noué des relations de confiance avec des interlocuteurs de tous bords, ne serait conforme ni à mes traditions, ni à mes valeurs…. « .

Les valeurs de Monsieur Gautier-Sauvagnac se seront quand même élevées à près de 18 millions d’euros retirés en espèces et sans aucun contrôle de qui que ce soit, entre l’année 2000 et 2007 – ce qui représente un fameux nombre de valises ! – au profit de ses indélicats correspondants.

Le grand tabou du débat sur les retraites

Rediffusion d’un article publié sur ce blog le 17 juin 2010

Dans le débat actuel sur les retraites, non seulement on ne nous dit pas tout mais on passe à côté de l’essentiel. De généreux politiciens nous expliquent doctement qu’en raison d’un allongement de l’espérance de vie et de son corollaire, la déséquilibre financier des caisses de retraite, il va falloir travailler plus longtemps. Jusque-là, logique et certitudes arithmétiques semblent parfaitement respectées et il apparaît difficile de les contester. Mais ces braves gens omettent de nous expliquer comment et dans quelles entreprises il nous faudra rajouter ces années de cotisation puisque, en France, seuls 38 % des hommes et des femmes de plus de 50 ans sont en situation de travail (source gouvernementale). La France se situe sur ce sujet en queue de peloton de l’Europe, au 18ème rang pour être précis. Et à 58, 59 ou 60 ans, combien sont-ils encore à travailler ? Donc, on nous explique qu’il va falloir travailler au-delà de 60 ans alors que 62% des hommes et femmes ne sont déjà plus dans le circuit de l’emploi à 50 ans ! Quelle hypocrisie !

Qui travaille encore à 60 ans, hormis les hommes politiques, certains travailleurs indépendants, fonctionnaires, professions libérales et chefs d’entreprises ? Côté salariés du privé, quel pourcentage de salariés sont encore en activité à 60 ans, exceptés les représentants du personnel ? Loin des théories, chacun peut réfléchir à cette question en considérant simplement l’exemple de son proche entourage familial, relationnel et amical. Surprenant, n’est-ce pas ? C’est cela le grand absent, le grand tabou du débat sur les retraites.

Cela signifie surtout que 62 % des salariés subissent déjà aujourd’hui des retraites incomplètes, voire très incomplètes, et que reculer l’âge des retraites revient à diminuer encore, mécaniquement, le montant de ces retraites puisqu’il manquera encore davantage d’annuités aux salariés. Qui vous en parle ? Qui vous dit réellement que le recul de l’âge de la retraite ne signifie pas travailler plus longtemps dans des entreprises qui n’embauchent plus après 40 ans, mais tout simplement se retrouver avec une retraite encore plus amputée ? Car travailler plus longtemps, peut-être, mais où ? Dans quelle entreprise ?

C’est le grand tabou des négociations actuelles dans lesquelles chacun feint d’oublier cette donnée fondamentale pour faire semblant de croire à un rééquilibrage arithmétique des caisses de retraite par un allongement de la durée de cotisation. Rééquilibrage partiel il y aura sans doute mais ce sera par l’abaissement drastique du montant des pensions.

Le grand tabou du débat sur les retraites

Dans le débat actuel sur les retraites, non seulement on ne nous dit pas tout mais on passe à côté de l’essentiel. De généreux politiciens nous expliquent doctement qu’en raison d’un allongement de l’espérance de vie et de son corollaire, la déséquilibre financier des caisses de retraite, il va falloir travailler plus longtemps. Jusque-là, logique et certitudes arithmétiques semblent parfaitement respectées et il apparaît difficile de les contester. Mais ces braves gens omettent de nous expliquer comment et dans quelles entreprises il nous faudra rajouter ces années de cotisation puisque, en France, seuls 38 % des hommes et des femmes de plus de 50 ans sont en situation de travail (source gouvernementale). La France se situe sur ce sujet en queue de peloton de l’Europe, au 18ème rang pour être précis. Et à 58, 59 ou 60 ans, combien sont-ils encore à travailler ? Donc, on nous explique qu’il va falloir travailler au-delà de 60 ans alors que 62% des hommes et femmes ne sont déjà plus dans le circuit de l’emploi à 50 ans ! Quelle hypocrisie !

Qui travaille encore à 60 ans, hormis les hommes politiques, certains travailleurs indépendants, fonctionnaires, professions libérales et chefs d’entreprises ? Côté salariés du privé, quel pourcentage de salariés sont encore en activité à 60 ans, exceptés les représentants du personnel ? Loin des théories, chacun peut réfléchir à cette question en considérant simplement l’exemple de son proche entourage familial, relationnel et amical. Surprenant, n’est-ce pas ? C’est cela le grand absent, le grand tabou du débat sur les retraites.

Cela signifie surtout que 62 % des salariés subissent déjà aujourd’hui des retraites incomplètes, voire très incomplètes, et que reculer l’âge des retraites revient à diminuer encore, mécaniquement, le montant de ces retraites puisqu’il manquera encore davantage d’annuités aux salariés. Qui vous en parle ? Qui vous dit réellement que le recul de l’âge de la retraite ne signifie pas travailler plus longtemps dans des entreprises qui n’embauchent plus après 40 ans, mais tout simplement se retrouver avec une retraite encore plus amputée ? Car travailler plus longtemps, peut-être, mais où ? Dans quelle entreprise ?
 
C’est le grand tabou des négociations actuelles dans lesquelles chacun feint d’oublier cette donnée fondamentale pour faire semblant de croire à un rééquilibrage arithmétique des caisses de retraite par un allongement de la durée de cotisation. Rééquilibrage partiel il y aura sans doute mais ce sera par l’abaissement drastique du montant des pensions.